Évolution et perspectives du secteur de la santé

La santé est un secteur qui se caractérise par une forte dépendance aux décisions politiques. Or dans un contexte de restrictions budgétaires et de déficits tendant à devenir chroniques*$, les établissements, services et entreprises de santé évoluent, en 2026, dans un cadre de plus en plus contraint.

La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS)*$ prévoit un déficit de 19,4 milliards d’euros pour 2026, sans trajectoire de retour à l’équilibre. 37 milliards d’euros d’efforts d’économies seraient à accomplir à horizon 2029, dans l’hypothèse d’une progression de l’Objectif national de dépenses d’assurance maladie (Ondam) stabilisée à +2,9% par an.

Le budget de la sécurité sociale pour 2026 acte le gel des tarifs hospitaliers, en dépit du contexte inflationniste, et octroie des moyens ciblés supplémentaires pour la pédopsychiatrie et les urgences psychiatriques. La volonté de faciliter l’accès aux soins de proximité s’illustre par la mise en place du réseau France Santé de structures de soins de premier recours.

Quant à la branche Autonomie, elle bénéficie de nouvelles recettes, notamment pour soutenir les Ehpad en difficulté.

La dynamique de modernisation et de simplification du financement du secteur médico-social (fusion des sections soins et dépendance pour les Ehpad, Serafin-PH pour l’accueil des enfants en situation de handicap etc.) se poursuit et s’affermit.

Dans ce contexte, les acteurs de santé doivent simultanément préserver l’accès aux soins, financer leur transformation et répondre aux exigences de soutenabilité environnementale.

  • Le déficit de la Sécurité sociale a été de 10,8 milliards en 2023, 15,3 milliards en 2024, 23 milliards d'euros en 2025 et la LFSS prévoit un déficit de 19,4 milliards d'euros en 2026.

  • https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000053226384/

La santé, c'est :

L’hôpital dans une logique d'optimisation des parcours de soins

63,7 % des interventions chirurgicales ont été réalisées en ambulatoire en 2024. Pour un objectif fixé à 80% par le Haut Conseil de santé publique, en 2021*$.

Des séjours de plus en plus courts à l’hôpital

La chirurgie ambulatoire est, depuis 2016, devenue la pratique majoritaire de la chirurgie en France. Avec cle “virage ambulatoire”, le système de soins centré sur l’hôpital évolue vers davantage de synergies entre hôpitaux publics et privés et médecine de ville.

Cette mutation se traduit par un développement de l’hospitalisation de jour, de l’hospitalisation à domicile et des plateaux de consultation. Au rythme actuel de progression du taux de chirurgie ambulatoire depuis 2022 (environ +1,2% par an), le taux cible de 80 % ne sera pas atteint avant 2038*$.

Un déploiement de l’hôpital hors les murs

Les formules exploratoires, articulant ville-hôpital, EHPAD-hôpital ou domicile-hôpital, se multiplient à l’échelle des territoires : plateformes multisites de services, consultations avancées, équipes mobiles à l’interface avec la médecine de ville, plateaux techniques mutualisés entre établissements publics et privés, industriels et chercheurs, etc.

Un mouvement de privatisation et de concentration de la santé hospitalière

Dans le secteur MCO (Médecine, Chirurgie, Obstétrique – ou court séjour), le secteur public reste très majoritaire, avec 71% des capacités d’accueil en hospitalisation partielle et 74 % en hospitalisation complète*$.

Le secteur privé a, quant à lui, rapidement renoué avec des niveaux d’activité similaires à ceux d’avant la crise sanitaire.

Des mouvements de fond se manifestent du côté des établissements de soins. Les cliniques, en particulier, opèrent des restructurations et regroupements favorisant la mutualisation des ressources et un rayonnement géographique accru.

Surfant sur les opportunités de croissance, certains acteurs privés du secteur convergent vers un modèle intégré et multi-activités. Des groupes intégrés et multiactivités se struturent : ces groupes de cliniques prennent pied dans la prise en charge du grand âge, les services et soins à domicile ou encore les soins de proximité. En 2022, 9 cliniques sur 10 faisaient partie d’un groupe*$.

