Retraite et mission humanitaire

27 AOÛT 2019

Vous avez du mal à supporter l’inactivité depuis que vous êtes à la retraite ? Vous aimeriez transmettre votre expérience pour vous rendre utile ? Alors, les projets de solidarité internationale sont certainement faits pour vous. Contrairement à une idée reçue, ils sont loin d’être réservés aux étudiants et aux jeunes adultes. Bonnes raisons de partir en mission humanitaire, types de projets disponibles, solutions pour aller à la rencontre des populations en détresse : on vous explique l’essentiel à savoir sur le volontariat.

Partir en volontariat à l’international : de nombreux avantages pour les retraités

En vous permettant de partager votre expérience et vos compétences, s’engager pour une mission humanitaire combat activement l’ennui. Non contents de vous aider à améliorer votre moral et à vous sentir fier(ère) de vous, les projets de solidarité favorisent également le maintien d’une activité physique régulière, bonne pour votre santé. Enfin, le volontariat à l’international est également une solution économique pour voyager et s’enrichir humainement au contact de nouvelles cultures : parmi les destinations les plus courantes figurent l’Afrique, l’Asie et l’Amérique du Sud. L’occasion également de faire de nombreuses rencontres.

Quels genres de missions solidaires sont proposés aux retraités bénévoles ?

Santé, agriculture, éducation… La nature des projets solidaires varie selon les champs d’action exacts de l’association, les besoins des populations locales et vos propres compétences : ils peuvent aussi bien concerner l’alphabétisation des enfants au Cambodge que la construction d’un puits en Afrique subsaharienne ou encore la formation d’agriculteurs à Haïti par exemple. Que vous ayez été électricien(ne), médecin, informaticien(ne), peintre en bâtiment, banquier(ère), ou encore professeur de sport, peu importe : vous aurez probablement l’occasion de vous rendre utile. Veillez seulement à bien indiquer vos diplômes et votre expérience professionnelle pour candidater. Conseil : parlez aussi de vos hobbies (ex. : apiculture, poterie, peinture, couture, bricolage, fabrication de savon artisanal,…) pour étendre le champ des missions possibles.

Quelles solutions pour s’engager concrètement ?

Si vous êtes attiré(e) par une mission de longue durée (6 mois à 2 ans en moyenne), pensez au VSI (Volontariat de Solidarité Internationale) : depuis la loi du 23 février 2005, n’importe quelle personne majeure, senior inclus, peut utiliser ce dispositif pour participer à un projet solidaire. Donnant lieu à un véritable contrat, il permet de toucher une indemnisation de l’État de 150 € par mois : en revanche, il n’est pas toujours possible de partir en couple, à moins que le conjoint soit également en mission. Une trentaine d’ONG pratiquent ce système, comme Médecins du Monde et Enfants du Mékong. Autre possibilité : les missions internationales courtes, de 15 jours à 2 mois, proposées par plusieurs associations comme l’AGIRabcd (Association générale des intervenants retraités, actions de bénévoles pour la coopération et le développement) par exemple.