J'ACCOMPAGNE UNE PERSONNE EN SITUATION DE VIEILLISSEMENT

Pour vous aider à mieux comprendre vos droits et vos obligations tout en écoutant vos propres besoins.

CONCILIER VIE PROFESSIONNELLE ET AIDE

En France, 11 millions d’aidants accompagnent au quotidien et bénévolement un parent âgé ou en situation de handicap. Près de la moitié d’entre eux exerce parallèlement une activité professionnelle. Pour nombre de proches aidants, concilier vie personnelle et vie professionnelle est un véritable casse-tête. Pourtant, certaines solutions existent. Lesquelles ?

Parlez-en à votre employeur
De nombreux aidants hésitent à informer l’équipe dirigeante de leur entreprise de leur situation personnelle, souvent par peur d’être stigmatisés ou mis de côté. Conscientes de l’impact de cette problématique, certaines entreprises n’hésitent plus désormais à mettre en place des dispositifs spécifiques pour soutenir les salariés qui accompagnent l’un de leurs proches. La question des salariés-aidants est aujourd’hui considérée comme étant un facteur de risque psychosocial que tout chef d’entreprise se doit de prévenir. En effet, l’article L4121-1 du Code du travail stipule que celui-ci est tenu de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ». Cela peut passer par des aménagements – du temps de travail ou de l’activité elle-même – qui ont été décidés d’un commun accord entre l’employeur et le salarié aidant.

Faites valoir vos droits
En tant qu’aidant, vous disposez de congés familiaux qui vous permettent d’interrompre momentanément votre activité professionnelle pour prendre soin de votre proche. Plusieurs dispositifs existent :

  • Le congé de proche aidant peut être demandé par tout salarié disposant de plus d’un an d’ancienneté au sein de son entreprise. Il permet à l’aidant de cesser son activité professionnelle pendant trois mois maximum pour s’occuper de l’aidé. 
  • Le congé de solidarité familiale permet au salarié d’assister un proche en fin de vie. Ce congé sans solde est accepté pour une durée maximale de trois mois, renouvelable une fois. 
  • Le droit au répit a été instauré par la loi sur l'adaptation de la société au vieillissement. Il prévoit une aide annuelle destinée au financement d’un séjour temporaire dans un établissement spécialisé pour permettre à l’aidant de prendre du repos.

N’hésitez pas à vous entourer 
Pour assumer pleinement leur rôle, de nombreux aidants sont contraints de renoncer à leur activité professionnelle, ce qui, à terme, peut avoir un impact considérable sur la qualité de vie de sa famille. Pour éviter d’en arriver à ce point de non-retour, il est impératif que l’aidant s’entoure. Les services d’aide à domicile, de relève et même d’accueil temporaire constituent des relais sur lesquels les aidants doivent s’appuyer, d’une part, pour assurer l’accompagnement de l’aidé pendant leurs heures de travail et, d’autre part, pour se ménager des plages de repos indispensables pour se ressourcer. Connaître ses limites et savoir demander de l’aide est un prérequis essentiel pour que la relation aidant-aidé perdure qualitativement dans le temps. Les associations de soutien aux aidants sont aussi là pour vous apporter les informations nécessaires.