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Développez votre patrimoine : cap sur la diversification

Une fois votre épargne de précaution bâtie, votre résidence principale acquise, les premières bases de votre patrimoine sont posées. Il est temps pour vous de passer à la vitesse supérieure en matière de placements.

Vous êtes passé du stade d’épargnant débutant à celui de confirmé ? Pour développer et espérer faire prospérer votre patrimoine, l’heure de la diversification a sonné. L’objectif ? Mettre les prochaines années à profit pour vous constituer une solide épargne financière et un patrimoine immobilier, en profitant à plein de l’effet de levier du crédit et des enveloppes spécifiques.

Développez votre patrimoine financier

Il n’est jamais trop tôt pour investir en Bourse ! En fonction de votre situation, de votre horizon de placement et de votre profil investisseur, constituez-vous un portefeuille adapté à votre sensibilité au risque. Pour structurer votre épargne financière, vous disposez de deux enveloppes spécifiques. D’un côté, le Plan d’Epargne en Actions (PEA) pour investir dans des actions européennes (on parle aussi de « titres vifs » ou de « titres en direct ») ou dans des Organismes de Placements Collectifs (on parle alors d’OPC mais vous entendrez aussi parler de fonds, de FCP* ou de SICAV**…).

Si vous êtes autonome en Bourse, que vous avez du temps ou l’envie de faire vous-même, privilégiez les actions en direct pour vous constituer et suivre votre portefeuille. Sinon, priorisez les OPC et bénéficiez de l’expertise d’un gestionnaire. Autre attrait du PEA, il offre une grande réactivité dans le traitement des ordres d’achat et de vente.

De l’autre côté, l’assurance vie « multisupports » vous ouvre l’accès à une palette plus large de supports pour investir sur différentes zones géographiques : marchés internationaux, émergents ou français, en fonctions des différentes classes d’actifs : actions ou obligations… ou encore sur des supports diversifiés.

Le saviez-vous ? Vous pouvez aussi investir dans un portefeuille immobilier diversifié avec les SCPI*** ou les OPCI ****

Investissement socialement responsable

Quelle que soit l’enveloppe retenue, vous pouvez accéder à des OPC ISR (investissement socialement responsable). Pour une meilleure garantie, identifiez le Label ISR  mis en place par les pouvoirs publics. La gestion ISR est en plein développement, notamment avec la prise de conscience grandissante des enjeux climatiques et sociétaux. D’ailleurs, depuis le 1er janvier 2020, tous les contrats d’assurance vie ont l’obligation de proposer au moins un OPC ISR dans leur gamme. 

L’ISR vise à combiner critères financiers et critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG). Outre leurs perspectives financières, les entreprises sont, également, jugées sur des critères extra-financiers, comme leur capacité à limiter l’impact environnemental de leurs activités, la qualité de leur politique sociale ainsi que leur bonne gouvernance.

Le saviez-vous ?

Choisir d’investir dans un OPCISR, respectueux des critères extra-financiers vous permet de conjuguer rentabilité et contribution à une économie durable.

L’expertise d’un gérant professionnel

Manque de temps, d’expérience, d’envie… : si vous n’êtes pas très à l’aise avec l’idée de constituer et de gérer seul votre portefeuille, plusieurs options s’offrent à vous. D’abord, en faisant le choix des OPC (Organismes de placement collectif) : vous bénéficiez du savoir-faire d'un gérant professionnel qui se charge de la sélection des valeurs et de leur suivi pour vous. Le tout, dans le respect de la stratégie d’investissement définie de l’OPC.

Autre option : la gestion sous mandat. Cette dernière prend la forme d’une délégation encore plus poussée à un expert.

Vous confiez votre épargne à des experts des marchés financiers qui auront pour objectif de la gérer au mieux en tenant compte de vos objectifs, de votre horizon d’investissement et de votre profil investisseur. Vous recevez régulièrement des informations sur les investissements réalisés et sur leur performance. A noter : cette option présente un coût supplémentaire. C’est le prix de la tranquillité. 

