Une forme plus immatérielle de transmission
Plus immatérielle, cette forme de transmission n’en est pas moins riche. Déjà, un certain nombre de personnes âgées ont choisi de prendre la plume – ou le clavier – pour raconter les petites et grandes anecdotes de leur vie. Et pour ceux qui ne s’en sentent pas capables, ou qui veulent être épaulés dans ce projet, il existe des « biographes familiaux » auxquels il est possible de faire appel. Celui qui a inventé ce métier – et même obtenu un prix de la Fondation Vivendi pour cela – s’appelle Guillaume Moingeon. Installé en Bretagne, cet ancien journaliste fédère aujourd’hui le réseau NPI (Nègres pour inconnus) qui regroupe une soixantaine de biographes familiaux répartis dans toute la France. Tous se sont engagés à respecter une charte de déontologie qui exige, entre autres, que le narrateur paye ce travail à la séance et non pas au forfait, recevant à chaque fois les écrits correspondants.
Ça coûte combien ?
Au total, pour livrer ses souvenirs, il faut compter entre dix et quinze séances de travail, soit environ 2 500 €. Ensuite, il est possible de faire éditer le livre chez un imprimeur spécialiste des petits tirages. Il faut compter environ 500 € supplémentaires pour la mise en page et l’impression d’une vingtaine d’exemplaires.