Qu'avez-vous pensé des Assises de La Banque Postale ?
Les Assises ont été très intéressantes, avec un nombre de participants important.
C’est une belle réussite de solution alternative au présentiel en temps de crise. C’est un format hybride adapté pour des demi-journées.
Les intervenants et les sujets des tables rondes étaient de qualité, avec une ouverture sur le champ de l’économie sociale et solidaire.
Que pensez-vous de l’implication d’une banque sur les sujets de la solidarité et de la transition écologique ?
La Banque Postale est implantée partout sur les territoires et les associations sont toutes au cœur des territoires. C’est parfois même le premier employeur dans la zone rurale et semi-urbaine.
La proximité entre La Banque Postale et les associations est naturelle ; nous sommes les uns et les autres attachés à valoriser les territoires au niveau économique et social. Notre objectif est que le territoire puisse perdurer et se développer avec des intérêts communs.
Le besoin aujourd’hui, c’est d’injecter dans le secteur associatif des prêts de « survie ». La fin d’année risque d’être très difficile, avec peu de trésorerie, avec des hauts de bilan et des fonds propres grevés par la crise.
Les associations vont être absorbées par la crise et les prêts de haut de bilan vont être surement nécessaires dans l’immédiat, avec une possibilité de différé après la crise.
Les pouvoirs publics ont le regard tourné principalement vers le secteur de l’entreprise de type commercial ou industriel et peu vers le secteur associatif. C’est pourquoi il est important que La Banque Postale puisse être à nos côtés dans ce contexte afin de nous aider à trouver des solutions pendant ce passage difficile.
Pensez-vous que les financements verts fléchés vers des projets « Green » peuvent aider le secteur ?
Ce qui est intéressant aujourd’hui, c’est la connexion entre l’écologie et le social. En effet, ces deux voies ont été souvent parallèles, chacun pensant que sa voie était la plus importante.
Le social reflète la proximité, l’humilité, l’humain, en lien avec l’écologique qui est l’avenir de la planète et cela concerne chaque individu. Ce rapprochement très intéressant entre le social et l’environnement, se traduit notamment dans le Pacte du pouvoir de vivre : celui-ci réunit plus de 60 organisations (syndicats, associations pour l’environnement, mutuelles, associations de solidarité, associations d’éducation populaire,…) qui ont décidé de porter ensemble un pacte de la convergence de l’écologie et du social.
Le fait de créer des « prêts verts » est percutant. L’étape d’après serait que les prêts « greens » aient une double dimension, à la fois écologique et sociale.