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Je suis ou deviens aidant

Aujourd’hui, 11 millions de Français accompagnent au quotidien un proche en situation de dépendance.

Les droits en tant qu’aidant et ses droits en tant qu’aidé

Être aidant c’est avoir des devoirs envers l’aidé mais votre implication au quotidien au côté de votre proche vous ouvre également des droits. De son côté, votre proche aidé a également des droits qui ont pour but de l’aider à maintenir son autonomie et sa qualité de citoyen malgré sa dépendance.

Qu’est-ce qu’un proche aidant ?

Le rôle des aidants est reconnu par la loi d’Adaptation de la Société au Vieillissement, dite loi ASV. En application depuis le 1er janvier 2016, elle donne une définition assez large du proche aidant : il peut être le conjoint, le père, le frère, la sœur ou encore l’enfant soutenant régulièrement et sur le long terme la personne dépendante dans ses activités quotidiennes. Mais cette loi reconnaît aussi les voisins et amis assistant un proche en perte d’autonomie.
Cette reconnaissance officielle est importante car elle vous donne plusieurs droits. Vous pouvez notamment bénéficier d’aides financières et/ou logistiques.

Quels sont les droits d'un aidant ?

Le droit au répit

Une des nouveautés de la Loi d’adaptation de la Société au handicap de 2015 (mise en application le 1er janvier 2016). En tant qu’aidant, vous avez droit :

  • A une évaluation de vos besoins de repos dans le cadre de l’instruction du dossier Allocation Personnalisé d’Autonomie (APA) de votre proche.
  • A une somme maximale de 506,71€ (montant au 1er janvier 2019) par an pour vous aider à régler les frais engagés pour utiliser ce droit au répit : aide à domicile, hébergement temporaire, etc. Le montant peut être augmenté jusqu’à 996,74€ si vous devez être hospitalisé. 

Le droit à la formation 

Vous pouvez bénéficier d’un apprentissage dispensé par un professionnel de santé si la personne aidée a besoin de soins qu’il n’est pas en mesure de réaliser. Ces formations concernent différents domaines. 

Le droit à la rémunération

Si votre proche bénéficie de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA), votre proche peut alors vous verser un salaire à condition que vous ne soyez son ou sa conjointe. Le montant au 1er janvier 2018 correspond à 13,78€/heure.
Si votre proche perçoit la Prestation de Compensation du Handicap (PCH), votre proche peut vous rémunérer à condition qu’il ne soit ni votre conjoint, ni votre enfant, ni votre parent. Ces restrictions n’ont pas lieu dans le cas où le handicap de l’aidé l’oblige à recevoir un aide pour tous les gestes quotidiens ou qu’il nécessite des soins constants. Si vous êtes dans le cas où il ne peut pas vous rémunérer, votre proche peut toutefois vous dédommager. Le montant est de 5,84€ si vous avez renoncé totalement ou partiellement à votre travail ou 3,90€ si vous ne travaillez pas. Ce dédommagement est considéré par l’Administration fiscale comme un bénéfice non commercial et déclaré comme tel.
Si votre proche ne perçoit ni l’APA ni la PCH, il peut alors vous employer au tarif qu’il décide, mais doit vous déclarer à l’URSSAF et un contrat de travail doit être établi. 

Le droit à l’affiliation à l’Assurance vieillesse

Si vous vous êtes arrêté de travailler totalement ou partiellement pour aider un proche reconnu comme étant touché par une incapacité de 80% et plus, vous pouvez bénéficier de trimestres supplémentaires qui compteront pour votre retraite. Cependant, cette possibilité est soumise à conditions de ressources. Le droit à un congé de solidarité familiale.
Si vous décidez d’accompagner un proche en fin de vie, vous pouvez bénéficier d’un congé sans solde d’une durée maximum de trois mois appelé congé de solidarité familiale.
Si vous êtes reconnu en tant qu’aidant familial et que vous souhaitez suspendre votre activité pour vous occuper de l’aidé, le congé de soutien familial vous permet de bénéficier d’un congé de 3 mois renouvelables où le maintien de votre emploi est assuré.

Face au vieillissement massif de la population française, les aidants familiaux ont un rôle indispensable à jouer. Aujourd'hui en France, ils sont 11 millions à prendre soin d'un proche âgé, malade, dépendant ou en situation de handicap. Qui sont les aidants familiaux et quels sont leurs droits ?

