Cambriolages en été : quelques astuces pour réduire les risques

08 AOÛT 2017

D’après un sondage YouGov, réalisé pour Verisure par Securitas Direct, vous êtes 34% à vous dire inquiets pour votre logement lorsque vous partez en vacances. Pour profiter de vos vacances en toute sérénité, voici quelques astuces et réflexes à adopter pour limiter les risques, ainsi qu’un point sur les démarches à réaliser au cas où.

Pour vous prémunir d’éventuels passages indésirables, il existe quatre astuces principales à connaître et mettre en place.

Prévenir de votre départ

Passez voir vos voisins ou le gardien de votre résidence pour les prévenir de votre départ et des dates précises de vos vacances. Ces derniers pourront ainsi garder un œil sur votre logement pendant votre absence. Vous pouvez également vous signaler au commissariat et placer votre logement sous surveillance grâce au dispositif « opération tranquillité vacances ». Rien de plus simple pour pouvoir en bénéficier, il vous suffit de télécharger un  formulaire de demande individuelle d’inscription à déposer à la gendarmerie la plus proche. Des patrouilles passeront ainsi régulièrement nuit et jour, et pendant le week-end : un bon moyen de dissuader les éventuels visiteurs.

Ne pas éveiller de soupçons sur votre absence

L’amoncellement du courrier dans votre boîte aux lettres donne un signe clair de votre départ en vacances. Demandez aux services postaux de conserver votre courrier ou de vous le renvoyer sur votre lieu de vacances. Si vous êtes en bon termes avec votre voisin, ce dernier pourra éventuellement prendre vos lettres et simuler votre présence en ouvrant les volets et en allumant une lumière dans votre logement. Certaines solutions vous permettent également de programmer un allumage automatique, en différé, de certains appareils électriques. 

Rester discret en ligne également

Pour ne pas attirer l’attention d’éventuels cambrioleurs, évitez d’indiquer vos dates de vacances ou de poster vos photos de vacances sur les réseaux sociaux ! 

Répertorier et marquer vos biens

Vous pouvez marquer les objets de valeurs comme la télévision ou votre ordinateur avec des produits chimiques indélébiles : c’est un bon moyen de dissuader les cambrioleurs. Ill est en effet plus difficile de revendre ce genre de produits. Pour les biens que vous ne pourrez marquer, il est conseillé de prendre des photographies de sorte à garder une trace après un éventuel vol. 

Cacher ce que vous avez de plus précieux

Avant de partir, veillez à mieux cacher vos objets précieux, comme des bijoux par exemple, en choisissant des endroits qui demandent une recherche minutieuse.

Mon logement a été cambriolé… que faire ?

Malgré toutes les précautions prises, vous avez été victime d’un cambriolage ? Voici les étapes à ne pas manquer pour faire face à la situation.

Déposer une plainte au commissariat ou à la gendarmerie

Votre dépôt de plainte doit être fait dans les 24 à 48h après la découverte du cambriolage. Pour cela, rendez-vous dans le commissariat ou la gendarmerie la plus proche. 

Informer votre assureur

Vous devez prévenir votre assurance par courrier recommandé avec accusé de réception, auquel vous joignez le récépissé de dépôt de plainte. Le tout est de le faire dans un délai de deux jours ouvrés. Pensez à donner le numéro de votre contrat, vos coordonnées, les coordonnées de potentiels témoins ainsi que la date de découverte du vol.

Attention : soyez vigilants et ne prenez pas de retard pour prévenir votre assureur. Le risque est qu’il puisse démontrer que ce délai lui porte préjudice. Il pourrait notamment minorer votre indemnisation. 

Faire opposition

Vous constatez que l’un de vos moyens de paiement (carte bancaire, chéquier) a été volé ? Contactez le plus rapidement possible le centre d’opposition. 

Demander l’accord de l’assureur pour effectuer les réparations

Votre serrure a été fracturée ou une de vos fenêtres est à refaire ? Vous souhaitez bien entendu réparer cela rapidement. Cependant, il vous faut, avant d’entreprendre des travaux, demander l’accord de votre assureur. L’essentiel est de ne pas effacer de preuves d’effraction pouvant servir à la police ou à votre assureur.

Bon à savoir : de nombreuses compagnies mettent en place des services d’intervention. Elles sont en contact direct avec des artisans pour les réparations d’urgence.

Réaliser une estimation des pertes

Recenser les objets est une étape importante après un cambriolage. Le document à remettre à l’assureur au plus vite doit répertorier les biens qui ont disparu ainsi que ceux qui ont été endommagés. Veillez à apporter tous les éléments prouvant la possession de l’objet et sa valeur.

Voici quelques exemples d’éléments à intégrer dans votre recensement : année d’achat, acte notarié, facture, attestation d’achat, certificat de garantie, photographie…

Bon à savoir : ne jetez pas un objet endommagé ! Il est possible que vous soyez remboursé ou que vous receviez une indemnisation en fonction des conditions de votre contrat et des éventuelles franchises. 

Et après avoir réalisé toutes les démarches ?

 

La visite de l’expert

Vous recevrez la visite d’un expert pour constater le sinistre et évaluer les dommages subis durant le cambriolage. Il est possible que l’estimation établie par l’expert ne soit pas à la hauteur de ce que vous pensiez. Sachez que vous pouvez faire appel à un deuxième expert appelé « expert d’assuré » : il entrera en contact avec la personne désignée par votre assureur et produira une contre-expertise. Si les deux experts ne parviennent pas à s’accorder, un troisième expert tranchera. 

Les réparations à entreprendre après un cambriolage

Vous êtes locataire ? Dans ce cas, le propriétaire peut être considéré comme responsable. Il n’a pas pris les mesures nécessaires pour assurer la sécurité du logement (installation d’un digicode à l’entrée, par exemple). Charge à lui d’entreprendre les réparations nécessaires.

Qu’en est-il du remboursement et de l’indemnisation ?

Sans surprise, le montant que vous recevrez dépend du contrat auquel vous avez souscrit.

Le remboursement peut se faire en appliquant un pourcentage de vétusté ou de façon systématique à moitié de la valeur de votre bien. 

A garder à l’esprit

Dans certaines conditions, votre assureur ne prendra rien en charge : pensez à bien lire votre contrat pour prendre connaissance des tous les éléments. Vous êtes par exemple absent sur une durée trop longue (de 30 à 90 jours dans l’année) ou vous n’avez pas respecté les mesures de prévention indiquées dans votre contrat ? Votre assureur peut ne pas vous verser d’indemnités ou du moins de les réduire.