  • Source – Drees - https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2024-11/CNS24%20-%20Fiche%2003%20-%20Le%20secteur%20hospitalier.pdf

  • Source : https://www.insee.fr/fr/statistiques/8729346

L’organisation des soins à l'heure de l'exercice coordonné

6,4 % millions de Français n’ont pas de médecin traitant*$. Et 65 % des médecins déclarent refuser de nouveaux patients comme médecin traitant*$.

  • Source : https://www.info.gouv.fr/actualite/lutte-contre-les-deserts-medicaux-un-medecin-pres-de-chez vous#:~:text=6%2C4%20millions%20de%20Français,2%2C5%20millions%20de%20Français

  • Source : https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/sites/default/files/2023-06/ER1267.pdf

La désertification médicale dans un nombre croissant de territoires pousse à accentuer la coordination entre structures et professionnels de santé. Le développement de l’exercice coordonné des soins de premier recours permet, en particulier en zones sous-denses, de maintenir l’accessibilité des soins primaires.

Un développement de l’exercice coordonné et pluri-professionnel

Dans le cadre de communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), le modèle des maisons et centres de santé a fait école. En s’engageant à déployer un réseau de 5000 structures France Santé (sur le modèle des maisons France Service), l’État entend garantir à chaque Français une offre de soins primaires accessible à moins de 30 minutes et sous 48 heures.

La labellisation France santé peut être accordée aux maisons de santé pluriprofessionnelles (MSP) et aux centres de santé médicaux ou polyvalents (CDS), ainsi qu’aux cabinets médicaux libéraux, aux pharmacies d’officine et aux équipes de soins primaires. Mais les hôpitaux de proximité, les lieux de consultations solidaires et les médicobus peuvent aussi en bénéficier dans les territoires les plus fragiles.

Dans le champ des soins dentaires et ophtalmologiques, la loi Khattabi de 2023 a mis fin à l’expansion désordonnée (et aux dérives) des centres de santé, dont le nombre s’était accru de manière exponentielle depuis 2015. Les agréments sont plus rigoureux, les contrôles renforcés et les exigences de transparence accrues.

Une montée en puissance poussive des groupements hospitaliers de territoires (GHT)

Rendu obligatoire par la loi de modernisation de notre système de santé de 2016 et renforcé par la loi du 24 juillet 2019, le GHT prend peu à peu une place stratégique dans le millefeuille hospitalier français. La logique en est celle d’une prise en charge commune et graduée des patients, autour de filières de soins territorialisées. L’établissement support du GHT tend à prendre une place de plus en plus importante.

La réforme est loin d’être aboutie. Avec 135 GHT desservant des territoires diversifiés en termes de démographie, les déploiements sont très inégaux d’un département à l’autre. Et si les obligations juridiques sont globalement remplies, les coopérations à mettre en œuvre sont souvent complexes.

Les établissements et services médico-sociaux changent de modèle économique

47 700 établissements et services sociaux et médico-sociaux en France (ESSMS)*$.

  • Source : HAS, mars 2022avril 2026 - https://www.has-sante.fr/jcms/p_3946562/fr/quel-est-le-niveau-de-qualite-des-accompagnements-des-essms-en-france

1 366 680 professionnels salariés exercent dans le secteur de l’aide à l’autonomie, dont près de 550 000 au domicile des bénéficiaires*$.

  • Sources : CNSA – chiffres-clés 2022 -  https://www.cnsa.fr/sites/default/files/2024-02/PUB_cnsa_chiffres_cles_2022_access_exe_corrige-071022.pdf

Le bien-vieillir, un défi structurant pour l'ensemble du système de santé

Le vieillissement de la population constitue l'un des principaux facteurs de transformation du système de santé. Il accélère le développement des solutions de maintien à domicile, fait évoluer le modèle économique des Ehpad, stimule l'émergence d'offres résidentielles intermédiaires et encourage le déploiement de nouveaux services de prévention, d'accompagnement et de coordination des parcours de vie. 

Un virage domiciliaire qui peine à s’imposer pour le grand âge

Plus des trois quarts des personnes âgées en perte d’autonomie vivent à leur domicile et non en Ehpad*$.

Quatre freins à la transformation domiciliaire à horizon 2030 subsistent :

  • des métiers insuffisamment attractifs,
  • l’inadaptation des logements,
  • un secteur sous-financé, en précarité budgétaire,
  • le coût du maintien à domicile, plus élevé qu’en établissement pour les personnes très fortement dépendantes.
  • IGAS 2024

Des parcours de vie dédiés aux séniors

Des parcours mêlant maintien à domicile, logement intermédiaire (résidences autonomie…) et séjours de répit en établissements pour personnes âgées dépendantes se développent.

