Le secteur de la défense connaît aujourd’hui un regain d’intérêt marqué, porté par l’évolution du contexte géopolitique international. En France, cette dynamique se traduit par une phase d’expansion soutenue, alors même que le secteur doit répondre à de nombreux enjeux : transition, innovation, modernisation et consolidation de la base industrielle de défense
Pilier historique de l’industrie nationale*$, la défense a retrouvé une place centrale dans nos politiques de souveraineté depuis le déclenchement du conflit en Ukraine en février 2022. Le secteur bénéficie désormais d’une reconnaissance renouvelée et apparaît voire redevient une activité essentielle, au service de la protection de l’État et des citoyens*$. Il retrouve aussi un statut de préalable : impossible de penser la transition et la résilience climatique sans une base de sécurité solide.
En grande partie à raison de la régression de l’industrie en France depuis les années 1970, dont le poids dans l'économie a été divisé par deux depuis 1970 - source Statista.
« La sécurité est mère de toute durabilité »Ou « Sicherheit ist die Mutter aller Nachhaltigkeit », slogan qui figure sur le site Internet du syndicat allemand de l’armement »- source : ESG et financement de l’industrie de défense, Les Dossiers de l’Af2i, mars 2023.
Contexte et chiffres clés de la défense
Le secteur de la défense redynamisé
Sous l’impulsion des politiques publiques nationales, un travail de fond a été engagé, avec d’abord de forts impératifs d’accélération de production, de formation et de consolidation qui ont boosté ce secteur. Ainsi, début 2024, la production de l’industrie de défense française se situait 10 % au-dessus de son niveau moyen de 2022*$ et le chiffre d'affaires 2024 des 7 plus grandes entreprises françaises était de 27,317 milliards d'euros, en hausse de 17,8 % par rapport à 2023*$.
Source Insee.
À savoir
Dépenses réalisées plutôt que chiffre d’affaires
Plutôt que de secteur de la défense, les experts privilégient la notion de Base Industrielle et Technologique de Défense ou BITD. Ce terme englobe l’ensemble des entreprises qui contribuent à concevoir et à produire les équipements pour les armées, quel que soit le secteur de l’économie auxquelles elles appartiennent car bon nombre d’entre elles ont des activités mixtes*$.
Pour bien appréhender la dynamique du secteur de la défense, mieux vaut opter pour le critère des dépenses militaires réalisées ou budgétées. La commande publique en matière d’armement est en forte croissance : la loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030 prévoyait de consacrer 413,3 milliards d’euros aux armées au cours des sept prochaines années. Soit une hausse de 40 % par rapport à la LPM précédente.*$ Depuis l’adoption de ce texte, le budget consacré aux dépenses militaires a été revu en raison des engagements pris à La Haye, le 25 juin 2025 par les pays membres de l’Otan de porter leurs dépenses militaires à 3,5 % du PIB. S’agissant de la France, le budget du ministère des Armées devrait légèrement dépasser les 100 milliards d’euros à cette échéance (contre 68 Mds dans la LPM 2024-2030).*$
Financement de la Base Industrielle et Technologique de Défense, mars 2025
Loi de programmation militaire (LPM) 2024-2030
Autre axe de travail important : le financement de ce secteur afin de garantir la sécurité de l’approvisionnement national en équipements de souveraineté et en systèmes d’armes critiques et cela alors que la finance durable prend de plus en place de place. D’où une démarche pour assurer la compatibilité entre le financement de la défense et la finance durable. Par exemple, le label d’État ISR (investissement socialement responsable) qui permet aux épargnants d’identifier les fonds respectueux de principes environnementaux, sociaux et de gouvernance, a été revu fin 2023 : il n’interdit pas le financement de la défense mais exclut les armements dits "controversés" au sens des conventions internationales, notamment les armes chimiques et biologiques, les mines antipersonnel.*$ Cette notion des armements dits "controversés" a été abandonnée, au profit des notions d’armement interdits ou autorisés, pour être conforme à la réalité juridique et notamment aux traités internationaux signés et ratifiés par la République française.
La défense, pierre angulaire de la souveraineté
Premier client de l’industrie de la défense via les programmes gouvernementaux contractualisé sur le long terme, l’État joue également un rôle de régulateur en fixant les réglementations relatives au commerce des armes et aux investissements étrangers. Actionnaire de référence, parfois majoritaire, de la plupart des grandes entreprises de défense françaises (dont Naval Group, Safran, Technicatome, Thales)*$, son action s'étend aussi au financement de la recherche & développement (R&D) des systèmes de défense et à la mise en place d'une politique spécifique de soutien à l'innovation et aux PME (cf. les dispositifs ASTRID).
