Cancer : quelles conséquences sur le quotidien et le budget ?

20 JUIN 2016

Chaque année en France, on estime à plus de 350 0001 le nombre de nouveaux cas de cancers. Et même si les taux de guérison progressent, cette maladie entraîne des bouleversements physiques, psychologiques et financiers lourds. Depuis l’annonce du diagnostic jusqu’à la rémission en passant par les multiples soins, les malades ont souvent le sentiment de vivre un véritable « parcours du combattant ».

Un diagnostic de cancer, c’est d’abord de multiples questions qui affluent : quels sont les professionnels de santé à rencontrer, dans quels établissements ? Quels sont les effets secondaires ? Comment financer les frais liés à la maladie ? Heureusement, des solutions existent pour accompagner et aider les personnes atteintes d’un cancer, y compris financièrement. 

Un bouleversement personnel

Pour répondre à toutes les interrogations des malades, les sources d’information ne manquent pas, du médecin de famille aux sites d’informations en ligne, en passant par les associations qui mettent à disposition des lignes d’écoute téléphonique, des groupes de parole, des aides aux démarches et des accompagnements spécifiques.
Perte des cheveux, fatigue, interactions sociales réduites… D’un point de vue psychologique, vivre une maladie grave comme le cancer porte atteinte à l’image de soi. Plus largement, c’est le projet de vie du malade qui peut être modifié : les priorités changent, les habitudes évoluent.  Cette nouvelle donne personnelle peut être également l’opportunité de nouvelles formes de sociabilité : de nombreux malades s’engagent en effet dans un mouvement associatif par exemple.

Quel impact sur le budget ?

Sur le plan financier, le cancer a également des conséquences importantes - dont la durée est difficile à évaluer car l’évolutivité de la maladie et les perspectives de guérison ne sont pas connues à l’avance. En France, la prise en charge dans le cadre d’une Affection Longue Durée (ALD) s’articule autour d’un protocole de soins qui indique le diagnostic, les traitements nécessaires ainsi que la durée et les taux de prise en charge : ceux remboursés à 100% et ceux remboursés aux taux habituels de la sécurité sociale.

Mais de nombreux frais liés à la maladie ne sont pas remboursés, comme le forfait hospitalier, les dépassements d’honoraires ou encore le supplément pour chambre individuelle. C'est ce que l'on appelle le « reste à charge ». 

Bien évaluer les frais cachés

D’autres frais s’y ajoutent, auxquels on ne pense pas spontanément. Les prothèses mammaires, les crèmes de « confort » contre les brûlures des radiothérapies, les perruques, ne sont que partiellement prises en charge : le forfait de l’Assurance Maladie est de 1252 euros pour les perruques alors que leur premier prix se situe autour de 700 euros1 pour les cheveux naturels. Sans oublier les coûts indirects qui doivent être engagés pour soulager le malade et sa famille : aide-ménagère, garde d’enfants, garde d’animaux domestiques, jours de congés, hébergement de proches venus soutenir le malade, etc.

Autre exemple : la prise en charge des transports à 100% (Sécurité sociale) est réservée aux assurés dont l'incapacité ou la déficience, établie médicalement, les empêche de se déplacer par leurs propres moyens.

Des solutions existent !

Des aides financières peuvent être accordées, pensez à vous renseigner auprès  des comités départementaux de la Ligue Nationale contre le Cancer., Toutefois ces aides restent modestes. Et la couverture proposée par les mutuelles et les organismes de prévoyance est extrêmement variable : tout dépend du contrat souscrit… il faut donc souvent puiser dans ses revenus et/ou son épargne pour couvrir les dépenses nécessaires.

Par anticipation, il existe d’autres solutions comme les assurances spécifiques qui soutiennent les personnes victimes d’une maladie grave comme le cancer, ainsi que leur entourage. Avec des services pour faciliter le quotidien, des prestations d’accompagnement sur le parcours médical, des solutions pour combler la perte de revenus, ou le versement d’un capital pour faire face aux dépenses.