loading

En route pour le nouveau permis de conduire !

29 SEPTEMBRE 2016

Chaque année, 1,5 million de candidats se présentent à l’examen du permis de conduire. Un examen souvent critiqué pour son coût élevé, les délais d’attente interminables et sa difficulté d’obtention. Il était donc temps pour le permis de faire peau neuve ! Ainsi, le Gouvernement a lancé depuis 2014 un vaste projet de réformes. Découvrons ensemble ce que cela va changer. 

Une réforme oui, mais pour quoi faire ?

  • Réduire les délais

Vous ne le saviez sûrement pas, mais si malheureusement vous échouez à l’examen pratique du permis, il vous faudra compter environ 98 jours pour pouvoir le passer à nouveau. Et si vous êtes un habitant francilien, prévoyez plutôt 5 mois.

Le but du nouveau permis de conduire ?

Réduire cette attente à 45 jours. Bonne nouvelle : sachez que le délai moyen a déjà été réduit puisqu’il est de 70 jours en 2016. (1)

  • Réduire les dépenses

Temps d’attente réduit dit aussi économies !

Car en attendant la nouvelle date, il ne faut pas perdre la main et continuer à suivre des cours de conduite. Et ces heures ont un coût ! En réduisant le délai d’attente, chaque candidat pourrait économiser environ 200 € par mois gagné. (1)

Le point sur le nouveau code de la route

  • L’arrivée d’acteurs privés

Le nouveau code de la route est entré en vigueur le 2 mai 2016, annonçant l’ouverture de plus de 2 000 centres d’examen et donc l’arrivée d’entreprises privées mais agréées par le Ministère de l’Intérieur. Celles-ci sont maintenant en charge de l’organisation et la surveillance de l’examen du code de la route.

Habituellement effectuées par les inspecteurs, ces missions sont déléguées à des entreprises comme La Poste, pour libérer du temps aux inspecteurs et leur permettre de se concentrer sur l’examen pratique. Les candidats disposent ainsi de plus de flexibilité pour le choix du centre d’examen et le créneau horaire. Le but de cette nouvelle collaboration est aussi de faciliter l’inscription à l’examen du code de la route, qui pourra se faire en quelques clics sur Internet.

  •  De nouvelles questions

L’organisation change, mais l’examen aussi ! La banque de questions comprend maintenant 1 000 questions mises à jour et réparties en 10 thèmes. De nouveaux thèmes tels que les gestes de premiers secours, les aides au freinage ou l’appel d’urgence sont désormais au programme. (2)

Pendant l’examen, 40 questions seront posées, avec une petite nouveauté à la clé : 4 questions sont présentées sous forme de vidéos, avec des mises en situation plus réelles. Il ne sera pas non plus étonnant de tomber sur des salles d’examen équipées d’un ordinateur par candidat. 

Bon à savoir

5 : c’est toujours le nombre maximal de fautes pour obtenir son code

Et pour l’examen pratique ?

Pour la deuxième et ultime étape avant l’obtention du permis, peu de changements. Comme pour l’examen du code de la route, des agents de La Poste viennent prêter main forte en tant qu’inspecteurs pour cette épreuve pratique. Depuis janvier 2015, sachez aussi que les résultats sont communiqués en ligne, 48 heures après le passage de l’examen, donnant la possibilité d’imprimer le Certificat d’examen du permis de conduire (CEPC) qui fait office de permis de conduire pendant 4 mois, en attendant de recevoir le permis de conduire définitif.

Le financement du permis

Avez-vous déjà entendu parler du permis à 1 euro par jour ?

Ce dispositif a été créé en 2005 par le Gouvernement et permet aux jeunes de 15 à 25 ans de bénéficier d’un prêt à taux zéro pendant 40 mois, qu’ils remboursent à hauteur de 30 euros par mois. Cette initiative a été étendue le 1er juillet 2016, et permet maintenant aux candidats ayant connu un premier échec de bénéficier d’un prêt complémentaire de 300 euros. 

Avant le permis, la conduite accompagnée ?

Depuis 2014 déjà, il est possible de débuter la conduite accompagnée à 15 ans, et non plus à 16 ans. A la clé, la possibilité de passer son permis à 17 ans et demi. Des actions d’information et de promotion de l’apprentissage anticipé sont régulièrement menées pour porter la part des jeunes bénéficiant de ce dispositif de 30 à 50% d’ici la fin de l’année 2017. (1)