La dette française, principalement via les Obligations Assimilables du Trésor (OAT), offre, dans le contexte actuel, un équilibre attractif, selon nous, entre sécurité, liquidité et rendements élevés sur 10 ans, comparativement à des classes d’actifs plus risquées comme les actions, les obligations à haut rendement ou l’immobilier.
Les investisseurs patrimoniaux peuvent y accéder en direct (sur le marché secondaire, c’est-à-dire des OAT déjà émises), ou indirectement (via l’assurance-vie, les fonds ou les ETF).
Cependant, certains risques – déficits publics, incertitudes électorales, tensions géopolitiques – peuvent accroître la volatilité des taux longs français.
Quelles options pour tirer parti de ces rendements ?
La gestion obligataire traditionnelle
La performance d’une obligation résulte du paiement d’un coupon annuel et/ou de la réalisation d’une plus-value, appréciation de son cours.
La gestion obligataire classique vise à battre un indice d’obligations souveraines, dont la performance dépend des mouvements de taux et du risque des émetteurs.
Les principaux indices incluent environ 25 % d’OAT, le reste étant composé d’obligations des autres pays de la zone euro.
Pour bénéficier pleinement des taux français, une alternative consiste à acheter des OAT en direct sur le marché secondaire. Bien que les frais et le montant à investir puissent être significatifs pour les particuliers, le capital est remboursé à l’échéance (hors défaut de l’État).
Les points clés à retenir
- Les taux actuels permettent de sécuriser des revenus réguliers via les coupons.
- Diversifier les maturités pour lisser les rendements et réduire le risque de taux.
- Attention au risque de volatilité des taux : si ceux-ci montent encore, la valeur des obligations existantes baisse, les investisseurs préférant les obligations à plus fortes rémunérations (relation inverse taux/prix).
Les investisseurs doivent anticiper ce risque, surtout sur des maturités longues.
La gestion structurée
Les fonds à formule permettent à la fois de limiter ce risque et de chercher à tirer parti des taux élevés des OAT, avec garantie en capital si les parts sont conservées jusqu’à l’échéance.
Principe :
- Investissement dans des fonds offrant un taux proche de celui des OAT 10 ans.
- La performance supplémentaire reviendra aux porteurs du fonds, sous réserve que la condition de la formule soit remplie.
- Certaines formules misent sur la hausse des taux, d’autres sur une hausse plus modérée, d’autres enfin sur une baisse.
- Dans tous les cas, le capital est généralement garanti ou protégé partiellement à l’échéance, voire même à des échéances intermédiaires en plus pour certains fonds.
Cette approche convient aux investisseurs souhaitant limiter les pertes tout en profitant de l’attractivité des taux élevés des OAT.
Pour résumer
Ces deux stratégies – obligataire classique et structurée – sont complémentaires :
- La première offre un cadre clair et stable pour des investisseurs à profil prudent, avec une bonne connaissance des marchés.
- La seconde, adaptée au contexte actuel, propose une garantie du capital, tout en offrant un rendement potentiellement intéressant si les taux des OAT évoluent conformément à la formule du fonds. Dans certains cas particulièrement désirables, elle peut même verser des gains à des dates intermédiaires, sans devoir attendre la période de détention minimale de 8 ans d’un contrat d’assurance-vie ou la durée de vie de 10 ans d’une OAT classique.
Ensemble, elles permettent à LBP AM de proposer une gamme adaptée aux différents objectifs et niveaux de risque.