Financement participatif : comment ça marche ?

À la fin des années 2000, les plateformes de crowdfunding ont commencé à émerger en France et dans le monde. En 2016, plus de 21 000 projets culturels, solidaires ou entrepreneuriaux ont été financés directement par les citoyens.

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Depuis la nuit des temps, les particuliers s’assemblent pour financer des projets auxquels ils croient. C’est par exemple le cas de la Statue de la Liberté, offerte par des milliers de Français aux États-Unis ! Avec l'avènement d’Internet, cette pratique a véritablement pris son envol. Ouvrir une boulangerie, autoéditer sa BD, financer son projet citoyen ou encore… sa campagne électorale, comme l’a fait Barack Obama en 2012 : le crowdfunding permet de financer une grande diversité de projets. D’un côté, nous retrouvons des porteurs de projet qui lancent une collecte en ligne sur un site de crowdfunding et de l’autre, des contributeurs qui donnent, prêtent ou investissent. Trois mécanismes sont principalement utilisés pour lever des fonds en financement participatif.

Crowdfunding en don avec ou sans contrepartie

Un porteur de projet lance une campagne, via une page projet dédiée, et les citoyens peuvent y contribuer par le biais d’un don. Pour réussir sa collecte, le porteur de projet doit atteindre à minima l'objectif financier qu'il s'est fixé en amont du lancement, dans un temps imparti. En échange, le porteur de projet peut remercier ses contributeurs grâce à des contreparties, qui diffèrent selon le montant de la contribution. Vous avez un projet créatif, innovant ou solidaire ? Alors le crowdfunding sous forme de don est particulièrement adapté ! Sur la plateforme KissKissBankBank, filiale du groupe La Banque Postale, ce sont déjà plus de 16 450 projets qui ont pu voir le jour grâce à 70 millions d’euros donnés. Près de 100 projets ont d'ailleurs reçu un " coup de coeur La Banque Postale ". Aujourd’hui, le site réunit plus d’1,3 million de citoyens.

Crowdfunding via le prêt rémunéré

Le prêt participatif est particulièrement adapté aux entreprises en développement : TPE/PME, franchises, développeurs ENR (Energies Renouvelables), promoteurs immobilier… Comme pour le crowdfunding sous forme de don, le porteur de projet doit collecter les fonds dans un temps imparti. Les particuliers investissent dans l'économie réelle, en échange d’intérêts financiers, avec des échéances de remboursement fixes. Prêter de l’argent à une entreprise présente cependant un risque de perte en capital : il est donc important de diversifier ses placements. Sur le site LENDOPOLIS, filiale du groupe La Banque Postale, ce sont déjà plus de 13 millions d’euros qui ont permis à près de 180 entreprises de se développer, d’embaucher de nouveaux salariés, d’innover…

Crowdequity via l’investissement

Sur les sites de crowdequity, les internautes investissent directement dans des entreprises en création ou en développement (comme des startups, par exemple) et en deviennent actionnaires. Les dividendes reversés à chaque investisseur dépendent des bénéfices de l’entreprise.

À très vite, pour en découvrir plus sur la finance participative !

Le marché du crowdfunding se développe un peu plus chaque année et les sommes collectées sont de plus en plus importante. Alors, pour éviter, au maximum, les mauvaises surprises, la France a décidé d’encadrer les choses, notamment par l'ordonnance n° 2014-559 du 30 mai 2014 relative au financement participatif. C’est le premier pays à légiférer sur le sujet.

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