Quelles alternatives aux fonds en euros ?
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Les fonds en euros ne sont plus une solution gagnante pour les années qui viennent. Pour épargner avec efficacité, notamment pour se préparer un capital retraite, la diversification s’impose dans votre assurance vie.

Des marchés obligataires au plus bas

L’été dernier, le taux d’emprunt à 10 ans de l’État français est passé pour la première fois en territoire négatif. Idem pour les obligations de l’État allemand. Cet évènement inédit - qui dure toujours - a fait suite à plus de vingt ans de baisse continue des rendements obligataires. Un tel contexte, dont personne aujourd’hui ne voit le renversement, rend compliqué la gestion des fonds en euros des compagnies d’assurances, composés de 80 à 90% d’obligations. Chaque année, une partie des obligations en portefeuille arrive à échéance et doit être réinvesties dans des conditions défavorables.

Baisse des rendements inévitable

Par ricochet, les fonds en euros voient logiquement leurs rendements diminuer chaque année. Pour mémoire, le taux net était encore de 4% en 2008. Il atteignait 1,83% en moyenne en 2018 (1). Les professionnels anticipent une baisse marquée pour 2019, amenant rapidement les taux autour de 1%. Pour éviter de diluer le rendement trop rapidement, donc de pénaliser les détenteurs de contrats,  certains assureurs prennent en parallèle des mesures pour restreindre l’accès aux fonds en euros. Par exemple, en imposant des pourcentages de versement sur d’autres supports du contrat d’assurance vie.

Comment dégager plus de performance ?

Résumons. Pour sécuriser une épargne à court ou moyen terme, le fonds en euros reste évidemment une solution prioritaire de par sa garantie en capital. Mais pour tous les épargnants disposant d’un horizon de placement supérieur à 3 ou 4 ans, y laisser toute son épargne serait inefficient. La solution ? Investir sur d’autres supports financiers (unités de compte) permettant une diversification sur les marchés financiers. Les solutions sont multiples : fonds patrimoniaux, fonds multigestionnaires, fonds immobiliers, fonds ISR, gestion pilotée, etc. Attention, avec ces supports, le capital n’est pas garanti.

  • A noter : les contrats d’assurance vie de La Banque Postale sont parfaitement adaptés pour investir sur les marchés financiers avec des protections adéquates, comme, par exemple, les garanties plancher en cas de décès de l’assuré.

Bonnes méthodes d’investissement

Reste à suivre des règles de gestion assez simples. D’abord, il est conseillé d’investir régulièrement et de manière automatique, ce qui permet de lisser le prix d’achat des unités de compte. La clé d’une allocation réussie est aussi de la bâtir avec son conseiller, sans céder aux modes du marché. Il est ensuite important de coller à son horizon de placement, mais aussi à son tempérament d’épargnant. Si vous êtes plutôt tendance « prudent », optez pour des fonds défensifs, à faible volatilité, ou pour des supports immobiliers (SCPI, OPCI), vous y courrez moins de risque de voir votre capital fondre.

Cap sur la bourse et l’investissement immobilier

Le déclin du fonds en euros est aussi l’occasion de réfléchir à des solutions hors « assurance vie ». Pour se bâtir un capital à long terme, notamment en vue de sa retraite, intéressez-vous au Plan d’épargne en actions (PEA et PEA PME-ETI). Ce dernier, dont la réglementation a été assouplie par la loi Pacte au printemps, est un instrument pertinent pour diversifier son épargne sur les marchés actions. Autre piste : l’investissement immobilier. Il s’agit alors d’acquérir un bien à crédit en vue de le louer. Il est alors important de choisir son bien avec soin - les niveaux de rentabilité étant très variables selon les villes - et en faisant le tour des dispositifs d’investissement locatif existants.

(1) Source ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution)