Rencontre avec Nadia Chekkouri,
Bénévole au sein de l’association Crésus Alsace

08 SEPTEMBRE 2016

Pouvez-vous nous parler de votre association et de son objectif ?
Nadia Chekkouri :
Crésus Alsace est une structure qui existe depuis plus de 20 ans maintenant, dont le siège se trouve à Strasbourg. Sa mission historique est d’accompagner des personnes en difficulté financière et surendettées. Mais Crésus a aussi développé depuis trois ans un programme d’éducation budgétaire avec un jeu qui s’appelle Dilemme. Il est présenté à différents publics comme des jeunes, des personnes retraitées, des personnes bénéficiaires du microcrédit ou des personnes en situation de difficulté financière. C’est un jeu qui permet d’expliquer des notions de finances personnelles, des sujets liés à la banque au quotidien comme le crédit, ou encore des notions d’assurance.  

Depuis combien de temps êtes-vous engagée dans cette association ?
N. C.
 : Depuis maintenant 2 ans.

Pourquoi vous êtes-vous intéressée au bénévolat et qu’est-ce qui vous a décidé à vous engager ?
N. C. : J’ai découvert Crésus quand j’étais en recherche d’emploi. J’avais travaillé pendant 20 ans dans la banque de détail avec les clients et les usagers de la banque au quotidien, et j’ai eu besoin de partir et donner du sens à mon activité professionnelle et à ma vie… me rendre utile ! Chemin faisant, j’ai croisé Crésus et j’ai découvert le microcrédit social qui permet la réinsertion sociale des personnes non éligibles au crédit classique et permet le financement par exemple d une voiture, d'une formation professionnelle, des frais de santé, de meubles de base d'un logement, de frais d'obsèques.

Quelles sont vos missions au sein de cette association ?
N. C. : Je suis d’abord allée au siège. Ma mission était de découvrir le microcrédit personnel social. Puis, de fil en aiguille, j’ai découvert le jeu Dilemme et les différentes actions que Crésus menait ; j’ai alors participé à des sessions d’animation de jeux et j’y ai pris goût ! On rencontre des personnes différentes, on se rend compte du caractère fondamental des notions de crédit, de banque, d’assurance, on arrive à faire passer des messages et à informer de manière ludique.

Mon engagement a été très régulier au départ car j’étais en phase de transition professionnelle donc j’étais beaucoup plus disponible et je pouvais me permettre de travailler chez Crésus 2 à 3 jours par semaine. J’ai ensuite débuté ma nouvelle activité professionnelle ; je viens donc plus ponctuellement, 2 ou 3 fois par mois, pour des sessions d’animation de jeux.

Et la suite ?
N. C. : Bien évidemment j’ai envie de continuer. J’ai dû lever le pied car j’ai maintenant une activité professionnelle à plein temps, et j’étais aussi engagée dans d’autres structures qui accompagnaient des personnes en surendettement, ce qui implique pas mal de sollicitations ! Mais je suis toujours disponible si besoin.

Un message pour ceux qui hésitent à se lancer ?
N. C. : On a tout à gagner ! Quand on est bénévole, on est véritablement soi-même, authentique et  utile. Accorder du temps à une autre personne c’est extraordinaire ! On peut toujours se poser la question « est-ce-que j’ai le temps ? » mais je pense qu’on peut toujours se dégager quelques heures par mois. A titre personnel, je trouve très valorisant d'apporter aux personnes que l'on rencontre mais c'est aussi bénéfique car l'on reçoit aussi de ces mêmes personnes. C'est un véritable échange.