Immobilier : acheter neuf ou ancien ?

30 MAI 2019

Faut-il succomber aux charmes d'un immeuble venant tout juste d'être créé plutôt que d'acheter dans de l'ancien de qualité ? C'est la sempiternelle question. Prix, fiscalité, potentiel de plus-value... Voici les différents points à étudier avant de faire votre choix… Sans trop tarder, car c'est le moment d'acheter : les taux d'intérêts sont au plus bas.

Certes, l'ancien est réputé moins cher à l'achat que le neuf (de l'ordre de 20 % minimum). Mais le neuf offre l'assurance d'avoir ce qui se fait de mieux en termes environnemental. Autrement dit, le logement neuf est équipé d’installations récentes et fait l’objet d’une isolation optimale, ce qui vous permet de voir vos factures d’énergie considérablement réduites. Autant dire, des économies certaines par rapport à un investissement dans l'existant. Sans oublier la plus-value éventuelle à la revente : potentiellement, le gain se révèle plus important dans le neuf car il y a moins de risques de dégradations du bien pendant plusieurs années suivant l'achat. Ce qui explique que 15 %* des Français ne se posent pas la question et déclarent vouloir acheter un logement neuf.

Le neuf cumule les avantages

Les logements neufs sont exonérés pendant deux ans de la taxe foncière. Il est important aussi d’ajouter que les charges de copropriétés et d’entretien des immeubles neufs sont beaucoup moins chères que celles des immeubles anciens. Également, dans le cadre d’un achat sur plan, la VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) vous couvre contre les éventuelles malfaçons ou les défauts de construction. Ces garanties constructeurs peuvent vous protéger jusqu’à 10 ans après la remise des clés. Un dernier point non négligeable en faveur du neuf : si les frais de notaire représentent de 6,5 à 8% environ du prix de vente dans l'ancien, ils tombent autour de 2 à 3% dans le neuf.

Les atouts du Ptz

Investir dans le neuf, c'est aussi l'opportunité, pour les primo-accédants, de bénéficier d'un prêt à taux zéro (PTZ). Et ce, quelle que soit la zone où se situe le bien qu'ils acquièrent en qualité de résidence principale. N'hésitez pas à surfer sur le net et à utiliser un comparateur pour déterminer le PTZ auquel vous pouvez prétendre. Cela facilitera votre prise de décision.
Certes, ce financement avantageux est également accessible dans l'ancien, mais son octroi y est soumis à plusieurs conditions. A commencer par son emplacement (uniquement en zone B2 et C), mais aussi son état (le bien en question doit nécessiter des travaux d'économies d'énergie ou de modernisation, d'assainissement ou d'aménagement représentant 25 % du coût total de l'opération). Il existe aussi une différence majeure sur le montant empruntable. Alors qu'un PTZ dans le neuf peut s'élever jusqu'à 138.000 euros, il est plafonné à 101.200 euros dans l'ancien.

L'ancien reste une valeur sure

Pour autant, l’immobilier ancien est un excellent placement. D’une part, les actifs anciens bénéficient souvent des meilleurs emplacements dans les centres-villes et peuvent être visités préalablement à l’achat. C'est le moyen de s'assurer de l'état du bien, ce qui n’est pas possible par exemple dans le cas d'un logement neuf acheté en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement). D’autre part, le charme et le cachet d’un immeuble ancien garantissent l’attractivité à long terme de ce type d’actif. Et la tendance du moment penche en faveur de biens atypiques, restés dans leur jus, avec un cachet indéniable.

* Enquête sur le rapport des Français à l'immobilier neuf menée par l'institut de sondage YouGov et PAP Evénements.