L’étude “La place du numérique dans le projet associatif“ édition 2025, menée par Solidatech et Recherches & Solidarités, démontre que les usages numériques qui s’étaient répandus pendant la crise sanitaire liée au Covid ont continué de progresser. Mais les taux d’adoption varient selon les usages et le profil de l’association (tous les chiffres cités dans cet article sont tirés de cette étude).
Nota bene : cette étude de 80 pages dépasse la seule question des usages pratiqués et s’intéresse aussi aux moyens financiers activés, aux outils employés, aux freins.
Communication, animation et gestion : l'usage du numérique est répandu
- En 2025, 80 % des associations utilisent le numérique pour se faire connaître ;
- 75 % des associations recourent au numérique pour animer le réseau en 2025 ;
- Contre respectivement 74 % et 70 % en 2022 ;
- L’étude démontre que ces usages « sont devenus des réflexes durables, y compris dans les petites associations, et sont désormais bien intégrés au quotidien pour informer, mobiliser, fidéliser ».
Outils de gestion et de collaboration : un usage qui s'accélère
- L’usage du numérique dans la gestion des activités progresse : il est passé de 60 % en 2019 à 70 % en 2025, avec « une diffusion élargie des outils de gestion d’adhérents, de comptabilité ou de suivi d’activités ».
- Le travail collaboratif (messageries instantanées, visioconférences, documents partagés...) avait connu une forte poussée au cœur de la crise sanitaire. Il continue de se développer et concerne 57 % des associations. Cet usage « représente un levier important de coordination, en particulier pour mobiliser des équipes bénévoles souvent géographiquement dispersées. »
Usage marginal du numérique vis-à-vis des parties prenantes
Même s’ils progressent, certains usages, pourtant stratégiques, peinent à s’installer (ils sont en dessous de 35%) :
- La mobilisation des bénévoles (plateformes de mise en relation, appels sur les réseaux sociaux) est un usage établi pour seulement 32 % d’associations... un levier à investir prioritairement au regard « des difficultés accrues sur ce plan : 56 % des associations sans salarié se déclarent dans une situation difficile ou très difficile concernant le bénévolat et il en va de même pour 51 % des associations employeuses ».
- L’organisation des assemblées générales et conseils d’administration reste stable (24–25 %). En cause, selon l’étude, « la complexité des modalités (statuts, outils de vote…) » et « l’attachement au présentiel, perçu comme plus propice à l’échange et à la convivialité ».
- Le développement de nouveaux services numériques pour les bénéficiaires ou les adhérents ne progresse plus en 2025 (20 %).
Et l’intelligence artificielle (IA) ?
18 % des associations indiquent utiliser des outils intégrant de l’intelligence artificielle (26 % pour les associations employeuses) et 13 % y réfléchissent : le potentiel d’appropriation de cette technologie est donc conséquent mais son utilisation est encore loin d’être généralisée.
Profil type de l'association très avancée dans l'usage du numérique*$
Tous les éléments (chiffres, secteurs, qualificatifs…) sont issus de l’étude citée en référence.
- Une association du secteur environnement ou éducation populaire : les structures de ces deux secteurs se distinguent par une utilisation intense et diversifiée du numérique, notamment pour collaborer (75 % et 71 %) et gérer (75 % et 81 %) ;
- Une association disposant d’un budget supérieur à 500 000 € ;
- Une association avec plus de 10 salariés : les usages numériques augmentent avec le nombre de salariés ; par exemple, 87 % des structures de 10 à 19 salariés y ont recours pour gérer les activités ;
- Une association en zone de revitalisation rurale : dans ces territoires, « les associations s’appuient sur tous les volets numériques, et sont même en avance sur certains usages par rapport aux autres territoires (81 % pour la gestion, 79 % pour collaborer). Le numérique semble être pour elles un moyen de compenser l’isolement territorial et un habitat souvent dispersé » ;
- Une association fédérée.
Trois pistes pour accroître l'usage du numérique et améliorer la gestion
Changer d’approche en termes de financement
« Plutôt que de financer les projets de transformation numérique sur leurs fonds propres comme le font 81% des associations*$, les associations peuvent envisager de recourir à l’emprunt pour financer ces investissements. Il est ainsi possible de financer du matériel d’infrastructure numérique en crédit-bail mobilier ou via des emprunts plus classiques. Un financement bancaire pour de l’immatériel est aussi envisageable, partage Leticia Hachem, responsable marketing Secteur Public et Économie Sociale au sein de La Banque Postale. Au-delà du financement, La Banque Postale peut accompagner l’association pour penser et construire son approche du numérique afin de sécuriser ses transactions et lutter contre la fraude. »
Etude “La place du numérique dans le projet associatif“ édition 2025, page 20.
S’approprier les avantages de la facturation électronique
L’obligation de facturation électronique entre les entreprises françaises assujetties à la TVA interviendra à partir du 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire et du 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises et les microentreprises. Elle concernera l’ensemble des opérations d’achats et de ventes de biens et/ou de prestations de services réalisées entre des entités établies en France qui sont assujetties à la TVA dès lors qu’elles concernent le territoire national.
Dès lors seules les associations ayant une activité lucrative et assujetties à la TVA sont soumises à cette obligation. Néanmoins la facturation électronique présente un certain nombre d’avantages qui justifient d’y recourir même pour une association non soumise à cette réforme. Parmi ces avantages : une meilleure visibilité du traitement des factures et des délais de paiement fluidifiés via la traçabilité prévue par cette réforme, un gain de temps pour les membres ou les salariés via la transmission en format électronique sécurisée et structurée des factures permettant leur traitement automatique. Et point important dans le cadre d’une montée en puissance du numérique dans le projet associatif : des données (financières, achats, bénévoles…) structurées, disponibles et exploitables pour mieux piloter l’activité de l’association et affiner sa stratégie.
Opter pour une solution multi encaissement
Sécurisée et évolutive, une solution multi-encaissement est une plateforme d’orchestration des encaissements (en savoir plus sur cette notion d’orchestration des encaissements) . Elle permet d’abord d’optimiser le pilotage centralisé des encaissements de vos activités physiques et digitales et aussi de proposer à chaque donateur, par exemple, le moyen de paiement qu’il souhaite utiliser.