Bientôt la retraite ? Des conseils pour bien se préparer et savoir quelle mutuelle choisir

02 JANVIER 2019

Plus que quelques trimestres avant la retraite : il est temps de réfléchir aux changements et conséquences qui riment avec ce nouveau statut. Le passage de la vie active à la retraite représente en effet un cap important dont il ne faut négliger aucun aspect, des plus sympathiques (occuper son temps disponible, activités à choisir etc.) aux plus « techniques », comme se mettre à l’abri en matière de santé. Et même si on a plutôt envie de commencer par les choses légères, c’est bien le deuxième dossier qui est à traiter en priorité.

Durant les premières semaines il y a fort à parier que vous continuerez à vous lever chaque matin pour aller travailler. Mais il faudra se rendre à l’évidence : vous n’êtes plus attendu au travail et il va vite falloir se trouver de nouvelles (bonnes) raisons de se lever chaque matin. Ne vous inquiétez pas, de la famille aux vieux copains à (re)voir en passant par votre nouvelle vie associative ou la découverte d’une activité sportive qui vous attirait depuis des années, vous aurez vite un agenda (presque) plus chargé qu’avant. L’important, c’est donc d’anticiper ce moment où la page s’apprête à être tournée. Mais l’important, c’est aussi penser à sa complémentaire santé. Et voici comment :

1/ Ne pas forcément aller au plus simple :

À votre départ en retraite, vous pouvez conserver votre mutuelle d’entreprise aux mêmes conditions. La loi Evin oblige en effet cette dernière à vous garantir un maintien du tarif la première année, une majoration de 25% maximum la deuxième, puis de 50% maximum la troisième (sachant que votre employeur en payait une partie, la hausse réelle sera probablement plus importante). Un délai de six mois vous est accordé pour accepter ou non cette proposition. C’est l’occasion de vous interroger sur vos nouveaux besoins et de regarder de plus près les offres dites « sénior » souvent plus adaptées à vos besoins (prise en charge de certains vaccins pour des voyages ou des prothèses auditives etc.).

2/ Avoir une vision d’ensemble…

La seule lecture du prix de la cotisation n’est pas une information suffisante pour effectuer son choix, et pourrait être préjudiciable. Mieux vaut en effet analyser le rapport cotisation/prestations versées en fonction de ses besoins (dentaire, audio, optique, consultation de spécialiste etc.)

3/ … et sur le long terme :

Remettre à plus tard le recours à une mutuelle ? Pas vraiment le bon calcul... En effet, les cotisations augmentent souvent avec l’âge du souscripteur. Par ailleurs, un cotisant de longue date peut voir ses niveaux de garanties évoluer plus rapidement… et sa fidélité récompensée.

4/ S’attarder sur certains détails

À l’heure ou même après une lourde hospitalisation certaines structures n’hésitent pas à renvoyer un patient chez lui ou en maison de repos rapidement, la question de la prise en charge est elle aussi cruciale. Avant de vous lancer avec une mutuelle, il est donc bien vu de vérifier que celle-ci prend en charge ces types de frais.

5/ Faire son auto-bilan plus régulièrement

L’âge aidant, vos besoins vont évoluer. Il faut penser à regarder si, au fil des années, votre formule initiale est toujours adaptée à votre situation, s’il faudrait ajouter une option ou changer de niveau de garantie. N’hésitez pas à refaire le point avec un conseiller.