Comment aménager une cuisine fonctionnelle et sûre ?

19 NOVEMBRE 2018

Chacun de nous passe beaucoup de temps dans sa cuisine, par plaisir ou par obligation. Il est donc particulièrement nécessaire de pouvoir s’y sentir à l’aise et en sécurité. Voici quelques conseils pour y parvenir, sachant que des aides existent pour financer les éventuels travaux d’aménagement.

Une cuisine se compose de cinq zones de travail : lavage (évier), cuisson (plaques et four), rangements (placards), préparation (plan de travail ou table), conservation des aliments (réfrigérateur). Bien les délimiter afin qu’elles n’empiètent pas les unes sur les autres puis les agencer de façon rationnelle facilite les déplacements et optimise l’organisation. L’objectif est alors de réduire les efforts.
Pour cela, les spécialistes préconisent de distribuer la cuisine sous la forme d’un triangle à trois côté égaux. dont les trois angles seraient l’évier, le réfrigérateur, les plaques de cuisson (gaz ou électriques). C’est en effet, de l’un à l’autre, que les déplacements sont les plus nombreux. Les zones dédiées à la préparation (plan de travail ou table) et au lavage (le lave-vaisselle et, éventuellement le lave-linge fréquemment placé dans les cuisines) constituent deux univers à part, distincts des trois précédents.
Pour faciliter les mouvements dans la pièce et si on dispose de suffisamment de place, il est recommandé de laisser un espace libre de 70 centimètres minimum devant les éléments de la cuisine.

 

Une cuisine sûre et pratique doit offrir une ergonomie adaptée à ses utilisateurs

Ainsi, il faut veiller à adapter la hauteur de l’évier et des placards à sa morphologie. Concernant l’évier, aujourd’hui, les tuyauteries flexibles permettent une grande liberté dans le choix de sa hauteur.  En ce qui concerne les placards, en plus d’être attentif à leur hauteur, il faut également veiller à ce que les ustensiles les plus utilisés soient les plus facilement accessibles. Dans la mesure du possible, il est par ailleurs recommandé d’éviter les portes dans les meubles bas, qui obligent trop souvent à des contorsions et sont sources de danger. Les tiroirs de rangement, plus pratiques, sont à favoriser.

Pour limiter les efforts, les ergothérapeutes recommandent de bien veiller à ce que le lave-vaisselle et le four soient placés à la bonne hauteur pour la personne qui les utilise. Ce qui conduit souvent à devoir les surélever.
Par ailleurs, avoir la possibilité de cuisiner en position assise se révèle nécessaire dans bien des cas.  Pour cela, il est judicieux, quand c’est réalisable, de laisser de la place sous le plan de travail ou sous les meubles pour y mettre ses jambes. Des meubles sur roulettes, déplaçables, peuvent favoriser cette solution.

Les éléments électriques – éclairage et prises de courant - sont également importants. Un bon éclairage est un gage de sécurité, surtout dans les zones de l’évier, de la cuisson et de la préparation. Son choix dépend de la configuration de la pièce. Par ailleurs, prévoir un nombre suffisant de prises électriques (pour le petit électroménager, le réfrigérateur, le four…) empêche la multiplication des fils dont on sait qu’ils sont un facteur d’accidents (chutes, essentiellement). Il est recommandé de regrouper les prises au niveau de la crédence ; de toute façon, le plus loin possible de l’évier et des risques d’éclaboussures…
Une fois la cuisine installée, il se révèle bien souvent difficile d’en modifier l’agencement. C’est donc en amont que les décisions d’aménagement doivent être prises. Pour que cette pièce soit ce qu’elle doit être : un lieu de plaisir et de convivialité… en sécurité.