L'objectif ? « Garantir à la France son autonomie stratégique, entendue comme non dépendance à des acteurs étrangers, mais plus encore comme "capacité" à faire, à produire, à vendre et à utiliser les équipements sans autres contraintes que celles que la France se donne, au titre de sa réglementation et des traités qu'elle signe »*$. L'État cherche ainsi à maîtriser la souveraineté des savoir-faire stratégiques de son industrie de défense.*$
Rapport d’activité 2024 de l’Agence des participations de l’État, p. 13
Bertrand Le Meur, "L'industrie, une question de souveraineté ?", Le Magazine des ingénieurs de l'armement, n° 110, octobre 2016 , cité par Benoit Rademacher in Parole d’expert, les industrie françaises de défense cf. ci-dessous.
Les industries françaises de défense par Benoit Rademacher, septembre 2022
La segmentation de la BITD
Composée de 3 filières - aérienne et spatiale, terrestre, et navale -, la BITD française sur la chaine de valeur se répartit entre :
Les producteurs d’équipements militaires (dont les systèmes d’armes conventionnelles et numériques, munitions, engins, matériels) ;
Les fournisseurs de produits stratégiques (produits non létaux permettant le fonctionnement des équipements, les systèmes de navigation, de communication, etc.) ;
- Et les sous-traitants dépendants du secteur de la défense.
Autour de neuf grands groupes, d’envergure européenne ou mondiale, s’organise un vaste réseau de sous-traitants et de fournisseurs. Ces start-up, PME (pour petites et moyennes entreprises) et ETI (entreprises de taille intermédiaire) mobilisent des emplois directs et indirects, souvent très qualifiés et, peu délocalisables, répartis sur l’ensemble du territoire.*$
Financement de la Base Industrielle et Technologique de Défense, mars 2025
La BITD : ses entreprises et son financement
- 9 grands groupes
- Environ 4 500 entreprises dont 800 identifiées comme stratégiques ou critiques
- 220 000 emplois
- Portrait-robot d’une entreprise de la BITD :
- Une PME d’environ 50 employés,
- Réalisant 6 à 8 millions de chiffre d’affaires dont moins de 20 % pour le secteur de la défense.
- Des sources diversifiées de financements :
- Dont 37 Mds € des banques,
- 20 Mds € d’investissements directs et indirects des assureurs,
- 40 Mds € du groupe Caisse des dépôts et consignations,
- et 1 Md€ de Bpifrance.
Source infographie : Financement de la Base Industrielle et Technologique de Défense, mars 2025
Une force exportatrice et en crise de croissance
Longtemps troisième exportateur d’armes dans le monde, la France est devenue en 2024 le deuxième selon le Stockholm International Peace Research Institute (Sipri), et ses exportations ont généré 18 milliards d'euros selon le ministère des Armées*$. Toutefois, avec 10% des ventes d’armes au niveau mondial sur la période 2020-2024, la France est loin derrière les États-Unis (43%)*$.
Pour soutenir ce modèle exportateur et sa pérennité dans un enjeu de souveraineté, il est enjoint au secteur de « produire plus et plus vite »*$. Approvisionnement, production et recrutement doivent donc s’aligner pour tenir cet impératif. Mais les quelques 4 500 PME, ETI et start-up de la BITD aux cycles de production longs liés aux programmes d’armement ont une structure financière sous capitalisée, qui s’exprime par des marges plus faibles et un endettement plus élevé. D’où une moindre attractivité pour les financeurs et investisseurs.*$ Or, au regard de l’augmentation des carnets de commande, « les entreprises de la BITD devront mobiliser entre 5 et 7 milliards d’euros de financements nouveaux, dont 1 à 3 milliards d’euros de fonds propres. »*$ Nota bene : ces chiffes étaient calculés au regard de la seule augmentation prévue par la LPM 2024-2030 alors que la France dans le cadre des engagements pris à La Haye, le 25 juin 2025 par les pays membres de l’Otan, a augmenté le budget du ministère des Armées (cf. plus haut A savoir).
