Voyages et vacances en famille : et si on reprenait le temps ?

15 OCTOBRE 2019

À l’heure où certains voyageurs semblent participer à une course effrénée que seul(e)s ceux qui auront vu et fait le maximum de choses pourraient remporter, c’est bien une tendance inverse qui prend du galon : le slow travel. C’est parti pour un éloge de la lenteur !

Il n’y a qu’à se rendre sur les réseaux sociaux pour constater les « dégâts » : en 2019, ne pas poster (ou revenir avec) des dizaines de photos de ses vacances et autres voyages serait à la limite de la preuve qu’on a raté sa vie. On « comprend » donc mieux pourquoi il est de plus en plus fréquent - y compris dans des lieux très paisibles où les visiteurs sont parfois en quête de sens et de spiritualité – de croiser des nuées de touristes dont les smartphones sont pointés vers ce qu’il y a à voir durant toutes leurs visites. Drôle de façon de (ne pas) voir le monde…

Heureusement, et même s’il est un outil qui donne à voir de jolie choses, Instagram n’est pas la vraie vie. Et avoir une check-list de site à « cocher » avant de partir est finalement plus souvent synonyme de stress que de vacances réussies ou de plaisir décuplé. Dans cette optique, de plus en plus de personnes surfent sur la vague du slow travel. Le concept ? S’offrir le luxe de reprendre le temps, et donc de s’imprégner des lieux où l’on passe et des gens qui y vivent. Une ode à la flânerie qui ouvre les portes à des rencontres plus approfondies avec les locaux (qu’ils soient à une heure de train ou une demi-journée d’avion de chez soi).

Bon pour la planète

Au-delà de la connexion humaine, les pratiquants du slow travel sont généralement sensibles à l’environnement, et leur démarche se veut également écoresponsable. Plutôt que de sauter dans un avion pour un week-end de trois jours, ils préféreront par exemple prendre le rail pour une échappée au long court, où le temps passé à bord fait plus que jamais partie du jeu, et dont on profite aussi pour s’évader. Auteure de Slow Train (éd. Arthaud, 2019), Juliette Labaronne fait partie des convaincus pour qui le dépaysement ne dépend pas du nombre de kilomètres parcouru. Un argument sans aucun doute avancé par les mordus de vélo, pour qui les 15 000 km d’itinéraires aménagés en France valent bien mieux que des allers-retours express de ville en ville. Et que ceux qui ont un compte Instagram se rassurent : en choisissant le slow travel, on a tout son temps pour faire de belles photos…

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