Construisez ou diversifier votre patrimoine immobilier

Une fois votre résidence principale acquise ou si votre situation personnelle vous contraint à rester locataire, vous pouvez opter pour l’investissement locatif. Vous pouvez vous orienter vers un investissement classique de type résidentiel en investissant directement dans un bien que vous pourrez louer vide ou meublé.  Vous pouvez aussi faire un choix moins traditionnel comme les placements financiers en immobiliers, c’est-à-dire en vous orientant vers ce que l’on appelle la « pierre papier » (SCPI, OPCI…) ou les parkings ou encore le financement participatif de projets immobiliers (crowdfunding).

Effet de levier du crédit

Profitez-en ! Les taux d’intérêt sont encore très bas. C’est le bon moment pour tous ceux qui envisagent de financer une opération immobilière. Un bon dossier, doté d’un apport et de revenus confortables, peut espérer obtenir des conditions d’emprunt extrêmement avantageuses. Un atout non négligeable dans le cadre d’un investissement locatif. De plus, en investissant vers 45 ans, vous aurez remboursé la banque quinze ou vingt ans plus tard. Les loyers encaissés viendront alors compléter votre retraite.

Choix du meilleur dispositif

Afin de développer votre patrimoine immobilier, vous pouvez avoir intérêt à vous appuyer sur un dispositif spécifique qui vous ouvrira droit selon les cas à une réduction d’impôt sur le revenu, à des abattements, à un amortissement et/ou encore à un déficit foncier.

Régimes « Pinel », « Denormandie », « Cosse », « Censi-Bouvard », « Malraux », « monuments historiques », statut de loueur en meublé professionnel (LMP), non professionnel (LMNP), location vide, achat dans le neuf, dans l’ancien avec travaux… : suivant votre situation personnelle et patrimoniale, votre taux d’imposition à l’impôt sur le revenu, les réductions et crédits d’impôt sur le revenu dont vous bénéficiez déjà, vous vous porterez sur une formule plutôt que sur une autre.

Ainsi, inutile par exemple d’investir en Pinel si, par ailleurs, le montant des avantages fiscaux dont vous bénéficiez relevant du plafonnement global des avantages fiscaux approche, de façon générale, le seuil des 10 000 euros. Soyez également conscients des contraintes plus ou moins fortes attachées le plus souvent à ces placements : durée minimum de location (6, 9, 12 ans…), plafond des loyers à respecter, seuil des ressources des locataires… Conservez également en mémoire qu’en cas de non-respect d’un seul de ces critères - voire en cas de divorce -, vous risquez de perdre le bénéfice des avantages fiscaux obtenus et d’avoir à rembourser à l’administration fiscale le montant correspondant notamment aux économies d’impôt sur le revenu réalisées. Autrement dit, ce type de placement nécessite de vous entourer d’un maximum de précaution et de prendre conseil auprès d’experts avant de vous engager pour de très longues années. 

Astuce

Lorsque vous vous lancez dans un dispositif d’investissement dans la pierre, vous devez toujours avoir à l’esprit que vous réalisez d’abord et avant tout un achat immobilier. Veillez donc aux fondamentaux de ce dernier. Montrez-vous en particulier très vigilants sur la localisation, les caractéristiques du bien, les charges à prévoir, les prix au mètre carré et sur le potentiel du marché locatif (demande, niveau des loyers…).

Sachez que vous pouvez être accompagné, par un conseiller, tout au long de votre démarche : du choix du dispositif jusqu’à l’aboutissement de votre investissement.

Préparez votre retraite en amont

Le maintien de votre pouvoir d’achat une fois à la retraite, avec ses baisses de revenus anticipées, est une question primordiale. Elle appelle une réponse qui nécessite de vous y prendre le plus tôt possible. Vos regards doivent alors se tourner vers l’épargne retraite, sachant que le gouvernement vient de refondre les diverses solutions existantes (Madelin, Perp, Perco, Prefon, article 83…) en créant le plan d’épargne retraite (PER).

