La création d'entreprise en 4 étapes

29 NOVEMBRE 2018

Quitter son travail, se mettre à son propre compte et vivre de sa passion. Beaucoup en rêvent et certains franchissent le pas. Toutefois, avant de démarrer l’activité de sa société, il faut bien peser le pour et le contre et valider votre projet avant de régler les démarches juridiques obligatoires. Mode d'emploi.

Selon le dernier bilan de l’Agence France Entrepreneur (AFE), 591 267 créations d’entreprises ont été recensées dans l’Hexagone en 2017, un chiffre en hausse de 7% au regard de l’année précédente. C'est le plus haut niveau de création atteint depuis 2011 ! Preuve que l'envie d'entreprendre est présente et que vous êtes nombreux à vous lancer dans l'aventure. Pour réussir, soyez rigoureux et méthodique, tant dans l'élaboration de votre dossier que dans les démarches à effectuer.

Soyez clair et précis

Montez un business plan solide et renseignez-vous sur la concurrence ; faites aussi une étude de marché. Tout ce travail préparatoire va vous permettre d'évaluer le financement nécessaire pour vous lancer. Pensez à regarder du côté des aides de l'état : il existe plusieurs types de subventions, notamment pour les demandeurs d’emploi. Vous pouvez également faire une demande pour obtenir un prêt bancaire professionnel.
Reste ensuite à penser au statut juridique qui convient le mieux au projet que vous avez arrêté. 

Plusieurs options en fonction de votre situation

Soit vous faites le choix de l’entreprise individuelle. Elle permet d’exercer votre activité professionnelle en votre nom, EIRL (Enterprise individuelle à responsabilité limitée) ou autoentrepreneur. Ces statuts sont faciles d’accès et présentent de nombreux avantages fiscaux mais sachez que le statut d’autoentrepreneur est soumis à des seuils de chiffres d’affaires. Il n’est donc pas adapté à tout type d’activité !
Soit vous créez une société et vous optez pour la SASU : société par actions simplifiée unipersonnelle ou l’EURL : Enterprise unipersonnelle à responsabilité limitée. Dans ce schéma, les démarches de création sont plus lourdes et plus coûteuses.
Dernière possibilité : vous souhaitez entreprendre à plusieurs. Dans cette optique, mieux vaut alors porter son choix sur la SAS (Société par Actions simplifiée) ou la SARL (Société à responsabilité limitée).

Le créateur d'entreprise, un statut social à part

En fonction du statut juridique de votre entreprise et de votre situation, vous pouvez être entrepreneur salarié ou entrepreneur non salarié. Si vous êtes entrepreneur salarié, vous relevez de la protection sociale des salariés et vous acquérez, au fil du temps, des points de retraite Arrco et Agirc.
Si vous êtes entrepreneur non salarié, vous relevez de la protection sociale des non-salariés. A ce sujet, une réforme vient de passer : pour leur protection sociale, les indépendants relèvent depuis le 1er janvier 2018 de la Sécurité sociale pour les indépendants, gérée par le Régime général de Sécurité sociale (Assurance maladie, Assurance retraite, CGSS) en remplacement du RSI.
Sachez que de manière générale, les indépendants cotisent moins que les salariés, mais ils sont aussi moins bien protégés. En matière de couverture maladie, de retraite, de chômage… Pour compenser, ils doivent donc penser à souscrire à des garanties supplémentaires pour atténuer l’écart. Penser bien à ces différences de traitement avant de valider votre statut social de manière définitive.

Une immatriculation nécessaire

Une fois cette étape franchie, il vous faudra immatriculer votre société au Registre du Commerce et des Société (RCS). C’est à partir de ce moment que vous pourrez commencer à facturer vos clients. Votre immatriculation vous permettra d’obtenir plusieurs éléments indispensables : un numéro SIRET, un code APE et un numéro de TVA intracommunautaire. Une fois votre dossier envoyé au greffe et votre société immatriculée, vous pouvez obtenir un KBIS en ligne. C'est, en quelque sorte, la « carte d’identité » de la société.

De l’idée à sa réalisation, il y a du chemin. Faites-vous aider ! Rapprochez-vous des structures de type « généraliste » qui s’adressent à tout créateur d’entreprise. Puis, dans un second temps, interrogez des interlocuteurs spécialisés dans la partie qui vous intéresse. Tous ces bons conseils vous permettront de mener à bien votre projet et, pourquoi pas, d'être la prochaine success story du monde des affaires !