Bon à savoir

Si vous venez d’être nommé(e) par le juge des tutelles représentant légal d’un proche mis sous protection, La Banque Postale :

  • s’engage à offrir aux personnes protégées et à leurs Représentants Légaux (familiaux ou professionnels) un accueil spécifique, via un dispositif à distance dédié
  • propose en exclusivité sur le marché une carte de paiement interbancaire permettant de répondre aux spécificités des majeurs protégés : la carte Protectys
  • met à disposition de tous un guide d’information et d’accompagnement des Représentants Légaux quel que soit leur statut.

Quels sont les droits d'un proche aidé ?

Le Plan d’aide personnalisé dans le cadre de l’Allocation Personnalisé d’Autonomie (APA)

Si votre proche a plus de 60 ans, il peut solliciter l’APA. Pour cela, il doit d’abord se procurer un dossier de demande auprès de la Mairie, des services du Conseil Départemental, ou du CLIC. En fonction de ses critères, il lui sera proposé un plan d’aide personnalisé qui comprendra : 

  • L’attribution de l’Allocation Personnalisé d’Autonomie (APA)
  • La mise en place de services d’aide à domicile (ménage, portage de repas, etc.)
  • Les aides techniques à envisager (lit médicalisé, fauteuil roulant, etc.)

Le Plan personnalisé de compensation du handicap

Destiné au moins de 75 ans dont le handicap a été évalué pour la première fois avant l’âge de 60 ans, ce plan déclenche la prise en charge de votre proche :

  • L’attribution de la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)
  • La délivrance de sa Carte Mobilité Inclusion qui donne accès à certains droits en matière de fiscalité, de travail, d’accès aux lieux publics et de transports
  • Les conseils d’aménagement du quotidien
  • Son orientation éventuelle vers un accueil ou un établissement spécialisé

Le droit à la bientraitance

En situation de fragilité si votre proche peut être victime de maltraitance qu’elle soit physique, psychologique ou financière, il peut faire appel à la Plateforme Nationale d’Ecoute contre la Maltraitance au 397 (prix d’un appel local et service gratuit). 
S’il est accueilli en établissement, le signalement doit être transmis au directeur de la structure. Si le signalement n’est pas entendu, vous pouvez vous tourner vers l’Agence Régionale de Santé (ARS) et au Conseil Départemental qui financent et contrôlent l’établissement.

Devenir aidant : pourquoi se former ?

Devenir aidant d’un proche âgé dépendant demande des savoir-faire et des savoir-être qui ne sont pas forcément simples à acquérir. Pour faire face, sachez qu’il existe des formations pour assister plus efficacement votre proche.
Parce que personne n’est préparé au rôle d’aidant. Cette fonction n’est jamais choisie, mais imposée par la vie. Vous êtes donc amené à faire face, du mieux que vous pouvez, mais souvent dans l’anxiété de savoir si vous faites bien, et dans l’oubli de vous-même.
La formation peut donc vous être utile à plusieurs niveaux. Par exemple, vous pouvez apprendre les gestes de premiers secours, vous former à l’accompagnement psychologique, à la psychomotricité en vous protégeant des troubles musculo-squelettiques, mieux connaitre vos droits, etc. En tant qu’aidant, vous avez aussi besoin d’être soutenu moralement : voir un de ses proches souffrir ou devenir de plus en plus dépendant n’est pas simple à supporter. Pour faire face, il existe des formations pour mieux comprendre la maladie, accompagner un proche en fin de vie ou encore acquérir des outils de gestion du stress afin de vous aider à prendre du recul.

Formation aidant : où se renseigner ?

Plusieurs organismes peuvent vous aider :

  • Se renseigner auprès des associations de malades ou d’aidants Certaines associations spécialisées proposent des formations en direction des aidants. Elles peuvent être dispensées dans leurs locaux mais aussi en ligne, sur Internet, par le biais de vidéos ou d’animations. Pensez par exemple aux associations de malades ou de famille, à la Croix Rouge, à l’Association Française des Aidants, etc. 
  • Se renseigner auprès de la plateforme d’accompagnement et de répit la plus proche de chez vous. Ces points d’informations pourront à la fois vous indiquer quels sont les organismes de votre secteur à délivrer des formations mais ces structures elles-mêmes dispensent des informations sous forme de dépliants, de conférences, de groupes de paroles, de cafés-rencontres.
    Trouver un point d’information près de chez moi
  • Se renseigner auprès du Centre d’Information et de Formation des Aidants (CIF-Aidants) Comme son nom l’indique, ce centre est spécialisé dans la formation des aidants. Vous pouvez vous renseigner à la fois en ligne sur leur site internet : www.aidesauxaidants.com ou bien par téléphone au 05 53 24 97 27*.

