C'est notre crise de la quarantaine à nous : au lieu de s'acheter une Porshe, on a voulu rendre le monde meilleur pour nos enfants...
Jérôme Bossé, Propriétaire de l'Arrosoir
"C'est notre crise de la quarantaine à nous : au lieu de s'acheter une Porsche, on a voulu rendre le monde meilleur pour nos enfants...". Il y a quelques années, Jérôme Bossé et Yannick Syda rêvaient de monter un restaurant de burgers à Buenos Aires. Les deux quadragénaires ont finalement atterri à Marseille, où ils ont ouvert deux cafés-cantines dans le quartier de la Joliette, l'un boulevard des Dames, l'autre au sein du Frac, le Fonds régional d'art contemporain. Leur nom : Arrosoir, "un objet qui donne autant qu'il reçoit ".
Ici, la cuisine est une engagement au service de valeurs. Les deux associés défendent l'agriculture bio et locale en achetant uniquement leurs produits dans la région, et sans faire exploser les prix à la carte. Ils sensibilisent les clients aux questions de l'énergie et des déchets. Ils ont obtenu un agrément comme entreprise d'insertion, embauchent des personnes éloignées de l'emploi pour les remettre sur les rails de la vie professionnelle.
Quand nous avons voulu nous développer, ouvrir notre deuxième restaurant au Frac, ça a été facile. Notre conseiller connaissait personnellement nos comptes, venait manger régulièrement chez nous...
Yannick Syda, Propriétaire de l'Arrosoir
Ils veillent aussi à s'entourer de partenaires qui leur ressemblent, dont La Banque Postale qui accompagne depuis le début le duo de néo-entrepreneurs, anciens directeurs de multiplexes en région parisienne. "Quand nous avons voulu nous développer, ouvrir notre deuxième restaurant au Frac, ça a été assez facile. Notre conseiller connaissait personnellement nos comptes, venait manger régulièrement chez nous... Et il y avait sans doute aussi la volonté, du côté de la banque, de promouvoir des actions comme la nôtre ". Aujourd'hui installés avec leurs familles dans " la ville la plus hospitalière de France ", les deux amis de 20 ans continuent à voir l'avenir "en rêveurs optimistes ", malgré la crise sanitaire. Et ils n'ont pas peur de la concurrence : "Plus on sera nombreux à s'inscrire dans ce cercle vertueux, plus on sera heureux !".