Discours ministre des Armées, 6 septembre 2022
Financement de la Base Industrielle et Technologique de Défense, mars 2025 ; Étude Bpifrance, Les PME et ETI françaises face à l’effort de défense
Financement de la Base Industrielle et Technologique de Défense, mars 2025
Un secteur innovant confronté à une double bascule
Exosquelettes, réalité augmentée, Intelligence artificielle… : bien des innovations de rupture sont en cours de développement ou d’usage dans le secteur de la défense. Elles marquent une bascule technologique puisqu’elles servent à améliorer les performances humaines, voire à suppléer l’humain.*$
Surtout la défense, secteur traditionnellement pionnier dans le développement des hautes technologies souvent récupérées par le civil (radars, GPS, semi-conducteurs, internet, etc.), voit son modèle d’innovation bouleversé par la concurrence*$ avec :
une appétence pour des solutions technologiques issues du civil à intégrer ;
une externationalisation de la R&D auprès d’entreprises ou des laboratoires initialement tournés vers les marchés civils ;
l’entrée de nouveaux acteurs comme fournisseurs de technologies notamment sur le cyberespace ;
Étude Xerfi pour La Banque Postale, avril 2022
Les industries françaises de défense par Benoit Rademacher, septembre 2022
Perspectives du secteur de la défense
Accélérer la production de manière durable
S’il est enjoint au secteur de « produire plus et plus vite »*$, cette dynamique doit aussi s’inscrire dans un modèle durable. Cela signifie donc tenir les objectifs et les rendre pérennes que ce soit en matière d’innovation, de process ou encore de sécurisation des approvisionnements. Or le secteur de la défense doit, comme tout autre activité, absorber l’impératif de la transition écologique et énergétique, et même de transition juste*$, alors que son exposition aux risques de raréfaction des ressources et des matières premières est très forte*$.
Discours ministre des Armées, 6 septembre 2022
La transition juste est un concept selon lequel la transition écologique ne doit pas se faire aux dépens de la question sociale (Novethic).
Stratégie énergétique de défense, Rapport du groupe de travail énergie, 2020, ministère des Armées
La résilience et la soutenabilité de l’économie de défense nécessitent donc de travailler sur :
la relocalisation des productions ;
la dépendance de raffinage des ressources naturelles (par exemple le cobalt) ;
l’évolution des productions (traitement des alliages de métaux, hybridation des véhicules de combat) ;
la transition des techniques de production pour y intégrer, la maîtrise, la réduction des consommations de produits, de matières premières, d’eau et d’énergies et le recyclage des matériaux nobles (carbone, aluminium…) dans la chaîne de valeur ;
le respect des droits humains en amont (approvisionnement) et en aval (utilisateurs des systèmes d’armement).
Une impérative consolidation française et européenne
Les industries européennes de défense ont enregistré une hausse de 17 % de leurs chiffres d’affaires en 2024, confirmant une tendance remarquée en 2023*$
Selon l’Aerospace, Security and Defence Industries Association of Europe ; Euractiv, novembre 2024
Mais cela ne suffit pas pour « construire une base industrielle et technologique de défense souveraine et résiliente, à l’échelle française mais aussi européenne »*$. Cette industrie, qui se construit à l’export, est dominée par les groupes américains et d’autres donneurs d’ordre étrangers plus puissants que nos entreprises nationales, tributaires de la fragilité financière de leurs fournisseurs et sous-traitants. Les fusions entre sociétés de la BITD semblent requises afin « d’enclencher la consolidation d’un marché européen encore morcelé, permettant aux entreprises de pouvoir répondre à l’accroissement de la commande publique »*$.
La prise de conscience en faveur de l’accélération de la construction de l’Europe de la défense est réelle
Et formalisée via le Livre Blanc sur la défense publié début 2025 par la Commission européenne. Des textes allouant des moyens financiers à cet objectif ont été adoptés par l’UE. Exemples :
- L'EDIRPA*$, instrument doté de 300 millions d’euros sur la période 2023-2025, destiné à soutenir les achats conjoints de capacités de défense par des consortiums d'au moins trois États membres.
- Ou encore l’instrument "Agir pour la sécurité en Europe" (instrument SAFE), une enveloppe de prêts de 150 milliards d’euros sur la période 2025-2030 afin de stimuler les acquisitions conjointes dans le domaine de la sécurité et de la défense européennes. En parallèle, une vision de long terme a émergé en mars 2024, avec la stratégie pour l’industrie européenne de la défense (EDIS) et le programme pour l’industrie européenne de la défense (EDIP).Enfin, les pays sont incités à faire jouer la clause de sauvegarde du Pacte de stabilité pour faire face aux dépenses militaires requises dans cette période de crise
En parallèle, une vision de long terme a émergé en mars 2024, avec la stratégie pour l’industrie européenne de la défense (EDIS) et le programme pour l’industrie européenne de la défense (EDIP).*$Enfin, les pays sont incités à faire jouer la clause de sauvegarde du Pacte de stabilité pour faire face aux dépenses militaires requises dans cette période de crise.
