Derrière les projets qu’elle soutient, la Fondation Groupe LBP AM défend une certaine idée du mécénat : un engagement inscrit dans le temps, attentif aux besoins exprimés sur le terrain et adossé à un processus de sélection rigoureux. Éducation, insertion, santé mentale, accès à la culture : autant de champs d’intervention qui traduisent une volonté de concentrer les moyens là où ils peuvent produire des effets concrets. Cécile Jouenne-Lanne, Déléguée générale de la Fondation, revient sur son fonctionnement et sur les structures qui seront accompagnées ces trois prochaines années.
Pouvez-vous nous rappeler la vocation de la Fondation Groupe LBP AM et la manière dont elle sélectionne les associations qu’elle accompagne ?
La Fondation Groupe LBP AM fête cette année ses vingt ans, elle résulte de la transformation de la Fondation Financière de l’Échiquier, née en 2005. Depuis sa création, elle soutient des projets d’intérêt général dans trois champs d’action : l’éducation, l’insertion socio-professionnelle des jeunes, notamment les plus éloignés de l’emploi, et la santé, notamment la santé mentale.
Elle a plusieurs spécificités. Historiquement, son financement repose sur le reversement d’une partie des frais de gestion de fonds, un modèle qui a très tôt permis de créer un lien direct entre activité économique et mécénat. La Fondation agit aussi à deux niveaux : en soutenant des projets portés par des associations, mais également en pilotant un programme qu’elle a créé, la Maison des Jeunes Talents, dédiée à l’égalité des chances.
Aux côtés des trois comités d’engagement historiques, un par domaine d’intervention de la Fondation, un comité ad hoc, le comité d’engagement “Fonds de partage” a été mis en place. Créé pour flécher les sommes issues du reversement d’une partie des frais de gestion de deux fonds du groupe (Tocqueville Silver Age SRI et LBPAM ISR Actions France), ce comité associe des représentants de LBP AM, de La Banque Postale et un expert externe. C’est dans ce cadre qu’ont été retenus les trois projets soutenus en 2026, la Fondation restant ensuite chargée d’allouer les financements aux structures choisies et d’en suivre la mise en œuvre.
Ce nouveau Comité d’Engagement “Fonds de partage” vient de retenir trois structures. Qu’est-ce qui a motivé le choix du Rire Médecin, de l’Association française des Aidants et du Fonds de dotation du Louvre ?
Ces trois choix s’inscrivent dans la continuité des priorités de la Fondation, tout en ouvrant son action à des projets d’ampleur plus importante. Les soutiens décidés dans le cadre de ce comité spécifique devraient en effet représenter environ une centaine de milliers d’euros par projet sur trois ans, soit un niveau supérieur aux enveloppes habituellement accordées.
L’Association française des Aidants a été retenue pour le développement des Cafés des Aidants, des espaces d’échanges destinés à accompagner les proches aidants partout en France. Pour la Fondation, ce projet répond à un enjeu de société majeur, à la croisée de la solidarité, du vieillissement de la population et de la santé mentale.
Le choix du Rire Médecin traduit lui aussi l’attention portée à la santé mentale et à l’accompagnement des plus fragiles. Le projet soutenu porte sur les interventions auprès d’enfants hospitalisés à domicile, souvent confrontés à des pathologies lourdes, parfois en fin de vie. La Fondation a été sensible à cette démarche, menée au plus près des enfants, de leurs familles et des équipes soignantes.
Enfin, le Fonds de dotation du Louvre a été retenu pour son programme d’accès à la culture destiné aux jeunes qui en sont éloignés, socialement ou géographiquement. Les jeunes sont invités à devenir acteurs de leur découverte artistique, notamment à travers des projets construits avec les collectivités locales qui leur donnent la possibilité de se mettre dans la peau d’un conservateur de musée concevant une exposition.
