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Les PME aussi peuvent optimiser leurs paiements internationaux

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Les PME françaises n’optimisent pas assez la dimension « paiement » de leur activité internationale. En cause le défaut d’accès à certains outils, des enjeux sous-estimés et une question de culture aussi. Mais la performance est possible. Explications…et solutions !

Aller à l’international est tout à la fois un levier de croissance et une source de complexités. Parmi ces complexités, la dimension paiement ne doit pas être négligée car elle joue bien évidemment sur la trésorerie de l’entreprise, mais aussi sur les relations avec ses partenaires, notamment les fournisseurs. Diversité des comptes, des devises, de leurs cours de change, délais de règlements, informations sur les flux de transactions, tout cela doit être géré au plus près et en transparence.

 

PME et paiements internationaux : les paramètres essentiels à maîtriser

Dans sa gestion des paiements internationaux, une PME aura comme objectif premier la performance du cours de change. Or, les entreprises « n’ont pas toutes la possibilité ou la volonté de passer par une salle de marchés via leur(s) établissement(s) bancaire(s), ce qui diminue donc la performance du cours », éclaire Cyril Léger, directeur général France d’Ebury. Un autre objectif à poursuivre est la transparence, le délai de livraison et la visibilité sur les flux monétaires : « La PME doit disposer à tout instant des informations relatives aux frais appliqués sur les transactions et au déroulé du paiement : où se trouvent les fonds à tel moment, quand sont-ils partis, quand arriveront-ils, quels frais vont être prélevés », précise Cyril Léger

Portrait de Cyril Léger
Cyril Léger, directeur général France d'Ebury.

Pour cela il lui faut utiliser une solution qui pourrait être qualifiée de GPS des paiements : « c’est important pour sa trésorerie propremais aussi pour sa relation avec ses fournisseurs par exemple. Être en mesure de garantir un paiement à date certaine est un avantage indéniable dans les négociations commerciales ». Tout comme le fait de pouvoir régler dans la devise du pays concerné : « pouvoir payer en yuans en Chine ou en roupies en Inde est aussi un avantage commercial » confirme Cyril Léger. Un tel GPS permettra de plus à l’entreprise de se concentrer sur son cœur de métier et à la direction financière de dégager du temps pour l’allouer à des missions plus stratégiques. 

 

La forte volatilité actuelle et les marges commerciales

La volatilité actuelle des devises doit aussi être prise en compte par l’entreprise comme le démontre le directeur général France d’Ebury : « entre le 1er janvier 2021 et maintenant, le cours euro-dollar est passé de 1,23 à 1,18. Le dollar est presque 5 % plus cher qu’en janvier, ce qui joue sur les marges nettes de l’entreprise, sauf si l’entreprise a pu se couvrir à terme », c’est-à-dire bloquer le cours à une date précise quelle que soit la date réelle de paiement. Une remarque valable aussi pour le cours euro-yuan où la hausse sur la même période est de 4 % et à l’inverse sur le cours euro-livre turque, cette dernière devise étant presque 5 % moins chère qu’au début d’année. Se couvrir est donc un paramètre essentiel et la salle des marchés de La Banque Postale saura proposer les solutions adéquates aux PME concernées.

Optimiser la dimension paiement de son activité à l’international revient donc pour une PME à se donner les moyens d’accéder aux meilleurs cours de change, au plus grand nombre de devises, à des informations en temps réel et à une sécurisation de ses marges commerciales. La solution ? Adjoindre à sa relation bancaire historique une fintech de paiement.

À noter

Le terme « fintech », contraction de « finance » et de « technologie », recouvre un secteur d'activité qui s’appuie sur la technologie pour améliorer les activités financières et qui comporte plusieurs catégories, dont celles des fintech de paiement. 

Des PME anglaises plus matures que les PME continentales

Les PME françaises ont un point commun avec leurs consœurs allemandes, italiennes ou encore polonaises en matière de transactions internationales : « elles n’ont pas le réflexe de se tourner vers des fintech de paiements, explique Cyril Léger. C’est en fait une question de culture qui distingue les PME continentales des PME anglaises ». En effet, ces dernières se tournent plus naturellement vers les fintechs de paiement parce que celles-ci existent depuis plus longtemps sur leur sol, parce qu’elles y sont plus nombreuses et leurs solutions plus étoffées. « Les PME anglaises sont habituées à se faire démarcher par les brokers en matière de change de devises, de paiements internationaux » poursuit Cyril Léger. A l’inverse donc du continent où le tissu bancaire est plus solide, où la relation de travail PME/banques est plus habituelle, plus nourrie et où les paiements internationaux de l’entreprise sont donc le plus souvent traités avec sa ou ses banque(s), et seulement elles.

Pourquoi alors ne pas s’appuyer sur sa banque pour identifier la fintech la plus complémentaire ? C’est là le sens du partenariat qui unit La Banque Postale et Ebury : accompagner au mieux les PME dans leurs transactions internationales en devises puisque cette fintech permet le change dans 140 devises, propose des virements par le canal Swift GPI tracker, soit un suivi, en temps réel de la position des fonds, et garantit que plus de 50 % des paiements arrivent à destination dans la demi-heure, 99 % dans les 24 heures.