Pour European Defence Industry Reinforcement through Common Procurement Act
Mais le paysage industriel de défense européen, construit sur des bases nationales, reste morcelé
- Accélérer et multiplier les programmes communs, sur le modèle du SCAF pour la conception de l’avion du futur (6e génération) et de son système de combat (y compris drones liés) ou de l’Eurodrone (pour la fabrication d’un drone de moyenne altitude) ;
- Rechercher des synergies industrielles via le rapprochement d'entreprises de défense, à l’instar des sociétés Airbus Group et MBDA pour rationaliser les capacités industrielles, afin d'obtenir des gains dans la production des équipements : spécialisation de sites, suppression de doublons… ;
- Réduire le coût du maintien en condition opérationnelle dès la conception avec une recherche de compatibilité des matériels avec les normes OTAN.
Les industries françaises de défense par Benoit Rademacher, septembre 2022
Favoriser l’agilité pour soutenir la rentabilité et l’innovation
L’évolution la plus marquée de la défense depuis un quart de siècle concerne l’émergence de nouvelles technologies qu’il s’agisse de systèmes informatiques, des smartphones, de batteries, des drones aériens ou sous-marins… À cela s’ajoute le fait que désormais l’industrie civile a une excellente maîtrise de ces technologies. La militarisation des technologies civiles pour les adapter aux besoins spécifiques des forces armées est une réalité*$ (cf. le drone dit FPV, pour First Person View, que l'on peut traduire par « vue subjective » ou « vol en immersion » , qui occupe maintenant une place centrale sur le champ de bataille en Ukraine, pour chasser les fantassins ou détruire les véhicules*$).
Mais le marché de la défense offre des débouchés relativement limités en volume*$ même si la commande publique y est désormais plus volontariste. Afin de rentabiliser les produits développés, il est nécessaire de :
- Procéder à un abaissement des niveaux d’exigence du militaire en vue d’une commercialisation civile et d’une maintenance moins coûteuse ;
- Développer une coopération de savoirs faire et de technologie dans une logique de gain de temps entre les entreprises de la défense et l’industrie civile ;
- Accompagner les dirigeants d’entreprise du secteur civil désireux de rediriger leur production pour répondre à des carnets de commande exponentiels ;
- Accompagner les plus petites structures de la BITD qui sont, par leur agilité, les plus en capacité de développer les technologies de rupture utiles à la défense de demain.
Il apparait que l’écosystème doit « se libérer d’une certaine inertie »*$ et « mieux travailler avec les petites entreprises » pour répondre aux enjeux de production attendus, d’autant que 43% des PME et ETI seraient prêtes à travailler pour*$ le secteur de la défense. Ce virage initié au sein de la direction générale des Armées avec, par exemple la mise en place de l’Agence de l’innovation de défense (AID)*$ en 2018, nécessite de simplifier encore l’accès des petites entreprises aux mécanismes publics de soutien à l’innovation et à la commande publique.
ESG et financement de l’industrie de défense, Les Dossiers de l’Af2i, mars 2023 ; L’Industrie Civile au Service de la Défense : Une Révolution
Tactiques, épisode 1, Le Monde
Étude Xerfi pour La Banque Postale, avril 2022
Rapport d’information parlementaire dit Rapport Plassard, mars 2023
Étude Bpifrance, Les PME et ETI françaises face à l’effort de défense
Rapport précité
Conclusion
Le secteur français de la défense, revitalisé et reconnu comme essentiel, se tourne vers l'avenir avec des défis majeurs. Pour maintenir son autonomie stratégique et sa capacité exportatrice, sa base industrielle et technologique doit produire plus et plus vite, tout en sécurisant ses approvisionnements et en relevant les enjeux liés à la transition juste. Cela implique une consolidation de la filière, tant au niveau national qu'européen. Le secteur doit aussi s’ouvrir davantage aux technologies civiles et les "militariser" pour répondre aux besoins des forces armées. Pour cela, une plus grande agilité est nécessaire, favorisant la collaboration avec les PME et start-ups, sources de technologies de rupture.
Le point de vue de l’expert
Que doit-on changer dans le modèle et l’état d’esprit des différentes parties prenantes pour que le secteur de la défense réussisse à franchir tous ces défis ?
Les réponses ci-dessous de Thibault Solelis, responsable du marketing Entreprises et expert référent défense au sein de La Banque Postale.
