Vieille institution lyonnaise, le groupe scolaire Sainte-Marie Lyon s’étend à l’Est du Rhône

Au sein du groupe scolaire "Les Maristes", on accueille plus de 4500 élèves de la maternelle au supérieur. Exigence et bienveillance sont au cœur du dispositif d'éducation, indique Marc Bouchacourt, son chef d'établissement.

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Marc Bouchacourt, Chef d'établissement du groupe scolaire Sainte-Marie Lyon

Pour des dizaines de milliers de Lyonnais, le 4 montée Sainte-Barthélémy est une adresse familière. C’est ici, au pied des pentes de Fourvière, qu’est implantée depuis la fin du XIXe siècle une vieille institution de la capitale des Gaules : le groupe scolaire Sainte-Marie Lyon, créée en 1893 par les pères de la Société de Marie, dits pères maristes. Au fil des décennies, cette structure privée d’éducation catholique sous contrat s’est étendue sur trois sites dans le 5e arrondissement, plus un quatrième à La Verpillière, dans le Nord de l’Isère. 

« Avec plus de 4500 élèves de la maternelle au supérieur, nous faisons partie des plus grands établissements français », précise Marc Bouchacourt, lui-même ancien élève, qui dirige depuis 2005 ce groupe que tout le monde à Lyon appelle simplement « Les Maristes ». 
Ici, le mode d’éducation se veut un mélange d’exigence et de bienveillance, selon la devise du fondateur, le père Jean-Claude Colin : « Avec les enfants, soyez carrés et soyez ronds. » « Concrètement, cette bienveillance se traduit par exemple par un encadrement important, d’à peu près un conseiller principal d'éducation pour 100 élèves, indique Marc Bouchacourt. » Mais aussi par le souhait d’une grande ouverture lors des inscriptions : nous ne nous arrêtons pas au dossier scolaire, nous cherchons à rencontrer la famille et l’enfant. Il y a l’idée ici que chaque élève est différent et que nous allons essayer de respecter ce qu’il est profondément. » Cette approche se retrouve encore dans l’attention portée à l’architecture et à l’environnement des sites scolaires : des bâtiments mêlant sobriété, esthétique et originalité, au cœur de terrains boisés où la nature a toute sa place. « De même qu’une famille aménage son foyer pour offrir le meilleur à son enfant, l’école doit le faire à travers son espace », estime Marc Bouchacourt. 

Depuis les années 1960, le groupe scolaire travaille pour cela avec le même architecte, Georges Adilon, et avec sa fille Marie, qui a collaboré avec lui à partir des années 1980 puis lui a succédé après son décès en 2009. C’est elle qui a dessiné le cinquième établissement des maristes, actuellement en construction à Meyzieu dans l’Est lyonnais, une zone en plein essor démographique. Son chantier a été lancé… le 16 mars 2020, à la veille du premier confinement. « Il s’est arrêté le 17, puis a repris dès le 23, dans le respect du protocole sanitaire. Au final, nous pourrons ouvrir comme prévu les classes de seconde à la rentrée 2021, puis les premières et terminales les années suivantes. » Une satisfaction pour le chef d’établissement et ses équipes, qui eurent par ailleurs fort à faire pour adapter le groupe scolaire aux contraintes de la crise - avec un certain succès, puisque depuis septembre 2020, l’établissement a réussi à fonctionner quasi-entièrement en présentiel. Pour financer son nouveau lycée de Meyzieu, d’un coût de 16 millions d’euros, Sainte-Marie Lyon a pu compter sur la région Auvergne-Rhône Alpes, le diocèse, des fonds propres, des dons privés… et l’emprunt bancaire. C’est à cette occasion que l’institution a noué son partenariat avec La Banque Postale. « Depuis, la relation se passe vraiment bien, avec de la réactivité, des contacts réguliers… » note Marc Bouchacourt. Un atout de plus pour espérer une rentrée 2021 enfin sereine, après de longs mois à gérer la crise.

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