Le commerce, cœur battant des territoires

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Le commerce, en France, représente 830 000 entreprises et plus de 2 000 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Secteur clé de l’économie française, le commerce a été passé au crible par le Conseil du commerce de France et le réseau des CCI. Chiffres clés, enjeux et perspectives : qui sont les commerçants et quelles sont leurs priorités pour 2026 ?

En France, le commerce représente 830 000 entreprises, dont plus de la moitié sont des commerces de détail. Autrement dit, en France, plus d’une entreprise sur cinq relève du commerce. Pilier de l’économie, il totalise 2 011 milliards d’euros de chiffre d’affaires HT — un niveau comparable à celui de l’ensemble des services — et emploie 3,4 millions de salariés (17 % de l’emploi salarié du privé).

Ces chiffres*$ émanent de la dernière édition de l’étude sur « La place des commerces dans les territoires », conduite par le Conseil du commerce de France (CDCF) et le réseau des CCI (Chambres de commerce et d’industrie) et publiée fin 2025. 1 200 professionnels de tous secteurs d’activité ont été interrogés du 30 septembre au 30 octobre 2025.

L’enquête prend le pouls d’un secteur sous pression : préoccupations du moment, attentes et vision de 2026.

  • Source : « La place des commerces dans les territoires » réalisée par le Conseil du commerce de France (CDCF) et le réseau des CCI (Chambres de commerce et d’industrie) et publiée fin 2025. 

La vacance commerciale, fléau des centres-villes

La vacance commerciale, que l’Insee définit comme « l’état d’un local commercial non exploité pour une durée indéterminée », demeure l’un des problèmes majeurs du commerce de centre-ville. Et pour cause : le taux de vacance commerciale a littéralement explosé au cours des quinze dernières années puisqu’il était de 14 % en 2024, selon le ministère de l’Economie, contre 6 % en 2010.

En mai 2025, le gouvernement a confié la rédaction d’un rapport sur l’avenir du commerce de proximité à Frédérique Macarez, maire de Saint-Quentin, Dominique Schelcher, PDG  de Système U, et Antoine Saintoyant, directeur de la Banque des Territoires. Composé de 30 mesures, ce rapport a été remis le 5 novembre dernier aux ministres concernés et propose des solutions concrètes pour endiguer la vacance commerciale.

De son côté, l’étude du CDCF et des CCI se penche sur la perception qu’ont les commerçants des causes de ce fléau. Il en ressort que les répondants pointent prioritairement du doigt :

  • Les problèmes de pouvoir d’achat (cités par 63 % des personnes interrogées)
  • La concurrence de l’e-commerce (60 %, sachant que la part des commerces équipés pour la vente en ligne ne progresse quasiment plus)
  • La hausse des loyers commerciaux (56 %)
  • Le manque d’attractivité des centres-villes (27 %)
  • Le poids de la réglementation (26 %)
  • Le mauvais état des locaux commerciaux (21 %).

Conjoncture et climat : les commerçants inquiets

Globalement soucieux, les commerçants estiment que le pouvoir d’achat va rester un souci majeur en 2026 : pour deux commerçants sur trois, les clients feront encore plus attention aux prix en 2026 !

Pour redynamiser les centres-villes, ils comptent sur :

  •  Les mairies (citée par 84 % des personnes interrogées)
  • Les unions de commerçants (73 %, sachant que trois commerçants français sur quatre adhèrent aujourd’hui à une association/union de commerçants et que 99,9 % des répondants considèrent que le dialogue entre mairies et unions de commerçants est nécessaire pour réduire la vacance).
  • Les Chambres de commerce et d’industrie (35 %).

Enfin, de plus en plus de commerçants s’avouent préoccupés par la question du changement climatique. Ils n’étaient que 10 % à considérer l’écologie comme un enjeu majeur en 2024 ; ils sont aujourd’hui 44 % à s’en inquiéter. Une progression nette, même si l’enjeu n’arrive pas encore en tête des priorités. D’ailleurs, deux commerçants sur trois déclarent avoir mis en place des transformations en faveur de la transition écologique au cours des deux dernières années.  

L’espoir d’un léger mieux en 2026

Si les commerçants demeurent prudents, la relative tenue des ventes au premier semestre 2025 (perçu comme « moins mauvais » que la même période de 2024) les incite à se montrer un peu moins pessimistes qu’en 2024 lorsqu’ils songent à l’année à venir.

Réalistes et avisés, les commerçants pensent qu’en 2026, les clients seront avant tout attentifs :

  • Aux prix (cités par 23 % des personnes interrogées)
  • Au contact humain, à la proximité (20 %)
  • A la qualité et à la personnalisation de l’expérience client (15 %)
  • A l’offre de prestations complémentaires (14 %, en hausse de 5 points entre 2024 et 2025).

Leurs priorités, elles, se multiplient :

  • Développer le chiffre d’affaires et préserver la rentabilité
  • Diversifier l’offre de produits
  • Préparer la transmission de leur entreprise
  • Privilégier les approvisionnements locaux
  • Recruter des collaborateurs

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