« À l’aube de 2026, la révolution des paiements s’intensifie avec des enjeux majeurs : paiements instantanés, diversité des moyens (cartes, mobile, chèque, portefeuille numérique), normes et exigences réglementaires renforcées (PSD3, DORA, ISO 20022) et lutte contre la fraude. Ces évolutions imposent une gestion agile, sécurisée et intégrée. Face à cette multiplicité, le défi n’est plus seulement l’omnicanalité, mais la garantie d’une interopérabilité réelle entre toutes les solutions et moyens de paiement.
L’orchestration des encaissements répond justement à ces enjeux. Elle offre un pilotage centralisé des encaissements des canaux physiques et digitaux, tout en améliorant l’expérience client final avec un parcours agile et sans couture, et assurant une conformité réglementaire et sécuritaire. Elle devient un levier incontournable pour conserver un avantage compétitif dans un écosystème financier toujours plus complexe et rapide.
Ainsi, peu à peu, ce ne sont plus les seuls rails qui structurent la chaîne de valeur, mais les interfaces, l’expérience utilisateur et la capacité à transformer les flux : le pouvoir bascule vers ceux qui maîtrisent la relation, la donnée, et la distribution.
L’orchestration apporte ainsi une réponse agile, garantissant continuité, sécurité et performance, tout en simplifiant la gestion quotidienne.
Marouane Benjanna, directeur général d'Ezyness et responsable de l'offre produit Transaction Banking de La Banque Postale
Fin des silos et technologies modernes
Reposant sur des API ouvertes et des infrastructures cloud natives, cette orchestration facilite l’intégration rapide de nouveaux moyens de paiement et l’adaptation aux évolutions réglementaires. Face à des normes exigeantes en matière de sécurité et de transparence, elle permet une gestion continue des risques et de la lutte contre la fraude.
À mesure que les volumes de transactions augmentent et que les exigences réglementaires se renforcent, cette flexibilité et cette maîtrise deviennent essentielles pour les entreprises.
Un exemple concret : le multi-encaissement de La Banque Postale
Cette solution illustre bien ces avancées en centralisant dans un même système tous les encaissements — cartes sans contact, virements, prélèvements, chèques, espèces — un point clé en France où le chèque demeure largement utilisé. Elle constitue aussi une opportunité pour favoriser les moyens de paiements souverains.
L’hébergement des données sur le sol français assure par ailleurs une souveraineté numérique essentielle en matière de sécurité.
Une vision engagée et innovante
Cette approche montre comment une banque traditionnelle peut accompagner et dynamiser la fintech en associant innovation technologique, agilité opérationnelle, cloud et ancrage local. Par ce biais, La Banque Postale réaffirme son rôle de banque citoyenne, facilitant la gestion performante et responsable des encaissements pour toutes les entreprises.
Orchestrer l’avenir des paiements
La modernisation des paiements ne passe plus par des refontes lourdes et coûteuses, mais par une couche intelligente qui optimise les systèmes existants. L’orchestration apporte ainsi une réponse agile, garantissant continuité, sécurité et performance, tout en simplifiant la gestion quotidienne.
Pour finir, l’orchestration peut aussi apparaitre comme comme une réponse politique, en sus de technologique. Elle permet à l’Europe de privilégier ses propres moyens de paiement, de conserver la donnée sur son territoire et maîtriser l’accès aux infrastructures.
Cela nécessite une couche capable d’intégrer, prioriser et gouverner ces choix, précisément ce que permet l’orchestration. Elle ne produit pas la souveraineté en elle-même, mais elle en est la condition technique. »