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Quatre pistes pour bien débuter votre vie d’épargnant

L’argent de poche, les étrennes, les jobs étudiants et plus sûrement l’entrée dans la vie active riment généralement avec premières économies. Zoom sur les quatre piliers d’une épargne équilibrée.

Apprendre à mettre de l’argent de côté le plus tôt possible reste la clé pour bâtir à votre rythme un patrimoine. Vos tout premiers objectifs en phase de démarrage ? Vous constituer une épargne de précaution, puis une épargne projet afin notamment de financer l’achat de votre résidence principale par exemple. Autre impératif : vous équiper des différentes enveloppes spécifiques, telles que l’assurance vie ou encore le plan d’épargne en actions (PEA). Cette période est aussi celle des découvertes : épargne salariale, Bourse... Sans oublier le besoin de prévoyance pour les jeunes parents.

Constituez-vous une épargne de précaution

Pour commencer à épargner, rien de tel que le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS). Le capital est garanti, les intérêts ne supportent ni impôt sur le revenu ni prélèvements sociaux, l’argent peut être récupéré à tout moment et les versements sont totalement libres, dans la limite des plafonds de versement de chaque livret (22 950 euros pour le livret A, 12 000 euros pour le LDDS). Bref, ce sont de véritables tirelires, à la différence que l’argent y génère des intérêts. Leur rendement, susceptible d’évoluer tous les trois mois (1er février, 1er mai, 1er août, 1er novembre), est fixé par l’Etat en fonction des taux des marchés et de l’inflation. 

Les 12-25 ans pourront aussi se tourner vers le livret jeune, qui leur est dédié (dépôt maximum : 1 600 euros). Sa rémunération est généralement plus favorable que celle  du celle du livret A. le livret d’épargne populaire (LEP). Réservé aux contribuables dont le revenu est inférieur à certains seuils, il offre un taux amélioré de 0,50 point supérieur à celui du livret A, ce jusqu’à un plafond de versement de 7 700 euros.

Combien verser ? Inutile de trop garnir vos livrets : l’épargne de précaution doit représenter trois mois ou plus  de salaire selon la situation de chacun pour permettre de faire face aux imprévus (panne de voiture, de chaudière,…) et coup de coeur. 

Achetez votre résidence principale

Devenir propriétaire de votre résidence principale est le second bon réflexe à adopter. Car en vous astreignant à rembourser un crédit, vous construisez peu à peu votre patrimoine, vos mensualités comprenant une part d’intérêts, mais aussi de capital. Il s’agit également d’un bon moyen de préparer l’avenir. Ainsi, à la retraite, vous économiserez le montant d’un loyer, ce qui augmentera d’autant votre pouvoir d’achat.  

Avant de vous lancer, plusieurs précautions s’imposent néanmoins. D’abord, mieux vaut être dans une situation stable. En effet, un achat immobilier doit s’envisager sur plusieurs années (10 ans et plus), et doit tenir compte des évolutions possibles sur les plans professionnels et personnels.  Par ailleurs, les mensualités doivent rester compatibles avec vos revenus et vos habitudes de vie (vacances, sorties…). Parfois, mieux vaut attendre et reporter votre projet de quelques mois, le temps de constituer un apport personnel en cohérence avec votre projet. Dans cette optique, en plus des livrets d'épargne réglementée, vous pouvez vous tourner vers le plan d’épargne logement (PEL). 

Zoom sur le PEL

Dans une démarche de projet d’achat immobilier à moyen et long terme, le PEL offre un bon complément aux livrets d'épargne réglementée. Il vous permet de constituer un apport avec une rémunération garantie pendant toute la durée du plan et la possibilité de demander un prêt taux fixe et garanti dès 3 ans d'épargne. Néanmoins, il faut respecter certaines règles à savoir que sa durée de vie est de 4 ans minimum pour bénéficier de l’ensemble de ses avantages, que vous avez l’obligation d’y verser 540 euros par an minimum, soit l’équivalent de 45 euros par mois et que tout retrait entraîne automatiquement sa clôture.

Protégez votre famille

La jeunesse est insouciante… Mais quand la famille commence à s’agrandir, il s’avère crucial d’anticiper les coups durs. D’autant qu’un jeune ménage, en dehors de ses revenus professionnels, ne dispose le plus souvent que d’un patrimoine limité. Pour rester serein en toute circonstance, il faut donc songer à vous protéger contre les aléas de la vie : accidents (domestiques, de la route…) ou sérieux problèmes de santé.

