La Banque Postale, 1er prêteur bancaire des collectivités

05 JUIN 2019

Dans un contexte de concurrence accrue entre sources de financement, La Banque Postale conforte en 2018 sa position de premier prêteur bancaire aux collectivités territoriales. C’est ce dont témoigne l’état des lieux 2019 de l’observatoire Finance Active. Les explications de Laurent Gautier-Falret, responsable du marché collectivités locales de La Banque Postale.

Dans quelles conditions les collectivités locales ont-elles actuellement recours à l’emprunt ?

La reprise des investissements, initiée en 2017 et confirmée en 2018, est principalement portée par les communes et intercommunalités. Conséquence : après deux années de repli, les emprunts nouveaux repartent à la hausse, notamment au sein du bloc communal.

Les collectivités disposent d’une offre de crédit abondante, dans des conditions particulièrement attractives. Elles ont privilégié le taux fixe, notamment pour les durées longues. Mais les plus grandes collectivités ont conservé une logique de diversification de leur encours de dette, en continuant à recourir à un volant de taux révisables.

 

Quelles est la place qu’occupe La Banque Postale dans le paysage de l’offre de crédits aux collectivités ?

Selon l’étude Finance Active, le financement intermédié, c’est-à-dire opéré par un établissement de crédit, représente 87% des nouveaux besoins d’emprunt à long terme des collectivités. Le marché obligataire a désormais tendance à stagner, compte tenu de la rigidité de ce type de montage et d’un différentiel de coût limité.

Au sein des établissements de crédit, pour la 4ème année consécutive, La Banque Postale est le premier prêteur bancaire des collectivités locales. Nous apportons le quart du financement moyen long terme des collectivités locales. Nous sommes très reconnaissants de cette marque de confiance accordée par les collectivités territoriales. Nos clients apprécient  notre proximité, notre compétitivité, notre qualité de service et notre esprit de « banque et citoyenne ».

 

Quels sont les principes guidant l’action de La Banque Postale depuis son accompagnement des collectivités locales qui a débuté en 2012[1] ?

Nous sommes restés, depuis lors, fidèles à un certain nombre d’engagements.

La Banque Postale s’efforce d’accompagner toutes les collectivités, y compris les plus petites d’entre elles qui sont nettement sous-représentées dans l’étude de Finance Active. La moitié des contrats que nous signons concernent ainsi des communes de moins de 5000 habitants.

Notre second principe consiste à offrir aux collectivités des produits simples et transparents, exclusivement notés 1A.

Enfin, les études que nous publions sur les finances des collectivités constituent un apport d’expertise exclusif et reconnu.

 

L’offre de La Banque Postale aux collectivités a-t-elle par ailleurs évolué depuis 2012 ?

Le cœur de nos services - prêts moyen long terme, prêts relais et lignes de trésorerie - a été adapté pour répondre au mieux aux attentes des collectivités locales. A titre d’exemple, depuis 2016, les collectivités locales  sont autonomes pour effectuer leurs tirages ou remboursements par internet sur leurs lignes de trésorerie.

Nous avons par ailleurs diversifié notre offre à destination des collectivités. Par exemple en développant avec Domiserve, filiale de La Banque Postale, de nouveaux services pour le financement de l’action sociale, la gestion des plans d’aide et l’organisation des prestations de services à la personne.

Enfin, nous avons progressivement élargi le périmètre de nos interventions. Nous sommes aujourd’hui en capacité d’accompagner l’ensemble des composantes du secteur public local, y compris les groupements sans fiscalité propre, les entreprises publiques locales, les EHPAD, ou encore les bailleurs sociaux.

 

Comment La Banque Postale accompagne-t-elle les collectivités en 2019 ?

Le conseil est notre principal cheval de bataille. La priorité de la Banque Postale consiste à permettre aux collectivités de financer leurs projets dans les meilleures conditions. C’est pourquoi nous mettons à leur disposition une étude rétrospective, comparative et interactive, leur permettant de nourrir leur réflexion et de mieux comprendre leurs besoins et priorités.

Notre volonté d’apporter du conseil aux collectivités s’illustre aussi par les outils que nous mettons à disposition sur notre site Internet, comme nos études, notre rubrique « Mode d’emploi », ou encore notre simulateur d’emprunt.

 

Plus globalement, quelles sont les tendances observables sur le marché du financement des collectivités ?

La lisibilité des financements est une idée qui gagne du terrain, et cela aussi bien au sein des collectivités que parmi les citoyens ou du côté des investisseurs.

Ainsi, avec notre partenaire, la SFIL, nous allons proposer une gamme de prêts verts, dédiés aux projets favorables à l’environnement : transports, eau, énergies renouvelables, rénovation énergétique, recyclage des déchets…  Alors que les obligations vertes sont aujourd’hui réservées à des montants extrêmement élevés et accessibles uniquement aux très grandes collectivités, nous allons en démocratiser l’accès par le biais des prêts verts. Les collectivités désireuses d’y avoir recours devront fournir des informations à même de justifier des effets du projet visé.

C’est aussi dans cette perspective que nous mettons désormais le financement participatif (ou crowdfunding) à la portée des territoires, via notre filiale KissKissBankBank. Un décret de 2015 permet aux collectivités de faire appel aux ressources issues de ce type de financement pour leurs propres projets via le don et via le mentorat au profit de projets d’autres acteurs des territoires. Les collectivités voient qu’au-delà du financement, c’est un formidable outil pour impliquer les citoyens sur leurs projets.