Les bons réflexes avant d’acheter une maison individuelle

Lors de l’achat de votre future maison, vous devez être vigilant et savoir poser les bonnes questions au vendeur. Une fois la vente terminée, il est difficile de faire marche arrière. Les diagnostics fournis par le vendeur vous donneront de nombreuses informations sur l'état des installations électriques, de gaz, le degré d'isolation de la maison… Cela ne vous dispense pas pour autant d'examiner avec soin l'état de la maison avant d'acheter.

Vigilance sur les diagnostics

En fonction de la date de la construction de la maison et de sa localisation, le nombre de diagnostics est variable. Vous devez être prudent et les lire soigneusement. Ils peuvent vous renseigner sur les travaux nécessaires à faire réaliser dans un court délai. Ils vous donnent également des arguments pour négocier le prix. La présence d'amiante, par exemple, peut renchérir le prix des travaux envisagés.

A noter : Lors de l’achat d’un logement dans une copropriété, vous devez être informé précisément de sa surface selon des règles édictées par la loi Carrez. Cette obligation n'existe pas pour les maisons individuelles. Le nombre de mètres carrés annoncé peut donc être approximatif.

Vérifiez l’état de la maison

Avant de vous engager, examinez la maison qui vous plaît de fond en comble, pour ne pas risquer d’être confronté à des dépenses imprévues après l’achat. N’oubliez pas d’aller à la cave afin de vérifier la présence d’éventuelles infiltrations. Au grenier, contrôlez la charpente et l’isolation. Attention aux tâches d’humidité, elles peuvent être le signe d'un problème d’étanchéité. Si la construction est ancienne, soyez attentif aux fissures. Contrôlez l’état des murs extérieurs, de la toiture, du jardin. N’hésitez pas à faire fonctionner tous les équipements (robinets, chasses d’eau…). Faites-vous accompagner par un professionnel (un architecte, par exemple). Son expertise vous permettra de vérifier la qualité du bien, de relever des défauts et de connaître l’importance des travaux à prévoir, ainsi que leur montant.

Un recours difficile en cas de vice caché

En principe, l’acte de vente précise que vous achetez le bien « en l’état ». Vous êtes donc censé avoir connaissance de ses défauts apparents. Une fois la vente signée, vous avez donc peu de possibilités d’obtenir un dédommagement, sauf mauvaise foi flagrante du vendeur, très difficile à prouver en pratique, ou encore non fourniture des diagnostics obligatoires.

Des contraintes d’urbanisme à connaître

Même en tant que propriétaire, vous ne disposez pas de votre bien en toute liberté. Des contraintes (ou servitudes) peuvent vous être imposées dans l’intérêt général. De plus, la configuration des lieux impose parfois des obligations entre voisins comme une servitude de passage, un passage des canalisations…

Attachées à la propriété, ces contraintes ne disparaissent pas en cas de vente. Si elles existent déjà sur le bien vendu, elles se transmettent et c’est à vous de les supporter. Il est donc essentiel de bien vous renseigner avant l’achat.