Accident vasculaire cérébral :
êtes-vous bien protégé ?

20 JUIN 2016

Chaque année, en France, environ 150 000personnes sont victimes d'un AVC (Accident Vasculaire Cérébral). Première cause de handicap physique chez l’adulte, l’attaque cérébrale touche plus fréquemment les personnes âgées. Elle peut affecter les fonctions motrices mais aussi le langage, la pensée ou la mémoire, avec des conséquences parfois lourdes sur la vie quotidienne.


Les séquelles d’un AVC peuvent aller d'une paralysie temporaire avec récupération rapide à un handicap lourd. Diminution des capacités motrices, perte de sensation et de sensibilité, troubles de l’élocution et/ou de l’équilibre : autant de difficultés qui nécessitent d’adapter l’environnement quotidien du patient, son logement mais aussi son véhicule. Pour faire face à ce coup dur de la vie, des solutions existent dans le but d’accompagner les victimes tant sur le plan matériel que psychologique.

Adapter son environnement à une diminution d’autonomie

Le retour à domicile impose parfois quelques aménagements dans le quotidien des malades. Sécuriser le logement et la voiture, de façon temporaire ou définitive, est nécessaire pour favoriser l’autonomie. Car après un AVC, la maison peut s’avérer dangereuse et moins fonctionnelle. Cela suppose notamment l’installation de différents matériels parfois coûteux : barres d’appui ou mains courantes dans les escaliers, siège monte-escaliers, bandes lumineuses pour les déplacements de nuit, siège dans la douche ou la baignoire, etc.

Des coûts médicaux non négligeables

L'AVC, lorsqu'il est considéré comme invalidant, fait partie des affections de longue durée (ALD). À ce titre, il est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale. Mais certains frais, durant l'hospitalisation, ne sont pas remboursés comme le coût lié à une chambre individuelle ou les dépassements d'honoraires par exemple.

Selon les séquelles, différents spécialistes (orthophoniste, cardiologue, kinésithérapeute, ophtalmologue ou ergothérapeute) doivent être sollicités dans le cadre de la rééducation. Il est utile, par exemple de recourir à  un ergothérapeute pour apprécier l’ergonomie du logement et bénéficier de conseils d’aménagements pertinents. Ces frais ne sont pas toujours remboursés par l’Assurance Maladie. L’intervention d’une aide-ménagère à domicile, ou le portage de repas, peuvent s’avérer nécessaires dans certains cas tout comme l’acquisition d’un fauteuil roulant, qui n’est que partiellement remboursée.

Des conséquences sur les finances du foyer

L’AVC est souvent synonyme de baisse de revenus pour les patients actifs. En attendant une reprise du travail, qui n’est pas toujours possible, les indemnités journalières, puis, au-delà de trois ans, la pension d'invalidité, ne couvrent qu’une partie du salaire. Si vous êtes au chômage, si votre entreprise n’a pas de convention collective assurant le maintien partiel ou total de votre salaire, si vous êtes indépendant, ou exercez une profession libérale, la perte de revenus peut être encore plus conséquente.

Quelles solutions pour accompagner les victimes d’un AVC ?

Des aides financières peuvent être sollicitées (allocation adulte handicapé, allocation personnalisée pour l’autonomie, prestation de compensation du handicap, etc.), sous certaines conditions de ressources. En attendant de les percevoir, et pour ceux qui ne peuvent en bénéficier, il faut souvent puiser sur ses revenus et/ou son épargne pour couvrir les dépenses nécessaires.

Pour anticiper cette situation nouvelle, il existe aussi des assurances spécifiques qui accompagnent les personnes victimes d’une maladie grave comme l’AVC ainsi que leur entourage. Des conseillers sont à l’écoute des malades avec des services pour faciliter les démarches au quotidien, aider à gérer les dépenses et les frais qui restent à charge, faire face à une perte de revenus (indemnités journalières, compensation des heures supplémentaires, primes non perçues…).