Comprendre les financements verts
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Comprendre les financements verts

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Dans un contexte de Responsabilité Sociale des Entreprises (RSE) et d’Investissement Socialement Responsable (ISR), maintenir une approche cohérente entre le cœur de métier de l’entreprise et sa stratégie d’investissement apparaît primordial. Ainsi, l’entreprise peut être en recherche active de financement pour développer ses projets à impact environnemental positif.

Financer ses projets via des financements responsables

Aujourd’hui, les deux principaux courants de financements verts sont :

  • Les positive incentive loans (crédits à impact environnemental positif) : ils ne financent pas directement un projet green mais les conditions de crédit sont indexées sur les performances extra financières de l’entreprise. À l’image des grilles de marge historiquement indexées à un ou plusieurs ratios financiers de l’entreprise, la marge du crédit est cette fois dépendante de paramètres RSE.
  • Les crédits amortissables verts : ils financent directement des projets de transition énergétique et écologique en matière d’immobilier responsable, de mobilité durable ou d’actifs technologiques verts (exemples : constructions neuves performantes, flottes de véhicules à faibles émissions, générateurs photovoltaïques…). Ils peuvent être adossés à des obligations vertes « green bonds » s’ils répondent aux critères de la banque, eux-mêmes en ligne avec les exigences des investisseurs institutionnels.

 

La notion de green bonds

Les green bonds (ou obligation verte) fonctionnent comme des obligations classiques. Un grand corporate ou une banque émet des titres de dette achetable sur le marché primaire, à charge pour cette dernière de payer des intérêts annuels aux porteurs conformément au coupon. À l’issue d’une période déterminée, l'émetteur du green bond rembourse la totalité du nominal.

À la différence d’une obligation classique, le green bond a pour seule vocation de financer des projets à impact écologique positif. L’utilisation des fonds par l'émetteur est donc restreinte à cette seule affectation et se traduit par des engagements autres que seulement financiers à l’égard des créanciers.

De fait, il en découle une obligation d’information annuelle rendant compte aux investisseurs de l’avancée des projets financés.

 

Green Bonds : un actif financier en plein essor

Initialement portés par les agences publiques (banque européenne d’investissement et l’agence allemande KfW), les green bonds se démocratisent du côté des énergéticiens et des banques privées en totalisant plus 90% des émissions en 2018 d’après la revue Banque de juin 2019 (numéro 833). 

Ainsi consacrés par la COP 21, les green bonds remportent un franc succès auprès des investisseurs avec plus de 275 milliards de dollars d’obligations émises depuis 2013. Bien qu’ils représentent encore un faible pourcentage du marché obligataire mondial, sa part augmente progressivement passant de 2% en 2017 à presque 3% en 2018. 

Cette augmentation croissante devrait se poursuivre d’autant que la COP 25 a consacré le sujet pour une meilleure régulation et que cette stratégie de mobilisation de capitaux s’avère parfaitement ancrée dans l’air du temps.

 

Finance durable : La Banque Postale leader en France

La Banque Postale, en tant que partenaire tourné vers une finance plus responsable, peut vous accompagner dans le financement de vos investissements matériels améliorant la performance RSE de votre entreprise et son impact écologique.

En janvier 2020, La Banque Postale a obtenu le score de 87/100 par l'agence Sustainalytics. Ce résultat la positionne comme première banque française et sixième mondiale sur les 353 banques évaluées par l’agence.

Cette notation s’appuie sur plusieurs critères répartis sur les trois domaines ESG :

  • Environnemental : la politique environnementale de l’entreprise, ses émissions de CO2, sa consommation énergétique et consommation d’EnR, ses standards environnementaux appliqués aux crédits et aux prêts, ses programmes en faveur d’une finance durable, ainsi que sa gestion d’actifs responsables, etc.
  • Social : inclusion financière, standards sociaux appliqués aux fournisseurs, diversité, « turnover », accords sociaux, activités dans des pays sensibles, etc.
  • Gouvernance (signatures d’engagements) : Principes de l’Investissement Responsable (PRI), des Principes de l’Equateur, lutte contre le blanchiment, programme de lanceur d’alerte, programme de lutte contre la corruption, programme d’investissement responsable, transparence fiscale, etc.