Article

Tout savoir sur les assurances santé pour les étudiants à l'étranger

Vous en rêviez depuis longtemps : dans les toutes prochaines semaines, vous partez étudier à l’étranger ! L’occasion de découvrir une nouvelle culture et de vous construire des souvenirs pour la vie... A condition de bénéficier d’une bonne couverture santé.

  • #santé
  • #études
Lecture 3 min

Dans le monde d’avant, celui où la pandémie de coronavirus ne chamboulait pas profondément notre quotidien, 90 000 étudiants[1] quittaient chaque année la France pour s’expatrier quelques semaines, voire plusieurs mois, à l'étranger.

Demain, lorsque tout redeviendra normal, ils pourront de nouveau partir à l’aventure. En attendant, on vous dit comment organiser votre voyage.

Quelles démarches effectuer pour être couvert en Europe ?

Si vous partez étudier dans l’un des 27 pays de l’union européenne, mais aussi en Islande, en Suisse, au Liechtenstein ou en Norvège, pensez à demander la carte européenne d’assurance maladie (CEAM) auprès de votre mutuelle étudiante ou directement en ligne sur le site Ameli.fr.

Gratuite et valable 2 ans, elle vous permettra d'attester de vos droits à l'assurance maladie et de bénéficier d'une prise en charge sur place de vos soins médicaux selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de votre séjour. 

De retour en France, si certains soins ne vous ont pas été remboursés, il vous suffira de présenter les factures à l’assurance maladie pour bénéficier des remboursements prévus par la Sécurité sociale.

Quelles démarches effectuer pour bénéficier d’une protection hors d’Europe ?

Si vous êtes inscrit dans une université française et partez à l’étranger, alors vous êtes affilié à la Sécurité sociale étudiante française qui vous remboursera, entre autres, vos éventuelles visites chez un médecin sur la base des tarifs français.

En revanche, si vous êtes inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur étranger, vous n’êtes pas rattaché au régime français. Pour être couvert, vous devez donc vous inscrire auprès de la Sécurité sociale étudiante du pays.

Pour savoir comment vos soins pourront être pris en charge lors de votre voyage, renseignez-vous rapidement auprès de votre caisse d’assurance maladie ou du Centre des liaisons européennes et internationales de sécurité sociale (Cleiss).

Autre possibilité : adhérer à la Caisse des Français de l’étranger (CFE) qui remboursera vos frais de santé et autres visites chez un médecin en fonction du pays dans lequel vous serez soigné. La base de remboursement sera appliquée soit en taux, soit en forfait de la facture réelle. Un système qui vous permettra d’être remboursé au plus juste, les frais de santé étant très différents d'un pays à l'autre. Pour en savoir plus sur la protection proposée par la CFE, rendez-vous ici.

Quelles démarches effectuer pour être couvert au Québec et en Andorre ?

Si le rapport entre la Belle Province et la micro principauté ne vous saute pas immédiatement aux yeux, sachez pourtant qu’elles sont toutes les deux signataires avec la France d’une convention de sécurité sociale prévoyant la prise en charge des soins étudiants

Vous êtes inscrit dans une université française et vous effectuez une partie de vos études au Québec (dans le cadre d’un échange) ?

Avant votre départ, demandez à votre caisse d'Assurance Maladie le formulaire SE 401-Q-106 ou téléchargez le ici.

Ce formulaire atteste que vous êtes assuré du régime de Sécurité sociale en France. Vous n'avez donc pas besoin d'adhérer au régime étudiant de sécurité sociale du Québec.

À votre arrivée au Québec, inscrivez-vous auprès de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) en présentant ce formulaire. Vous pourrez ainsi bénéficier sur place de la prise en charge de vos soins médicaux et autres visites chez un médecin par la RAMQ pour le compte de la France, sans avoir à envoyer des demandes de remboursement en France durant votre séjour.

Vous êtes inscrit dans une université québécoise ?

Avant votre départ, demandez à votre caisse d'Assurance Maladie le formulaire SE 401-Q-102 ou téléchargez le ici.