-
Innovation et adaptabilité :
L'assouplissement des cahiers des charges de résistance aux contraintes exigée sur certains composants, parfois surdimensionnée par rapport aux conditions réelles d’utilisation, serait de nature à baisser les coûts. Pour encourager l’innovation et l’adaptabilité, La Banque Postale propose des solutions de financement dédiées à la recherche et au développement, comme le financement du crédit impôt recherche (CIR), permettant aux entreprises de soutenir leurs efforts d’innovation.
-
Collaboration intersectorielle :
Une approche collaborative permet de partager les ressources, les connaissances et les meilleures pratiques à l’instar de la coopération entre Arquus et Daimler Trucks*$ pour codévelopper, produire, commercialiser des véhicules militaires à roues et qui prévoit la mutualisation des moyens industriels de part et d'autre du Rhin. La France participe activement à l'Initiative européenne d'intervention, qui vise à renforcer la coopération militaire entre les pays européens pour répondre rapidement aux crises. Cette initiative permet de partager des ressources et des informations entre les nations partenaires.
-
Partenariats Public-Privé (PPP) :
La France a mis en place des PPP pour financer des projets de défense dont le programme de satellites militaires Syracuse IV,développé en collaboration avec des entreprises privées pour améliorer les capacités de communication sécurisée des forces armées. Pour répondre aux besoins spécifiques des PPP, La Banque Postale propose des financements de projets adaptés aux cycles longs de la commande publique, ainsi que des solutions d’affacturage pour optimiser la trésorerie sur des contrats publics. La Banque Postale met également à disposition des lignes de trésorerie et des facilités de caisse, permettant de sécuriser le financement récurrent des projets de défense menés en partenariat avec l’État ou d’autres acteurs publics.
Dans les limites et conditions prévues aux Conditions Générales et Particulières de votre contrat Assurance Auto.
-
Fonds européen de défense :
La France bénéficie du Fonds européen de défense qui finance des projets de recherche et de développement dans le domaine de la défense. Ce fonds permet de soutenir des projets innovants et de renforcer la coopération entre les pays européens. La Banque Postale accompagne ses clients dans l’accès aux financements européens, en proposant un conseil sur la structuration des solutions financières adaptées.
-
Investissements dans les startups et PME innovantes :
Le ministère des Armées a lancé l'initiative "DefInvest" pour soutenir les startups et les PME innovantes dans le secteur de la défense. Ce fonds d'investissement permet de financer des projets technologiques prometteurs et de favoriser l'innovation. La Banque Postale soutient les startups et PME innovantes du secteur de la défense. Elle propose des solutions de financement pour sécuriser la chaîne de sous-traitance (affacturage, financement court terme), et également des prêts verts ou à impact pour encourager l’innovation responsable.
-
Formation et développement des compétences :
Les parties prenantes doivent investir dans la formation continue et le développement des compétences de leurs salariés. Cela inclut la mise à jour des compétences techniques, mais aussi le développement des compétences en gestion de projet, en leadership et en communication. La Banque Postale propose aussi des crédits immobiliers*$ subventionnés*$ pour les salariés (via sa filiale Sofiap), ainsi que des solutions pour attirer et fidéliser les talents.
Offre réservée aux particuliers, après étude et acceptation définitive du dossier par le prêteur, SOFIAP. Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours avant d’accepter les propositions d’offre de prêt qui vous sont faites. Toute vente ou construction est subordonnée à l’obtention du(des) prêt(s) sollicité(s). En cas de non-obtention de ces prêts, le demandeur sera remboursé par le vendeur des sommes qu’il aura versées.
Sous réserve des conventions passées avec chaque entité.
-
Éthique et responsabilité :
Un changement d'état d'esprit vers une plus grande éthique et responsabilité est essentiel. Les parties prenantes doivent s'engager à respecter les normes éthiques les plus élevées et à assumer la responsabilité de leurs actions et décisions. Le ministère des Armées a mis en place une charte éthique qui guide les actions des militaires français en insistant sur le respect des droits de l'homme, la transparence et la responsabilité dans les opérations militaires.
-
Résilience et sécurité :
Le secteur de la défense doit renforcer sa résilience face aux menaces et aux crises. Cela passe par la mise en place de stratégies de gestion des risques, la sécurisation des infrastructures critiques et la préparation aux situations d'urgence. La France a développé le système de défense aérienne SAMP/T, capable de protéger le territoire contre les menaces aériennes et balistiques. Ce système améliore la résilience du pays face aux attaques physiques potentielles et protège les infrastructures critiques. La Banque Postale accompagne également ses clients, par l’intermédiaire de son partenaire privilégié Marsh, sur les enjeux de cybersécurité à travers des conseils spécialisés et des assurances cyber afin de sécuriser les investissements technologiques.