Achat immobilier : y'a plus de saison ?

03 AVRIL 2019

Fluctuant à souhait, le marché de la pierre serait de moins en moins (pré)visible, voire illisible. Il existe pourtant quelques points de repères qu’il est important d’avoir en tête quand on vise la propriété. Car le bon moment dépend aussi… de vous.

Plutôt plein hiver ou pendant les congés d’été, fin ou début d’année ? Dans un contexte où les prix ont tendance à flamber et les taux à être irréguliers, il n’est pas simple de déceler LE moment opportun pour se lancer dans la quête d’un bien immobilier, qu’il s’agisse de la maison de famille de ces rêves ou du petit appartement dédié à la location. Et si plutôt que d’observer frénétiquement le marché, vous commenciez par jeter un coup d’œil sur votre situation ? Après tout, c’est elle qui jouera le rôle de baromètre, qu’il s’agisse de votre emploi, de la possibilité de votre banquier de vous aider ou même de votre envie d’un nouveau projet. Exemple : une trentenaire vivant seule et exerçant ses fonctions dans une structure où les mutations géographiques sont légions devra peut-être y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans l’achat d’un deux pièces refait à neuf en plein centre-ville. Dans le cas contraire, bien moins de risque pour un couple de retraités qui souhaite s’installer dans une nouvelle région (ce dernier exemple ne devant pas pour autant rimer avec précipitation…).

Le printemps de la concurrence

Sauf affaire en or ou ville dans laquelle le demande est bien plus forte que l’offre comme à Paris, il est donc de bon augure de prendre du recul dans la plupart des cas. Ce temps d’observation permet en général de récolter des données importantes pour vérifier l’intérêt du potentiel achat. Prix du mètre carré, évolution de ce dernier dans le quartier ou la ville sur les dernières années : il ne faut pas hésiter à entrer dans le détail. Au pire, vous aurez perdu quelques heures et, au mieux, vous aurez tiré les ficelles d’une possible négociation. Ce temps, si vous l’avez, doit également vous être utile  pour observer le marché. Beaucoup de néo-propriétaires font en effet de belles affaires après avoir laissé un vendeur baisser son prix semaines après semaines, en faisant une proposition ferme que le propriétaire craint souvent de refuser en ne recevant plus d’autres offres. Si le marché de l’immobilier n’est pas vraiment saisonnier, notez tout de même que certaines périodes ont leurs particularités. Moins de concurrence en été (avec les vacances) ou à la rentrée, une offre qui tend à dépasser la demande en hiver (et donc une plus grande possibilité de négociation), des prix qui ont tendance à grimper avec le retour du printemps (…) : à vous de flairer le bon moment. Votre bon moment…