Avec moins de 300 000 logements partagés existants pour les seniors*$, une offre bien inférieure aux 731 000 places actuellement disponibles en Ehpad, les alternatives au domicile et à la vie en établissement se développent par opportunité, de manière hétérogène : résidences autonomie, résidences services seniors, habitats inclusifs, résidences et colocations intergénérationnelles, accueil familial, résidences accueil, accueils familiaux… En mai 2026, un rapport de mission inter-inspections (Igas-IGEDD) a souligné la relative fragilité des modèles économiques des habitats partagés. Il appelle l’État à « agir très rapidement » pour faire de l’habitat partagé un objectif majeur de la politique d’accompagnement du grand âge.

  • Source : Drees – février 2026 – https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse/etudes-et-resultats/260205-soutien-autonomie-personnes-agees

Un soutien au développement de l’offre pour personnes en situation de handicap

Près de 20 ans après la loi Handicap de 2005, le plan « 50 000 solutions » porte une ambition claire : garantir à chaque personne en situation de handicap une réponse adaptée à ses besoins, partout en France, à chaque moment de sa vie. Au 1er janvier 2026, près de 17 500 solutions nouvelles sont déjà opérationnelles sur l’ensemble du territoire. 

Une nouvelle impulsion donnée au développement des services à domicile

Dans le cadre de la réforme globale des services à domicile, les services existants (SAAD, SSIAD et SPASAD) se rapprochent d’ici le 31 décembre 2025 pour devenir des services autonomie à domicile (SAD). Ceci dans un objectif de simplification du parcours des personnes accompagnées et de meilleure coordination de l'aide et du soin.

Le financement des SSIAD et SAD mixtes repose depuis le 1er janvier 2023 sur un forfait global de soins. La mise en œuvre de cette réforme s’effectue progressivement entre 2023 et 2027 ; un bilan intermédiaire montre qu’elle revalorise les moyens alloués aux services.

Un décloisonnement entre social et sanitaire

Le secteur du médico-social voit s’opérer un double mouvement d’intégration verticale : les spécialistes de l’hébergement cherchent à s’intégrer en amont en se positionnant sur le marché du domicile ; les acteurs du maintien à domicile médicalisent leur offre.

L’industrie pharmaceutique à la croisée des chemins

73,3 milliards d’euros de chiffres d’affaire pour l’industrie pharmaceutique française, dont 47,1 % à l’export*$.

  • Source : GERS 2023

De multiples défis pour les Big Pharma

L’industrie pharmaceutique joue un rôle crucial dans l’économie française, ainsi que dans les exportations.

Dans le cadre d’une stratégie de relance de la politique du médicament, l’État œuvre pour restaurer la souveraineté sanitaire et industrielle de la France. Entre Big Pharma et Mid Pharma, les portefeuilles de produits se rationalisent et les équilibres de marché se redessinent. Les défis auxquels l’industrie pharmaceutique est confrontée sont multiples :

  • la pérennisation de portefeuille de médicaments matures,
  • la refonte des modes de contractualisation autour de l’innovation thérapeutique,
  • l’intégration à l’écosystème Tech et IA,
  • la réduction des émissions de CO2 associées aux médicaments (leur consommation totalise un-tiers des émissions du secteur de la santé).

Une volonté de relocalisation de l’industrie des principes actifs

La pénurie de médicaments est devenue une préoccupation majeure pour la filière hospitalière. En cause les pressions tarifaires sur les médicaments anciens, ou encore le système “winner takes all” en vigueur dans les achats des hôpitaux. L’État a pris des mesures pour contenir les ruptures d'approvisionnement.

La crise sanitaire a mis en lumière, à partir de 2020, la dépendance de la France à l’égard de l’Asie pour l’accès aux API (principes actifs pharmaceutiques). Des projets emblématiques de relocalisation voient le jour. La structure du marché se transforme, avec le désengagement de grands groupes (ou Big Pharma) et le renforcement des sous-traitants. Les capacités de production nationales augmentent.

Des leviers de croissance ont été identifiés dans certaines technologies clés : principes actifs hautement actifs, chimie en continu etc.