Ce nouveau dispositif combine plusieurs avantages. Il repose le plus souvent sur un contrat d’assurance vie, donnant accès à des supports en euros dont le capital est garanti et à diverses unités de compte (UC), non garanties, mais potentiellement plus performantes. 

Le saviez-vous ?

À la souscription d’un PER, une gestion pilotée de votre plan vous est proposée par défaut. Elle vise à sécuriser progressivement vos investissements sur des fonds garantis au fur et à mesure de l’approche de l’échéance votre retraite.

L’avenir se prépare de loin

Autre attrait du PER, sous réserve de respecter certaines conditions, vous pouvez déduire le montant de vos versements de vos revenus  imposables à l’impôt sur le revenu à hauteur de 10 % de vos revenus professionnels de l’année précédente (limités à 8 fois le PASS(1) de l’année précédente) ou 10% du PASS de l’année précédente. Un dépôt de 10 000 euros vous procurera, par exemple, une économie d’impôt de 3 000 euros si vous êtes soumis à une tranche marginale d’imposition de 30 %. En contrepartie, votre épargne est bloquée jusqu’à la retraite et la sortie du placement est fiscalisée selon différentes modalités suivant la situation. Des sorties anticipées sont toutefois prévues : pour faire face aux accidents de la vie (décès du conjoint ou du partenaire de Pacs, fin des droits au chômage, invalidité du titulaire, de son conjoint ou partenaire de Pacs ou de ses enfants…) mais aussi pour l’acquisition de votre résidence principale (dans certaines limites). Enfin, le PER autorise une sortie en capital, possiblement fractionnée, une fois à la retraite. Une souplesse appréciable comparée à l’obligation de sortie en rente viagère imposée jusqu’à présent aux détenteurs de Perp (pour au moins 80 % du capital) et de contrats Madelin (pour 100 % du capital).

Placez l’argent de vos enfants

Livrets d’épargne réglementée dont les revenus sont exonérés d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux ou même assurance vie, il existe plusieurs solutions pour faire fructifier les petites économies de vos enfants. Le traditionnel livret A et le  Livret Jeune (dès 12 ans) peuvent être envisagés comme une tirelire rémunérée pour accueillir les étrennes de Noël et l’argent de poche. A partir de 12 ans. Facile d’usage, ces produits permettent d’éduquer et de sensibiliser vos adolescents aux questions d’argent et d’épargne. 

Cependant, il est conseillé de coupler ces produits de court terme avec une enveloppe de plus long terme, a fortiori si vous comptez créer un pécule pour votre fils ou votre fille dès sa naissance et/ou si vous projetez d’y déposer des sommes conséquentes. A ce titre, avec un horizon de placement long (sa majorité par exemple), l’assurance vie offre une solution adaptée. Elle vous permet notamment d’investir en partie sur des supports boursiers afin d’espérer améliorer à terme la rentabilité attendue.

Le saviez-vous ?

Seuls les représentants légaux, c’est-à-dire généralement les parents, peuvent ouvrir un Livret d’épargne ou un contrat d’assurance vie au nom de leur enfant. Et ce, même si par la suite les versements sont réalisés par les grands-parents, les parrains et marraines ou les oncles et tantes.

AVERTISSEMENT

Les investissements en Bourse comportent des risques. La valeur des investissements et les revenus qu’ils génèrent peuvent enregistrer des hausses comme des baisses et il se peut que les investisseurs ne récupèrent pas l’intégralité de leur placement.

Ces placements sont risqués, vous pouvez subir des pertes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps.  Les informations contenues dans ce document sont données à titre d’information uniquement. Elles ne constituent pas un conseil en investissement ni une recommandation d’investir.

* Fonds Commun de Placement
** Société d’Investissement à Capital Variable
*** Société Civile de Placement Immobilier
**** Organisme de Placement Collectif en Immobilier
(1) Plafond Annuel de la Sécurité Sociale