Séparation : ces démarches et détails à ne (surtout pas) oublier

21 NOVEMBRE 2018

Qu’il s’agisse d’un concubinage, d’un PACS ou d’un mariage, la fin d’une relation nécessite de prendre un certain nombre de dispositions. Revue des principales formalités administratives et éléments à avoir en tête pour éviter la double peine… et adoucir une période jamais simple à aborder. 

Budget : prévoir l’avenir

Logement, transports, santé, assurance auto (…) : vivre seul(e) coûte généralement plus cher qu’à deux. Une séparation peut également impliquer le versement d’une pension alimentaire à destination des enfants mineurs et / ou encore à la charge des parents. Des dépenses qui, si elles ne sont pas considérées à l’avance, peuvent mettre dans la difficulté voire empêcher de se relancer dans de bonnes conditions (budget à prévoir pour la location d’un nouveau logement etc.). Il convient donc d’évaluer au plus tôt son nouveau budget. Un calcul qui permettra d’anticiper au mieux votre nouvelle situation.  

L’avocat, source d’apaisement

Quelle que soit sa forme (par consentement mutuel, acceptation du principe de la rupture du mariage, pour faute ou altération définitive du lien conjugal), la procédure de divorce contraint chaque partie à faire appel à un avocat. Une démarche qui peut faire trembler (surtout que la séparation se passe en bonne intelligence), mais qui sera vite source de soulagement face à la montagne de paperasses qu’impose la gestion d’un divorce. Vous ne savez pas vraiment à qui vous adresser ? N’hésitez pas à solliciter des proches qui auraient vécu votre situation. Votre notaire pourrait lui aussi vous orienter. 

Banque : une prise de contact qui change tout

C’est rarement le premier réflexe que l’on a dans une telle situation. Pourtant, un rendez-vous avec son conseiller bancaire (ou L’Appui de la Banque Postale) peut vous aider. Changement de nom, nouvelle adresse, dénonciation de compte joint, restitution des chéquiers et cartes bancaires, annulation de procuration du conjoint sur vos propres comptes, modification des bénéficiaires d’assurance santé ou décès etc. : certaines dispositions sont à prendre au plus vite. Les crédits communs doivent quant à eux continuer à être remboursés, sauf désengagement (via un report du prêt ou remboursement anticipé). 

Logement : des scénarios variables

Si les futurs ex-époux sont propriétaires et qu’il y a consentement mutuel, le partage des biens communs est de mise. Pour tout autre format de divorce, c’est le juge qui détermine qui occupera le logement pendant la procédure. Une fois celle-ci entérinée, le montant d’une éventuelle vente sera réparti, alors que si le logement est conservé par un des deux interlocuteurs, ce dernier devra racheter les parts de l’autre. En cas de location, c’est souvent l’époux obtenant la garde des enfants qui conserve la jouissance du logement. À noter que même dans ce cas, le « partant » reste solidairement tenu de payer le loyer et les charges jusqu’à l’officialisation du divorce.