La e-santé à le vent en poupe

24 millions d’utilisateurs actifs sur Mon espace santé, plus de 420 millions de documents partagés en 2025 : des chiffres qui illustrent la maturité croissante de l’écosystème du numérique en santé*$.

  • Source : https://www.assurance-maladie.ameli.fr/presse/2026-01-29-cp-mon-espace-sante-quatre-ans

L’open-data au cœur du réacteur

Les données sont un facteur majeur d’accélération de la recherche médicale. Leur croisement sert également à déterminer la meilleure prise en charge : dépistage, diagnostic, interprétation de résultats d’imagerie médicale, prescriptions médicamenteuses... Elles aident, enfin, à l’amélioration continue du système de santé, via l’utilisation des données en vie réelle dans l’évaluation des produits de santé mis sur le marché ou encore dans l’évaluation de l’efficacité des politiques publiques sanitaires, notamment de prévention.

Le Système national des données de santé (SNDS) est unique en Europe, voire au monde. Il a été élargi aux données médico-sociales. Le Health Data Hub permet à des porteurs de projets d’accéder aux données de santé qui forment un patrimoine collectif. Le délai d’accès au Hub reste long : 18 mois en moyenne selon un récent rapport de la Cour des Comptes*$.

  • Source : https://www.ccomptes.fr/sites/default/files/2025-10/20251031-S2025-1479-Enjeux-souverainete-des-SI-civils-de-l-Etat.pdf

Une filière Healthtech française dynamique

La France est le 2e pays européen pour la levée de fonds en capital-risque au bénéfice des entreprises de la biotech, de la medtech et du numérique en santé.

Les 2 660 entreprises innovantes*$ que comptait la filière début 2024 se structurent, se professionnalisent et s’internationalisent. L’enjeu du secteur : trouver un modèle économique pérenne. La complexité à lever des fonds arrive en tête des préoccupations des entrepreneurs.

  • Panorama 2024 France Biotech

L’intelligence artificielle ouvre de nouveaux champs d’application en santé

L’intelligence artificielle ouvre des perspectives disruptives majeures dans le secteur de la santé, avec de nombreuses applications : accélération du diagnostic, aide à la prescription et à la prévention, approche individualisée de la médecine, chirurgie de haute précision, optimisation des processus de recherche médicale…

De plus en plus de praticiens utilisent quotidiennement des applications basées sur l’IA.

L’IA générative est une technologie de rupture offrant de multiples potentiels : super assistants pour la pratique clinique, médecine prédictive et préventive, dispositifs médicaux numériques, analyse avancée des images médicales grâce à l’apprentissage automatique…

Les MedTech peinent toutefois à obtenir des bases de données volumiques et de qualité pour entraîner leurs modèles.

Les mutuelles et assurances s'investissent dans le champ de la santé

5,4 % de hausse des prestations versées au titre de la santé par les organismes complémentaires, en 2024. Un rythme supérieur à celui de la hausse des consommations de soins et de biens médicaux (+3,7 % en 2024)*$.

  • Source : DREES – https://drees.solidarites-sante.gouv.fr/publications-communique-de-presse-documents-de-reference/rapports/251218-rapport-organismes-complémentaires 

La réforme du 100 % santé a provoqué un vrai appel d’air

L’entrée en vigueur du 100 % Santé en 2020 a considérablement alimenté la demande en soins dentaires, en audioprothèse et, dans une moindre mesure, en optique. La structure de la demande a beaucoup évolué dans le domaine dentaire, avec un poids accru des actes prothétiques.

Le défi de la prévention santé mobilise les assureurs

Le secteur de l’assurance et de la prévoyance en santé se mobilise fortement autour de la problématique du bien-vieillir, avec de nouvelles offres à destination des seniors : prévention et dépistage des maladies dégénératives, solutions pour la perte d’autonomie et le maintien à domicile, assistance, résidences seniors etc.

Les leaders en assurance/prévoyance déploient des services de prévention, avec un focus particulier sur 3 thématiques porteuses :

  • santé mentale et qualité de vie et des conditions de travail,
  • dépistage et suivi des maladies graves et chroniques,
  • activité physique et diététique.

Des outils innovants sont déployés : programmes d’accompagnement global en santé, plateforme de guidage des parcours de soins, portails agrégateurs de services santé etc. La mutualisation des moyens en prévention (avec les assisteurs, les réseaux de soins, les acteurs AssurTech…) se généralise.