En quoi ces trois associations incarnent-elles les priorités et les valeurs que la Fondation souhaite défendre à travers ses actions de mécénat ?
Ces projets ne constituent pas un changement de cap, mais bien une prolongation de ce qu’elle défend déjà. Tous répondent à des enjeux qu’elle accompagne de longue date : l’attention portée à la jeunesse, la lutte contre les fragilités, l’accès aux droits, à la culture ou à un accompagnement adapté.
L’ancrage territorial a également été un critère de sélection. Les Cafés des Aidants peuvent être déployés largement sur le territoire, tout comme le programme porté par le Fonds de dotation du Louvre. Cette dimension fait écho à notre volonté de soutenir des actions capables de toucher des publics de différents territoires. Le projet du Rire Médecin, lui, repose sur une intervention plus localisée, de par son organisation, mais avec un suivi dans la durée particulièrement fort.
Par ailleurs, ce Comité d’Engagement a été conçu spécifiquement autour des fonds de partage distribués notamment par La Banque Postale, afin de pouvoir flécher les ressources vers des projets dans lesquels les clients puissent se reconnaître.
Au-delà du soutien financier, la Fondation prévoit-elle d’autres formes d’accompagnement ?
La valorisation des actions soutenues fait partie intégrante de l’accompagnement envisagé. Elle se traduira d’abord par une communication interne, auprès des équipes du groupe LBP AM et de La Banque Postale, puis par des prises de parole externes.
La Fondation entend également mettre en lumière, dans la durée, les résultats concrets des associations accompagnées. Autrement dit, au-delà du seul financement, il s’agit de faire connaître les actions menées et leur impact, au fil de l’avancement des projets. Pour cela, il faudra donc faire preuve d’un peu de patience.
Pour en savoir plus, consultez votre conseiller !
Ce document a été réalisé dans un but d'information uniquement et ne constitue ni une offre ou une sollicitation, ni une recommandation personnalisée au sens de l'article D321-1 du Code Monétaire et Financier ni une fourniture de recherche, au sens de l’article 314-21 du Règlement Général de l’AMF, ni une analyse financière, au sens de l’article 3, 1°, 35) du règlement UE n°596/2014 du 16 avril 2014 sur les abus de marché (MAR), en vue de la souscription des OPC de LBPAM. Ce document ne constitue pas non plus un conseil ou avis juridique ou fiscal. Tout investissement comprend des risques, y compris un risque de perte en capital. Les investissements en actifs privés comportent des risques, notamment des risques de liquidité et un risque accru de difficultés financières avec une perte importante de valeur.
Ce document a été réalisé sur des informations et opinions que LBP AM considère comme fiables. Les éléments d’information, opinions et données qui y figurent sont considérés par LBP AM comme fondés ou justifiés au jour de leur établissement en fonction du contexte économique, financier, boursier et réglementaire du moment et reflètent l’analyse, au jour de la publication du présent document, de LBP AM sur les marchés concernés et leur possible évolution.
Ce document n'est ni reproductible, ni transmissible, en totalité ou en partie, sans l’autorisation préalable écrite de LBP AM, laquelle ne saurait être tenue pour responsable de l’utilisation qui pourrait être faite du document par un tiers. Il ne peut pas être utilisé dans un autre but que celui pour lequel il a été conçu.
LBP AM, SA à Directoire et Conseil de surveillance au capital de 12.138.931,20 euros, immatriculée au RCS de Paris sous le numéro 879 553 857 - 36, Quai Henri IV 75004 Paris Société de gestion agréée par l’AMF sous le n° GP-20000031, Code APE 6630Z - N° TVA Intracommunautaire : FR 71 879 553 857
La Banque Postale – S.A. à Directoire et Conseil de Surveillance - Capital Social 6 585 350 218 € - 115 rue de Sèvres 75275 Paris CEDEX 06 - RCS Paris 421 100 645 - IDU EMP FR231771_01UJPN. ORIAS n°07 023 424