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Prévoir, c'est avant tout s'assurer

Prenez dix minutes pour faire un bilan de votre protection familiale en cas de gros coup dur. De quoi comprendre que face au décès ou à l’invalidité, la réponse n’est pas uniquement l’épargne mais l’assurance. Explications.

  • #prévoyance
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La bonne question

Quelles seraient les conséquences financières pour vous et vos proches si vous décédiez ou deveniez invalide ? Cette question perturbe mais nous sommes tous concernés, détenteurs d’un patrimoine ou non. Au premier rang les jeunes familles en construction, plus encore avec des enfants à charge. Cependant dans tous les cas, en cas de décès ou d’invalidité, votre famille devra faire face à des charges financières quasiment identiques (loyers, crédits, charges courantes…) alors que ses revenus auront diminué. Vous vous croyez à l’abri ? Sachez qu’en France, 15 % des décès ont lieux avant 65 ans*$ et on dénombre près d’un million de personnes recevant une pension d’invalidité*$. De quoi réfléchir.

  • Source Insee. En 2020, 667 500 personnes sont décédées : 567 992 étaient âgées de 65 ans ou plus, 99 508 de moins de 65 ans.

  • Source Sécurité Sociale. En 2021, le nombre de pensionnés d’invalidité de droits propres (avant ouverture des droits à retraite), tous régimes confondus, est estimé à 909 000.

L’insuffisance des couvertures publiques

En France, il existe des aides publiques en cas de décès ou d'invalidité. Par exemple, la Sécurité sociale verse aux ayants droit d’un salarié décédé un capital de 3 910 euros (montant 2024). Une somme portée à 9 273 euros pour les non-salariés mais attribuée sous conditions de ressources. Quant aux fonctionnaires décédés avant l’âge légal du départ à la retraite (pour les décès depuis 2021), ses ayants droit perçoivent sa dernière rémunération annuelle (indemnités comprises). Est-ce suffisant ? Probablement pas. En fonction de votre niveau de vie, dans le cas où vos enfants font ou feront des études supérieures... ces aides ne permettront pas de couvrir les différentes dépenses du quotidien.

Et dans mon entreprise ?

C’est variable. Le régime de prévoyance mis en place dans l'entreprise varie en fonction de la Convention Collective dont elle dépend. Le capital décès correspond la plupart du temps à un pourcentage du salaire annuel brut et est majoré en fonction de la situation familiale du salarié (conjoint et/ou enfant(s) à charge). Il existe également des rentes éducation et de conjoint dans certains cas. Au-delà de la Convention Collective, l'entreprise peut prévoir un régime de prévoyance plus favorable. Il convient donc de se renseigner auprès du service des Ressources Humaines. À noter également que les garanties et indemnités peuvent varier en fonction du statut du salarié (suivant s’il a un statut de cadre ou non).

L’épargne, une fausse solution complémentaire

Que faire alors pour protéger les siens ? Épargner pour constituer un capital est le réflexe premier. C’est pourtant une fausse bonne idée, qui ne permettra pas de constituer un capital suffisant avant de nombreuses années.

Illustration : si vous versez 100 euros par mois dans un placement rapportant 3 % par an, vous aurez accumulé 22 624 euros au bout de 15 années. Suffisant ? Vous l’avez compris, l’enjeu n’est pas de disposer de quelques milliers d’euros pour payer les funérailles ou les droits de succession, il est de disposer d'un capital qui permettra d'assurer le niveau de vie de votre famille en cas de décès et d'invalidité.

La réponse : l’assurance décès

La souscription d’un contrat d’assurance spécifique à savoir une assurance décès et invalidité va donc protéger votre famille. De quoi s’agit-il ? Cette assurance permet le versement d’un capital à vos proches en cas de décès prématuré ou d’invalidité définitive. Son montant ? Vous en décidez à la souscription et le modulez si besoin par la suite. Il convient de faire un bilan avec votre conseiller pour définir le montant en fonction de votre épargne, de votre niveau de vie et de votre situation familiale. Le coût de cette assurance sera adapté en fonction du capital et de votre âge à la souscription. Et si votre situation évolue vous pouvez modifier le niveau de capital. Même s'il s'agit de cotisations à fonds perdus, l'assurance décès permet d'envisager l'avenir sereinement pour ses proches.

Pour aller plus loin

Concernant le financement et l'organisation de vos obsèques, vous pouvez également souscrire une assurance dédiée en complément d'une assurance décès.

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