Vers des systèmes de santé plus durable

8 % des émissions de gaz à effet de serre sont le fait du secteur de la santé (76 % de ces émissions proviennent des établissements)*$.

  • Source : The Shift Project « Décarboner la santé 2023 »

De nouveaux risques liés au changement climatique

Comme l’a amplement démontré la pandémie de Covid-19, le réchauffement climatique et les atteintes à la biodiversité comportent des risques significatifs de nouvelles maladies, cela à grande échelle.

Incendies, zoonoses, effets délétères du réchauffement climatique et de la pollution de l’air sont susceptibles de causer une drastique augmentation des décès prématurés et un afflux incontrôlé de patients vers les établissements de santé.

Des objectifs de résilience climatique de plus en plus largement partagés

Lors de la COP30 de novembre 2025, le Plan d’action de Belem pour la santé a été adopté, dans le but de rendre les systèmes de santé plus résilients aux chocs climatiques.

Dans le sillage de la feuille de route interministérielle pour la « Planification écologique du système de santé » en mai 2023, le secteur de la santé prend la mesure des enjeux et se mobilise pour décarboner la santé.

Ces initiatives sont soutenues par de nombreuses propositions émanant d’organismes experts et de think tanks comme The Shift Project.

La décarbonation des industries de santé est lancée, avec une « maturité carbone » assez bien partagée . La chimie fine pharmaceutique, la logistique santé et la santé visuelle sont les secteurs les plus engagés et avancés.

Ce qu’il faut retenir

Le système de santé français est-il toujours celui « que le monde nous envie » ?

Avec une dépense courante de santé au sens international (DCSi) à 11,5% du PIB , la France fait en tout cas partie des 3 pays de l’OCDE qui consacrent la plus forte part de leur PIB à la santé de leurs habitants, derrière les États-Unis (17,2%) et l’Allemagne (12,3%).

Plusieurs tendances sont observables.

  • La prévention a désormais toute sa place au cœur des priorités de santé publique.
  • Les avancées technologiques façonnent des changements majeurs dans la manière dont les soins de santé sont dispensés.
  • De nouvelles alliances transversales permettent des synergies entre public et privé, hôpital et médecine de ville, ESMS et domicile, laboratoires de recherche et établissements de soin.
  • La sécurité, la fluidité des parcours et la prise en charge coordonnée des patients sont plus que jamais des priorités, autour d’une même logique : la personne au cœur des parcours.
  • Enfin, l’IA et le partage des données entre organismes publics, entreprises et patients ouvre des perspectives inédites pour optimiser et personnaliser les soins.
  • Source : DREES, comptes de la santé, édition 2024.

Le point de vue de l'expert

« Nous sommes au rendez-vous »

Premier financeur bancaire des hôpitaux publics (avec 25 % de parts de marché) et banquier de premier cercle des grands groupes hospitaliers privés lucratifs, La Banque Postale est un acteur majeur du financement du système de santé français au sens large.

Depuis notre position d’observateur des évolutions du secteur, nous identifions 5 enjeux déterminants pour l’avenir du système de santé français :

  • le 1er est l’équilibre économique, impacté par la pression budgétaire, avec de nécessaires gains d’efficacité ;
  • le second est lié au manque de visibilité pluriannuelle sur les financements publics, alors même que le besoin d’investissement se fait plus prégnant que jamais, au regard du vieillissement de la population et de l’objectif de souveraineté française ;
  • le troisième concerne la disponibilité et l’accessibilité physique et financière des soins ;
  • le quatrième concerne l’acceptabilité autour de la sécurité des données de santé,
  • le cinquième est la prise en compte des enjeux environnementaux et sociaux.

Que ce soit auprès de ceux qui soignent, ou des structures qui fournissent ceux qui soignent, nous sommes au rendez-vous. La Banque Postale entend continuer à accompagner, dans la durée, les acteurs qui soignent et ceux qui contribuent au fonctionnement du système de santé.


«Premier financeur bancaire des hôpitaux publics (avec 25 % de parts de marché) et banquier de premier cercle des grands groupes hospitaliers privés lucratifs, La Banque Postale est un acteur majeur du financement du système de santé français au sens large..»

Leticia Hachem, Responsable marketing Secteur public et économie sociale à La Banque Postale