Des solutions de prévoyance (assurance décès, perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), assurance des accidents de la vie…) vous permettent de mettre votre famille à l’abri en cas de pépin. Evaluez bien vos besoins. Avant de souscrire, vous pouvez vous renseigner auprès de votre employeur ou de votre service des ressources humaines pour savoir si en cas de décès ou d’arrêt de travail temporaire ou définitif vous bénéficieriez d’une couverture professionnelle. Et, le cas échéant, quels seraient les montants alloués à vos proches ou à vous-même. En revanche, sachez qu’avec une couverture individuelle, vous aurez l’assurance de prévoir une garantie permettant de maintenir le niveau de vie de vos proches ou faire face aux conséquences d’un accident de manière sereine. Si vous êtes indépendants ou si votre entreprise ne vous propose pas une couverture suffisante, selon vos moyens, il est recommandé le plus souvent d’opter pour un capital décès égal à 2 à 3 ans de revenus. A compléter éventuellement, si votre conjoint ne travaille pas, par une « rente conjoint » et/ou une « rente éducation » pour financer les études de vos enfants, jusqu’à leurs 26 ans. 

Le saviez-vous ?

Si vous êtes propriétaire de votre résidence principale et que vous avez souscrit un crédit immobilier, ne négligez pas l’assurance emprunteur qui vous couvre pour le décès, l’invalidité, et l’incapacité de travail le cas échéant. Si un de ces risques survenait, l’assureur prendra en charge le crédit selon les conditions prévues au contrat.. Afin de vous garantir une protection optimale, si vous empruntez à deux, la couverture cumulée sur les 2 emprunteurs doit représenter au minimum 100 %, généralement répartie en fonction des revenus de chacun (40/60, 30/70). Toutefois il est conseillé de souscrire à une couverture supérieures pouvant aller jusqu’à 200 %, ce qui correspond à une couverture de 100 % sur chaque emprunteur.

Prenez date sur les principales enveloppes spécifiques

Que faire une fois votre épargne de précaution constituée ? C’est le moment de mettre en place les bases de la deuxième brique patrimoniale, à savoir des enveloppes d’épargne longue. En fonction de vos projets et de votre profil investisseur, ces dernières vous permettent de bâtir une véritable stratégie patrimoniale.

L’assurance vie, pour parer à tous vos besoins

L'assurance vie est une enveloppe suffisamment complète pour que l'on puisse l'assimiler à la colonne vertébrale de votre patrimoine. A condition de souscrire un contrat dit « multisupports », vous profitez d’un fonds en euros à capital garanti et d’une large palette de supports d’investissement diversifiés, plus ou moins risqués, pour investir sur les marchés financiers et améliorer, à long terme, la rentabilité de votre mise.

De nombreuses solutions sont proposées en assurance vie pour répondre à tous vos besoins. Que vous soyez autonome ou que vous n’ayez ni le temps ou l’expertise pour gérer vos investissements. Ainsi la gestion sous mandat vous permet d’investir en Bourse en confiant votre épargne à un gestionnaire de portefeuille. La garantie plancher, quant à elle, vous garantit en cas de baisse des supports financiers de transmettre à vos bénéficiaires le versement d’une somme au minimum égale au cumul des sommes versées, déduction faite des retraits et avances éventuellement intervenues sur le contrat.

Le saviez-vous ?

Les sommes placées dans une assurance vie ne sont pas bloquées. Certes la maturité fiscale du contrat est de huit ans, mais il est tout à fait possible de réaliser un retrait partiel ou total, à tout moment, avant cette date.

Idéale pour préparer l'avenir, l’assurance vie peut s'ouvrir dès la perception de vos premiers revenus afin de faire courir le compteur fiscal. En effet, le régime fiscal de l’assurance vie est optimal à compter de huit ans : en cas de rachat/retrait, les produits acquis/constatés ne sont imposables à l’impôt sur le revenu qu’après application d’un abattement annuel de 4 600 euros pour une personne seule ou 9 200 euros pour un couple soumis à imposition commune (le capital n’étant jamais taxé). Concernant les produits attachés aux primes versées à compter du 27 septembre 2017, l’éventuel surplus est imposable à l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 7,5 % ou, le cas échéant, 12,8%, sauf option globale pour le barème progressif, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2%.