Ce formulaire atteste que vous êtes assuré au régime de sécurité sociale en France. Vous n'avez donc pas besoin d'adhérer au régime étudiant de sécurité sociale du Québec.

À votre arrivée au Québec ; inscrivez-vous auprès de la Régie de l'assurance maladie du Québec (RAMQ) en
présentant ce formulaire ainsi que :

  • Le certificat d'acceptation pour études, délivré par le ministère québécois des relations avec les citoyens et de l'immigration ;
  • Une pièce d'identité attestant de votre nationalité française ;
  • L'attestation de votre inscription dans une université québécoise.

Vous pourrez ainsi bénéficier sur place de la prise en charge de vos soins médicaux et autres visites chez un médecin par la RAMQ, sans avoir à envoyer des demandes de remboursement en France durant votre séjour.

Vous partez étudier en Andorre ?

Comme vous êtes assuré du régime français de sécurité sociale, vous pouvez bénéficier de la prise en charge de vos soins médicaux pendant la durée de vos études en Andorre.

Avant votre départ ; demandez à votre caisse d’assurance maladie le formulaire SE130-04 ou téléchargez le ici.

À votre arrivée en Andorre, présentez-le auprès de la Caisse Andorrane de Sécurité sociale qui pourra ainsi prendre en charge vos soins sur place sans avoir à envoyer des demandes de remboursement en France durant votre séjour.

Comment suis-je couvert lors d’un stage à l’étranger ?

Si votre stage se déroule en Europe avec une convention de stage, vous pourrez bénéficier des mêmes droits que les étudiants grâce à la carte européenne d’assurance maladie.

Si vous réalisez un stage hors Europe, seuls les soins urgents vous seront remboursés. En gardant les justificatifs de soins, vous pourrez éventuellement vous faire rembourser par votre mutuelle étudiante.

Études à l’étranger : faut-il souscrire une complémentaire santé ?

Aux États-Unis, « la douloureuse » n'a jamais aussi bien porté son nom : après un accident de vélo en 2018, une Américaine a été emmenée aux urgences de l'hôpital public de San Francisco pour y être soignée. Quelques mois plus tard, elle a reçu la facture : 20 000 dollars (17 500 euros) pour un bras cassé[1]...

Si vous pensez qu’il s’agit là d’un cas exceptionnel, détrompez-vous : une étude du Centre National de soins à l’étranger montre que la réputation onéreuse en termes de soins de santé de certains pays tels que les États-Unis, le Canada, Singapour, mais aussi de manière un peu plus surprenante le Mexique, le Brésil ou encore la Chine est tout sauf une légende.

Voilà pourquoi, il est vivement conseillé de souscrire une complémentaire santé lorsque l’on part étudier à l’étranger.

Quelle complémentaire santé choisir ?

Avant toutes choses, choisissez en une valable à l’international...

Si vous en avez déjà une et qu’elle vous couvre à l’international, prévenez-la simplement de votre départ en précisant la formation, la destination et la durée. Il est possible que vous deviez souscrire une complémentaire spécifique pour l’étranger, pour la durée de votre séjour. Elle viendra en supplément des remboursements reçus de la Sécurité sociale du pays.

Notez par ailleurs que certaines mutuelles étudiantes vous proposent une couverture double (en France et à l’étranger), en ajustant le prix de la cotisation en fonction des mois passés en France et à l’étranger. En revanche, vous n’aurez le plus souvent pas le choix du niveau de remboursement de vos soins en France.

Si votre séjour se déroule hors de l’Union européenne, comparez les offres des assureurs spécialisés dans les séjours à l’étranger qui vous apporteront une couverture plus adaptée. Pensez également à vous renseigner sur les assistances rapatriement.

Découvrez l’Assurance Santé Formule Jeunes de La Banque Postale

Vous êtes titulaire d’une carte de crédit ?

Certaines d’entre elles vous permettent de bénéficier d’une assurance santé à l’étranger ainsi que d’une assistance rapatriement. Les garanties varient en fonction du type de carte et de la banque émettrice. Pensez à interroger votre banque avant votre départ pour connaitre les conditions de prise en charge médicale.

Articles associés

Solutions associées