Aider un proche dépendant

18 DÉCEMBRE 2018

Faire face à la maladie, la situation de handicap ou de dépendance d’un des membres de sa famille vivant sous le même toit n’est pas toujours simple. Par manque d’informations ou de budget, la gestion de la vie quotidienne peut en effet être un vrai casse-tête. Droits, démarches, solutions d’hébergement ou d’aménagement du logement… Suivez le guide.

Besoin d’un peu de soutien. C’est parfois nécessaire lorsque l’on est un proche aidant. Car cet engagement peut être lourd à porter. Mais vers qui se tourner ? Quelles démarches accomplir ? Même si l’on peut bénéficier pendant 6 mois maximum d’un congé de solidarité familiale à temps partiel ou temps plein, ou d’un congé de proche aidant pendant maximum un an (3 mois renouvelables, dans la limite d'une durée d'un an sur l'ensemble de la carrière professionnelle), cela ne règle pas tout.
Difficulté à se déplacer, à s’habiller, à se nourrir, à s’occuper des besognes journalières… Si votre présence peut être essentielle, la mise en place de certains éléments peut vous faciliter grandement la tâche.

Etape 1 : démarches à accomplir pour bénéficier d’aides financières

« Où dois-je m’informer pour connaître ses droits, sa prise en charge ? A qui m’adresser ? » Ce sont probablement les premières questions qui viennent à l’esprit de l’aidant familial. Que ce soit pour vos enfants, votre conjoint, vos parents ou beaux-parents, vous pouvez vous faire assister dans vos démarches.

Après avoir évalué la perte d’autonomie, le médecin traitant de votre proche dépendant pourra vous orienter vers les associations et organismes adéquats, tels que le Centre Communal ou intercommunal d’Action Sociale (CCAS ou CIAS) ou le Centre local d'information et de Coordination (CLIC) ou Maison de l’autonomie. Vous pourrez par leur biais, instruire vos demandes d’aides sociales (aide médicale, RSA, aide aux personnes âgées…) et assurer leur suivi. Ils vous guideront également dans vos choix d’hébergement (maintien à domicile, maison médicalisée ou EHPAD, selon la situation) et d’aides à domicile (donnant droit à un crédit d’impôt de 50%). Pour connaître les établissements les plus proches de chez vous, adressez-vous à votre commune, au Conseil départemental ou consultez le site du ministère, les recensant.

Si vous aidez une personne de moins de 60 ans, dirigez-vous vers la Maison Départementale des Personnes Handicapées (MDPH). Elle saura vous accompagner.
Pour financer la prise en charge d’une personne malade d’au moins 60 ans, l’allocation personnalisée d’autonomie (Apa) peut vous permettre de couvrir une partie des dépenses liées à la perte d’autonomie. Pensez donc à la demander auprès du conseil départemental, des CCAS ou des CLIC.

Etape 2 : mettre en place des solutions pour gérer son budget

Aménagement du logement, aide à domicile (soins, entretien de l’habitat), courses, sécurité… Les besoins peuvent être plus ou moins nombreux et coûteux. Prenez le temps de faire le point avec votre banque (s’il s’agit de vos enfants) ou celle de votre proche aidé.
Pour une gestion optimale des dépenses, la mise en place d’une procuration bancaire est à envisager.
Afin de maintenir l’indépendance de la personne dont vous vous occupez, des travaux d’intérieur ou des équipements (monte-escalier, chambre au rez-de-chaussée, lit médicalisé, chaise d’aisance, télésurveillance…) sont parfois nécessaires. Pour y faire face, le Prêt personnel travaux peut être une solution. Un conseiller pourra vous guider.

Etape 3 : prévenir les risques

Chute, aggravation de la maladie ou d’un état, accident… Un imprévu suffit à vous mettre dans une situation délicate, financièrement et humainement. Et « mieux vaut prévenir que guérir » !
Pour être totalement rassurer en votre absence, pensez à la téléassistance. En cas de malaise ou de chute, votre proche pourra déclencher l’alarme via le dispositif porté en permanence à son poignet ou à son cou.
Veillez également à souscrire à l'assurance dépendance et/ou l'assurance coups durs santé, pour totalement vous couvrir.

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