Bien choisir son terrain à bâtir

Choisir le bon terrain pour faire construire sa maison évite des surcoûts lors de la construction. Il faut prendre en considération un bon nombre d’éléments avant de le choisir. C’est une étape à ne pas prendre à la légère.

Le choix du lieu

En faisant construire votre maison dans un lotissement, il est facile de connaître avec certitude les limites du terrain grâce au bornage. De plus, vous avez l’assurance d’acheter un terrain viabilisé. Toutefois, vous devez respecter des règles propres au lotissement (par exemple le permis d’aménager, le règlement du lotissement).

Hors lotissement, vous avez une plus grande liberté quant au style architectural de la maison, aux modes de clôture du terrain… Néanmoins, votre projet doit se conformer aux règles d’urbanisme en vigueur dans la commune. Avant de choisir votre terrain, redoublez d’attention et posez-vous les bonnes questions : le terrain est-il constructible, viabilisé ? Quelles sont ses limites exactes ?

N’oubliez pas de vérifier si le terrain est en zone inondable ou dans une zone présentant un risque naturel ou technologique. Vous obtiendrez ces informations à la préfecture, à la sous-préfecture, ou encore à la mairie.

La faisabilité du projet

Le Plan local d’urbanisme (Plu) est un document réglementaire qui répartit la destination des sols de la commune en différentes zones comme les zones d’habitation, industrielles ou encore les zones agricoles. Ce document précise les règles de construction applicables localement comme la distance à respecter entre la construction et la rue, ou celle de la propriété voisine. Vous pouvez le consulter à la mairie.

Vous avez également la possibilité de déposer auprès de celle-ci un certificat d’urbanisme (procédure gratuite). Il en existe 2 types. Le « certificat d’urbanisme de simple information » indique :

  • les règles d'urbanisme applicables sur le terrain,
  • les limitations administratives au droit de propriété comme, par exemple, la zone de protection d’un monument historique,
  • les taxes exigibles ainsi que l’état des équipements publics existants ou prévus.

Le certificat « opérationnel » vous permet d'interroger l'administration sur la faisabilité de votre projet.

Eviter ou anticiper les surcoûts

Vous ne voulez pas avoir de mauvaises surprises au moment de la construction et notamment faire face à des surcoûts ? Ne négligez pas les différentes caractéristiques du terrain. Ainsi, un terrain en pente peut nécessiter des travaux de remblais ou de nivellement, un terrain humide exiger un drainage. Une accessibilité difficile, rendant malaisé le travail des engins, peut également renchérir les coûts de construction… La qualité du sous-sol est essentielle. Sachez qu’une étude de sol peut s’avérer parfois nécessaire. N’hésitez pas à vous renseigner à la mairie.

A noter : Il n’est pas toujours facile de procéder à toutes les vérifications nécessaires avant de concrétiser l’achat du terrain. Dans ce cas, vous pouvez prévoir une clause suspensive dans la promesse de vente. Mentionnez l’effectivité de la vente après le résultat d’une étude de sol ou l’obtention d’un certificat d’urbanisme confirmant la constructibilité du terrain.