J'ACCOMPAGNE UNE PERSONNE EN SITUATION DE VIEILLISSEMENT

Pour vous aider à mieux comprendre vos droits et vos obligations tout en écoutant vos propres besoins.

LA SANTÉ DE L'AIDÉ

En tant qu’aidant, vous avez à cœur de veiller sur la santé de votre proche. Mais il n’est pas toujours simple d’identifier les besoins d’une personne âgée. Comment savoir si elle mange suffisamment ? Si elle doit voir un médecin rapidement ? Ou s’il lui faut plus d’aide extérieure ? Suivez nos conseils pour mieux cerner ses besoins et préserver la santé de votre aidé(e).

Hydratation et alimentation de la personne âgée : prévenez ses besoins
Les personnes âgées ressentent généralement moins la soif et la faim. Pourtant, elles ont toujours autant besoin de boire et manger qu’avant, voire plus. Pour prévenir la déshydratation (signes d’alerte possibles : peau et bouche sèches, maux de tête, chutes, troubles de la conscience) et la dénutrition (principal signal d’alerte : maigreur), le mot d’ordre est d’anticiper leurs besoins : vous pouvez donner des verres d’eau à votre proche à heure fixe et essayer de partager ses repas autant que possible. Votre simple présence peut l’aider à mieux s’alimenter : il est beaucoup plus agréable de manger dans une ambiance conviviale que de manger seul. Vous pouvez aussi essayer de fragmenter son alimentation, en lui proposant plusieurs petits repas plus simples à absorber.

Observation, vigilance : les clés pour repérer les problèmes de santé d’une personne âgée
L’âge favorisant l’apparition ou l’aggravation de diverses maladies (ex. : arthrose, Alzheimer), vous devez faire preuve de beaucoup de vigilance et d’un grand sens de l’observation pour préserver la santé de votre proche. Accordez une attention particulière :

  • à sa peau. N’hésitez pas à appeler un médecin en cas de grain de beauté "suspect" (contours irréguliers ou mal définis, présentant plusieurs couleurs), de plaie refusant de cicatriser ou de toute autre anomalie ; 
  • aux pertes de mémoire et aux changements d’humeur (ex. : irritabilité soudaine) ; 
  • aux signes "non verbaux" du type apathie, repli sur soi, difficulté à marcher, à s’habiller, etc. 

Au moindre signe évoquant une maladie ou l’apparition d’une complication, encouragez votre proche à voir un médecin.

Demandez de l’aide pour mieux identifier et couvrir les besoins de santé de votre proche
En cas de maladie chronique, le médecin de votre proche est votre meilleur allié. Renseignez-vous auprès de lui sur l’évolution, les complications possibles et les signes qui doivent vous alerter : votre proche peut avoir besoin d’un traitement d’urgence dans certains cas. Demandez aussi ce que vous pouvez faire à votre niveau pour l’aider à rester en bonne santé (ex. : jeu de mémoire). Autre bon réflexe à avoir si votre proche a de plus en plus de mal à effectuer les tâches de la vie quotidienne : faire une demande d’APA (Allocation Personnalisée d’Autonomie) pour que le GIR (niveau de perte d’autonomie) de votre proche soit évalué officiellement par une équipe médico-sociale. Si cela a déjà été fait, vous pouvez demander une réévaluation de son GIR. Dans un cas comme dans l’autre, soyez présent(e) le jour de la visite : cela vous permettra de bien expliquer la situation si votre proche a tendance à minimiser ses difficultés et de parler de vos propres besoins (ex. : plus de temps libre). Ils seront ainsi pris en compte dans le plan d’aide.