Ces Départements qui versent leurs prestations sociales sous forme de CESU

Alternatives au versement des prestations sociales par virement bancaire, les chèques emploi-service universels (CESU) ont la faveur d’un nombre croissant de Départements. Et pour cause : la solution présente de nombreux avantages. Rencontre avec Samuel Resse, directeur commercial et Adeline Arteil, responsable du pôle prestations sociales de Domiserve, spécialiste des CESU sociaux.

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Quel est l’usage possible des CESU pour le versement des aides sociales ? Et comment le système fonctionne-t-il ?

Adeline Arteil, Responsable du Pôle Prestations Sociales de Domiserve et Samuel Resse, Directeur Commercial

Samuel Resse : Deux prestations sociales majeures peuvent être, au choix de la collectivité, versées sous forme de chèques emploi-service universels (CESU). Il s’agit de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), et de la prestation de compensation du handicap (PCH). Ces aides sont au cœur du périmètre de compétence des départements.

Les CESU sociaux peuvent être délivrés sous forme d’un chéquier « papier ». Ils peuvent également, au choix (réversible) du bénéficiaire, être dématérialisés sur un compte électronique.  Le taux de dématérialisation peut dépasser 50% pour la PCH, qui concerne un public sensiblement plus jeune que celui de l’APA.

Comment les départements, compétents dans le champ de l’action sociale, se sont-ils approprié cet outil ?

Samuel Resse : Sur 100 départements, 39 ont opté pour les CESU sociaux. Domiserve accompagne 18 d’entre eux, tant urbains que ruraux, en tant qu’émetteur pour la gestion de leur dispositif. Nous occupons donc une position de leader sur le marché. Les deux dernières collectivités ayant opéré le basculement vers le versement des aides en CESU ont d’ailleurs choisi Domiserve. Il s’agit de la Métropole de Lyon et du Conseil départemental de l’Aude.

Quel intérêt le système des CESU présente-t-il pour les collectivités ?

Adeline Arteil: Distribuer l’aide sociale sous forme de CESU donne une réelle visibilité à l’action sociale du Département. En effet le plan d’aide est alors versé sous forme d’un chéquier ou d’un compte électronique aux couleurs du Département. C’est plus valorisant qu’une simple ligne de virement sur le relevé de compte du bénéficiaire…

Par ailleurs, le dispositif des CESU présente un intérêt économique avéré. D’une part il permet de s’assurer de l’effectivité des dépenses afférentes : l’utilisation des CESU est fléchée et ne peut financer que des services à la personne. Par ailleurs, la collectivité a l’assurance d’être remboursée des prestations non consommées, par exemple pour cause d’entrée en établissement. Une équation économique particulièrement favorable à l’heure où – pandémie oblige - les finances départementales sont fortement sollicitées.

Quels sont les atouts de Domiserve comme émetteur de CESU sociaux ?

Samuel Resse : L’une de nos caractéristiques les plus appréciées découle de notre choix – qui détonne, sur le marché - de ne pas externaliser notre plateforme de relation aux bénéficiaires. Composée de nos propres conseillers et hébergée dans nos murs, notre plateforme téléphonique traite un demi-million d’appels par an. C’est dire l’impact de ce choix de ressources internalisées.

Un autre de nos atouts réside dans notre volonté assumée de développer une expertise mono-métier : Domiserve est le seul émetteur de CESU exclusivement centré sur les services à la personne. Très concrètement, nos équipes sont spécialisées, spécifiquement formées et nos outils dédiés. Il s’agit d’un vrai « plus » en termes de qualité de service, que nous reconnaissent nos clients. Domiserve est d’ailleurs le seul opérateur du marché certifié AFNOR « Service Relation Clients », certification qui n’a été attribuée qu’à une vingtaine d’entreprises françaises à ce jour. Ce label nous engage à délivrer les meilleurs standards de qualité de service, notamment sur la prise d’appels.

Comment Domiserve accompagne-t-il un département qui « se lance » ?

Adeline Arteil : Nous avons la capacité à accompagner nos clients, en mode « projet », dans les changements qu’implique le dispositif CESU. C’est dans notre ADN. Cette nécessaire conduite du changement ne peut faire l’économie d’un accompagnement des directions concernées du Conseil départemental. Elle passe aussi par des communications ciblées auprès des bénéficiaires et des intervenants, via des guides de communication sur mesure. L’accompagnement de la collectivité passe également par la mise à disposition d’informations statistiques mensuelles sur les aides versées et leur utilisation, pour un pilotage très fin du dispositif.

En quoi la crise sanitaire a-t-elle impacté les usages des CESU sociaux ?

Samuel Resse : La crise sanitaire a mis en lumière toute la pertinence d’un maintien à domicile aussi longtemps que possible pour les personnes âgées dépendantes . Elle a également favorisé la montée en puissance des dispositifs dématérialisés, en particulier concernant l’APA. Les CESU dématérialisés, au-delà des nombreux avantages qu’ils présentent, apparaissent en effet comme une solution très sécurisante face aux possibles aléas dans l’acheminement du courrier.

Dès les premiers jours du confinement, notre mobilisation a été saluée par nos clients. Nous avons notamment su garantir la production des chéquiers CESU dans les délais, assurer l’ensemble de nos traitements et l’accueil des bénéficiaires avec notre plateforme opérant en télétravail à 100%.

Cette crise sanitaire nous a encore rapprochés de nos clients.

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