« Chaque année près d’un million de pièces : versements et justificatifs. Le défi pour notre équipe est de traiter tous ces flux entre décembre et fin février »
Laurence Kardas, Responsable remontée des fonds de l’AFM-Téléthon
C’est en 1987 que l’AFM-Téléthon lance le premier Téléthon français, un évènement de collecte associant une émission télévisée et des dizaines de milliers d’animations partout sur le territoire. « À ce jour, il repose sur une émission de 30 heures en direct sur les chaînes de France Télévisions, et près de 260 000 bénévoles et 59 000 associations engagés dans 22 000 animations sur le terrain, sans oublier un dispositif digital*$» décrit Laurence Kardas, responsable remontée des fonds de l’AFM-Téléthon. Derrière ce temps fort, des enjeux de gestion des flux de paiement.
En savoir plus sur le Téléthon : https://www.afm-telethon.fr/fr/le-telethon/le-telethon-c-est-quoi/lhistoire-du-telethon
Spécificité : traiter un volume conséquent de virements sur une période restreinte
Cette très forte mobilisation répartie sur tout le territoire national, concentrée sur un temps restreint, génère « chaque année près d’un million de pièces : versements et justificatifs. Le défi pour notre équipe est de traiter tous ces flux entre décembre et fin février », pointe Laurence Kardas. Une problématique se pose pour les 3 000 pièces de virements : « l’identification de l’émetteur est difficile, les informations fournies dans le libellé sont très pauvres et sans possibilité pour le bénéficiaire de les structurer dès l’origine. S’ajoute à cela la question de l’affectation de chaque virement dans notre système d’information. Celle-ci suppose une approche géographique : quelle commune, quelle animation a généré quel montant ? C’est ce point, la détermination de l’origine territoriale du virement, dont nous avons le plus besoin dans notre gestion de ces flux » explique Laurence Kardas.
Le volume des virements dans les versements recueillis à l’occasion du Téléthon ne cessant de progresser, cette problématique se faisait de plus en plus prégnante. « La nécessité de remettre à plat notre système de traitement des virements, très chronophage, s’est imposée. Il pouvait s’écouler 15 jours entre l’arrivée d’un virement sur nos comptes et son intégration dans le système d’information. Cela mobilisait également des ressources pour effectuer de nombreuses tâches à faible valeur ajoutée (récupération des pièces, formatage, intégration de fichiers…) » relate Laurence Kardas.
Refonte du process et implémentation de la solution eZyban
En avril 2025, le chantier de refonte est lancé avec un impératif : définir et déployer le nouveau process en quatre mois, « laps de temps dont nous disposons entre deux Téléthons » précise Laurence Kardas. Initialement, eZyban, solution d’eZyness®, fintech filiale à 100 % de La Banque Postale, qui permet d’identifier l’origine des paiements par virement n’était pas retenu comme un chaînon possible du futur process. Mais « à la mi-juin, La Banque Postale nous a fait savoir qu’il leur était possible de concevoir un développement spécifique susceptible d’absorber les caractéristiques propres à l’activité Téléthon.
Nous avons répondu positivement une semaine après avoir reçu la proposition commerciale. La mise en production de la version adaptée d’eZyban s’est faite tout début octobre avec un premier virement reçu dès le 9 octobre ! » salue avec enthousiasme Laurence Kardas. Alors qu’en septembre, associée à Grace Loembé, experte d’eZyness®, Laurence Kardas s’employait au recettage du spécifique eZyban, « une communication multicanale à destination des 143 coordinations Téléthon était déployée pour les inciter à utiliser l’IBAN eZyban qui leur était dédié. »
Un traitement des virements accéléré
Engagement des bénévoles, communication adaptée et facilité de la solution : le succès a été au rendez-vous : « sur les 143 IBAN eZyban créés pour les coordinations, 121 ont été utilisés pour cette édition du Téléthon. La solution eZyban, greffée au nouveau process de traitement des virements, est interfacée directement avec l’ERP (Entreprise Ressource Planning) de l’AFM-Téléthon. Cela permet la normalisation des virements eZyban et hors eZyban dans une application développée pour ce cas d’usage par notre prestataire. Les comptables n’ont plus à intervenir mais seulement à vérifier que les informations sont justes.Comme celles-ci sont issues de l’ERP, le risque d’erreur est très faible et le temps requis pour cette vérification réduit » détaille Laurence Kardas très satisfaite des résultats obtenus : « nous disposons dans le champ des libellés des IBAN des informations dont nous avons besoin et dans une structuration adéquate. Fin février 2026, 55 % des virements étaient passés via eZyban, ce qui est un exploit pour une mise en place en date d’octobre 2025. En termes d’efficacité, au 20 février 2026, 80 % des virements eZyban étaient identifiés et intégrés contre 45 % pour les virements hors eZyban ».
Les bénévoles et les équipes métiers se sont bien approprié la solution
Outre le fait de voir son problème d’identification des virements résolu, Laurence Kardas identifie d’autres avantages, dont :
- la rapide acceptation par les bénévoles de la solution eZyban déployée pour le Téléthon : « c’est un point essentiel puisque ce sont eux qui font vivre les animations : la gestion des virements ne doit pas être un poids pour eux » ;
- une affectation facilitée des virements dans le système d’information ;
- « L’information enrichie dans les libellés est un vrai plus : disposer par exemple d’une adresse complète plutôt que d’une succession de chiffres permet d’effectuer des recherches pertinentes et fructueuses ».
Un souhait d’évolution pour la solution ? « Qu’à l’avenir les IBAN issus d’eZyban soient présents dans les bases de références utilisées par les entreprises, formule Laurence Kardas. Tel n’est pas le cas pour le moment et cela peut générer des refus notamment chez les grands comptes. »
Point de vue expert de La Banque Postale
« La bonne efficacité opérationnelle des associations nécessite de traiter rapidement un grand volume de virements et de disposer d’un rapprochement bancaire facilité. Avec une intégration fluide des fonctionnalités dans leurs processus et organisation, les associations gagnent du temps et de la sérénité. »
Sandie Le Duvéhat, chargée de développement marchés Santé, Associations et Collectivités locales au sein de La Banque Postale