Rappelons qu’avant 8 ans, ces produits  sont imposables dans leur totalité à l’impôt sur le revenu au taux forfaitaire de 12,8 %, sauf option globale pour le barème progressif, auquel s’ajoutent les prélèvements sociaux au taux de 17,2 % soit un taux plus léger que ceux qui prévalent pour les versements antérieurs en cas d’option pour le prélèvement forfaitaire libératoire.

L’assurance vie a bien d’autres atouts à faire valoir, en particulier pour la transmission. L’enveloppe permet, en effet, de faire bénéficier à la personne de votre choix une fiscalité spécifique en cas de décès, en particulier lorsque le bénéficiaire n’est pas un parent proche. Pour les contrats récents, vous profitez en effet d'une exonération d’imposition (hors, le cas échéant, application des prélèvements sociaux) sur les capitaux transmis, tous contrats confondus, jusqu’à 152 500 euros par bénéficiaire (sauf conjoint et partenaire de Pacs, exonérés), concernant les sommes relatives aux versements effectués avant vos 70 ans.

L’astuce

Mettre en place des versements programmés sur votre contrat d’assurance vie représente le système ad hoc pour épargner sans y penser. Car comme le dit l’adage, les petits ruisseaux font les grandes rivières. Une maxime qui se vérifie également en termes d’épargne et de patrimoine.

Le PEA, pour faire vos armes en Bourse

Le plan d’épargne en actions (PEA) est une enveloppe dédiée à la Bourse. Elle permet d'investir dans des actions d'entreprises européennes et de bénéficier d’une exonération d’impôt sur le revenu sur les produits (hors titres non cotés) et les plus-values (les prélèvements sociaux restent dus), à la seule condition de conserver votre plan au moins cinq ans. Une bonne motivation pour souscrire sans tarder, d’autant que l’investissement en actions doit s’appréhender sur le long terme. 

Et pour espérer valoriser correctement votre épargne, à un rythme supérieur au coût de la vie, investir sur les marchés actions peut être une solution. A condition d’accepter une prise de risque adaptée à votre situation. Pour cela, interrogez-vous, au préalable, sur votre capacité à tolérer les fluctuations et à accepter les pertes. En bref, faites en sorte d’être le plus serein possible avec votre investissement et ce, quelles que soient les circonstances de marché !

Vous pouvez, aussi, privilégier les souscriptions programmées, pour vous construire un portefeuille à votre rythme. 

Selon le temps dont vous disposez, votre niveau d’expertise pour analyser et comprendre les marchés ou tout simplement de votre envie, vous pourrez opter soit pour une gestion en direct, c’est-à-dire que vous sélectionnez vous-même les titres dans lesquels vous investissez, soit pour des Organisme de Placements Collectifs (OPC) pilotés par des gérants d’actifs, soit encore pour la gestion sous mandat

Le saviez-vous ?

L'ouverture d'un PEA est réservée aux personnes physiques majeures ayant leur domicile fiscal en France. Pour les jeunes majeurs, rattachés fiscalement au foyer fiscal d’un contribuable, il est possible, depuis la loi Pacte de mai 2019, d’ouvrir un PEA. Dans ce cas, le plafond de versement du PEA est limité à 20 000 euros jusqu’à la fin du rattachement.

L’épargne salariale, pour épargner sans effort

Avec les premiers emplois vient la découverte de l’épargne salariale et de ses bienfaits. Si votre employeur le propose, le plan d’épargne entreprise (PEE) offre une enveloppe parfaite pour vous constituer une épargne de long terme sans douleur grâce à la participation, l’intéressement et l’abondement dans certain cas. Vous profitez en outre d’une exonération d’impôt sur le revenu (mais pas de prélèvements sociaux) sur les gains après cinq ans ainsi que dans de nombreux cas de déblocages anticipés (acquisition de votre résidence principale, naissance d’un enfant à partir du 3ème…). En outre, les frais de tenue de compte sont pris en charge par votre employeur.

Avertissement

Avant toute décision d’investissement, il est préférable de prendre rendez-vous avec votre conseiller, pour vous assurer du caractère adapté du PEA et des produits associés avec votre projet, votre horizon d’investissement et votre profil investisseur.

« Le placement en Bourse est risqué, vous pouvez subir des pertes. Les performances passées ne préjugent pas des performances futures. Elles ne sont pas constantes dans le temps. »

* Dans le respect de la durée minimum de placement recommandée pour tout investissement en OPC ou mise en place d’une gestion sous mandat.