Bon à savoir

Si vous venez d’être nommé(e) par le juge des tutelles représentant légal d’un proche mis sous protection, La Banque Postale met à votre disposition de tous un guide d’information et d’accompagnement des Représentants Légaux quel que soit leur statut.

Quelles sont les solutions de répits pour les aidants ?

Des imprévus, du type hospitalisation, peuvent vous contraindre à vous éloigner de votre proche. Tout aidant familial d’un proche à la retraite a également le droit au répit. Dans ce genre de situation, des aidants professionnels (ex. : infirmières, auxiliaires de vie) peuvent assister votre proche dans ses tâches quotidiennes. L’installation d’une télé alarme est également recommandée. Toutefois, selon les problèmes de santé de votre proche, son maintien à domicile peut être trop délicat durant votre absence. Voici des solutions qui peuvent vous être utiles.

Les plateformes et les groupes de paroles

Le répit est une nécessité pour les aidants. Il permet une pause dans le quotidien épuisant physiquement et psychologiquement. Pour cela, des lieux d’information, d’accompagnement et de soutien vous sont dédiés. Vous y trouverez de la documentation, des groupes de parole animés par des psychologues, des groupes d’échanges entre aidants, des sorties ou encore des sessions de formations pour éviter de s’épuiser, mieux communiquer ou mieux gérer son stress.
Adressez-vous au Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC) ou au Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) pour trouver la plateforme la plus proche de chez vous. 

Les services et garde à domicile

Les aidants professionnels peuvent constituer une bonne solution pour prendre en charge votre proche pendant que vous prenez un peu de temps pour vous. Ces personnes interviennent sur diverses activités et peuvent intervenir pour quelques heures, le jour, mais aussi, la nuit pour vous permettre de récupérer.

Les principales activités de l’aide à domicile : 

  • L’employé à domicile dans les actes quotidiens (ménage, courses, etc.)
  • L’auxiliaire de vie sociale dans les actes essentiels et ordinaire de la vie quotidienne (entretien du logement, aide à la toilette, aide à la mobilité, etc.)
  • La garde itinérante de nuit si votre proche nécessite une surveillance la nuit
  • Les Services de Soins Infirmiers à Domicile (SSIAD) pour éviter ou retarder une entrée en établissement spécialisé

D’autres services existent également pour maintenir votre proche à domicile. Certaines communes, associations ou entreprises ont développé des services de portage de repas à domicile permettant à vos proches de continuer à manger des repas complets et équilibrés sans avoir à faire les courses ou la cuisine. Ces repas peuvent être adaptés aux besoins du bénéficiaire en cas de régime particulier, par exemple régime sans sel. La téléassistance a aussi un intérêt dans le maintien à domicile. Ce service fonctionne généralement grâce à un bracelet ou un médaillon que votre proche porte autour de lui. Il pourra joindre facilement une plateforme téléphonique en cas de soucis. Ce dispositif vous permet d’être moins anxieux et votre proche se sentira rassuré.

Bon à savoir

Grâce au service Veiller sur mes parents, prenez du temps pour vous. Adapter le service aux besoins de votre proche.

  • Visites régulières du facteur à domicile à la fréquence et au jour de votre choix,
  • Téléassistance 24H/24 et 7J/7.

L’accueil de jour ou l’accueil temporaire

Vous pouvez également prendre du temps pour vous en confiant votre proche dans un accueil de jour ou temporaire. Ces accueils à durée limitée permettront à votre proche d’être hébergé dans des structures qui s’occuperont de lui pour un prix fixés par chaque établissement. En général, ces structures proposent à votre proche des programmes sur mesure adapté à sa pathologie avec un personnel composé d’aides-soignantes, d’animateurs de vie sociale ou encore de psychologues. Pour trouver un accueil, adressez-vous au Centre Local d’Information et de Coordination gérontologique (CLIC) le plus proche de chez vous ou encore sur le site www.accueil-temporaire.com pour trouver une place en temps réel.

(chiffres OCIRP)